"Evidemment c'est une autre compétition qui commence. Ce sont des matchs couperets. Il y a moins à gérer. On veut être en quarts, c'est l'objectif." C'est ainsi que Didier Deschamps a entamé sa conférence de presse, à la veille de défier la Pologne, en huitièmes de finale de cette Coupe du monde.
Deschamps se méfie d'une Pologne très défensive
Le sélectionneur tricolore se méfie de cette formation solide : "Cette équipe a été amenée sur les trois premiers matchs à défendre, beaucoup défendre, et elle défend très bien. Elle adore ça. Mais il ne faut pas la limiter qu'à ça", a-t-il assuré.
"Elle a un noyau dur de joueurs avec une bonne expérience internationale. Il y a Szczesny, Glik, Lewandowski... Des jeunes, aussi. Il faut respecter ce que fait cette équipe, elle mérite d'être là. Szczesny a été décisif. Mes joueurs savent qu'il y aura du répondant. Ils ont beaucoup d'arguments offensifs pour poser des problèmes à l'adversaire."
Et ne comptez pas sur DD pour revenir sur l'élimination face à la Suisse au même stade de la compétition lors de l'Euro. "Parler du passé... Je ne vois pas l'intérêt. Les joueurs n'ont pas envie de revivre ces sensations... Ce n'est pas le même adversaire. Je ne tombe pas dans une routine mais je ne vais pas en rajouter non plus."
"Quand on est coach si on n'aime pas les joueurs..."
Le technicien tricolore a également évoqué les nombreuses surprises qui émaillent ce Mondial, notamment lors de cette dernière journée de la phase de poules.
"Tous les matchs sont difficiles, ceux d'hier soir aussi. Les adversaires sont là. Il y a des équipes qui peuvent se permettre de gérer, ça a été notre cas, c'était le cas aussi hier", a-t-il observé.
"Toutes les équipes sont bien préparées. Les joueurs jouent tous dans de bons championnats. Est-ce qu'il y aura d'autres surprises ? Je suis comme Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois. Aujourd'hui, même une grande nation, si elle n'est pas prête, peut avoir de désagréables situations."
Enfin, Deschamps a été questionné sur le message d'amour envoyé par Antoine Griezmann vendredi à son encontre : "Quand on est coach, si on n'aime pas les joueurs... Je n'ai pas à les aimer. Je connais leur potentiel. Le plus important c'est de connaitre l'humain. Antoine, comme certaines autres joueurs, il y a une relation de confiance qui s'est développée, ce qui ne m'empêche pas de lui dire des choses qui ne vont pas dans le bon sens, si c'est pour le bien de l'équipe.
"Je ne suis pas leur copain, leur papa, leur grand frère... Mais c'est un peu ça aussi. Il y a une relation humaine. Je suis là pour les protéger sans pour autant ne pas dire ce que j'ai à dire."




