Luis de la Fuente, le sélectionneur de l’Espagne, estime que le grand jour d’Almin Yamal en Coupe du monde n’est pas encore venu, tout en espérant que cela se produise en demi-finale contre la France, ou en finale si « La Roja » s’y qualifie.
Lors de sa conférence depresse au stade AT&T de Dallas, il a abordé plusieurs aspects de la rencontre à venir et livré son avis sur ses joueurs comme sur ses adversaires.
Interrogé sur les propos de Didier Deschamps, qui présente l’Espagne comme grande favorite, il a répondu avec fermeté : « Peu importe d’être favori ou non. Ce statut ne veut rien dire. Nous affrontons deux grandes équipes. »
Interrogé sur la meilleure façon d’aborder les Bleus, il a répondu : « Nous les avons étudiés en détail et nous nous connaissons parfaitement. Ils possèdent des joueurs au potentiel exceptionnel, mais nous avons nous aussi des éléments du même niveau. Nous devons imposer notre jeu et limiter l’impact de leurs points forts. »
Concernant le dilemme Pedri-Fabián Ruiz, il a tranché : « Chacun possède des atouts uniques et tous deux nous apportent ce dont nous avons besoin. Ils peuvent d’ailleurs jouer ensemble. Si je suis indécis, je les alignerai tous les deux. »
Quant à la récente victoire 5-4 contre les Bleus à Stuttgart, il a tranché : « C’est un match différent. La France a elle aussi tiré les leçons de cette rencontre. Nous allons essayer de renforcer les schémas qui ont fonctionné pour nous et de tirer les leçons de nos erreurs. À l’époque, nous étions passés de 5-1 à 5-4, et nous ferons en sorte que cela ne se reproduise pas. Nous verrons qui parviendra à imposer son style de jeu. »
Concernant l’évolution des deux sélections depuis l’Euro, il estime que « l’équipe de France est aujourd’hui meilleure. Elle a progressé petit à petit et atteint un niveau plus élevé. Nous aussi, nous avons franchi un cap. »
Sur le plan personnel, il a confié : « J’aime profondément mon travail et ma passion, mais la responsabilité est immense. C’est un privilège d’être dans cette situation, alors que je dispute une demi-finale de Coupe du monde. Aujourd’hui, je suis la vedette du moment, et nous le sommes tous. »
Concernant Lamine Yamal, il a affirmé : « Il doit rester serein et savourer l’instant. Pas de quoi s’inquiéter. Le grand jour de Lamine en Coupe du monde n’est pas encore arrivé ; j’espère que ce sera demain, et si ce n’est pas le cas, ce sera en finale si nous nous qualifions. »
Interrogé sur les axes d’amélioration nécessaires pour dominer les Bleus, il a répondu : « Il y a toujours des marges de progression, et nous possédons le potentiel pour franchir un cap. La rencontre de demain s’annonce extrêmement difficile, car nous affrontons l’une des quatre meilleures nations du monde. »
Quant aux critiques visant Kylian Mbappé, il a répondu : « Chacun a le droit de critiquer, mais je le considère comme un joueur exceptionnel. Je suis admiratif des grands joueurs, et Kylian en fait partie. »
Interrogé sur la génération qu’il a contribué à former, il a conclu : « Gagner la Coupe du monde serait la cerise sur le gâteau. C’est difficile, mais… pourquoi pas ? »
Interrogé sur sa philosophie, il a cité Jules César : « Il n’y a pas de grande réussite sans souffrance, et j’y crois fermement. Pour accomplir quelque chose d’important, il faut faire des sacrifices et accepter de souffrir. »
Interrogé sur le fait de savoir si la France était supérieure à l’Argentine ou à l’Angleterre, il a tranché : « Nous sommes toutes de grandes équipes. Les niveaux sont très proches, et aucune formation ne domine l’autre. »
Concernant la possible titularisation de Mikel Merino, il a affirmé : « J’ai beaucoup de chance, car je dispose de 26 joueurs capables d’être titulaires demain. Que puis-je dire à propos de Mikel ou de n’importe quel autre joueur ? Je suis très serein, et je me trompe rarement dans mes choix, car tous les joueurs que j’aligne ont un niveau élevé. »
Interrogé sur la principale leçon tirée de son parcours, il a expliqué : « Nous apprenons sans cesse. Je répète souvent aux joueurs que nous pouvons progresser, car ce qui suffit aujourd’hui ne sera peut-être pas assez pour la prochaine compétition. Nous pouvons encore nous améliorer, car nos joueurs possèdent un potentiel énorme. »
Interrogé sur sa vision romantique du football, il conclut : « Je suis très romantique. J’aime aussi Julio Iglesias. Je le répète souvent aux joueurs : profitons de l’instant présent, car nous sommes privilégiés. »


