Coupe du monde féminine 2019 - Corinne Diacre après le tirage au sort : "Il n'y aura rien de facile"

Dernière mise à jour
Commentaires()
Getty
La sélectionneuse de l'équipe de France féminine s'est longuement confiée après le tirage au sort de la Coupe du monde 2019, effectué ce samedi.

Les Bleues connaissent leurs adversaires pour la Coupe du monde 2019, organisée en France (7 juin-7 juillet). La sélection tricolore, troisième au classement FIFA, affrontera la Corée du Sud (14e), la Norvège (13e) et le Nigeria (39e) dans le Groupe A. Un tirage longuement commenté par Corinne Diacre. La sélectionneuse a par ailleurs confirmé le transfert d'Élise Bussaglia, qui s'apprête à quitter Barcelone pour Dijon.

Que pensez-vous de ce tirage pour l'équipe de France ?

Corinne Diacre : C'est un tirage. C'est une Coupe du monde. Les 23 équipes avec nous étaient de toute façon de bonnes nations. Je prends ce qu'on me donne, je ne suis pas difficile.

Voyez-vous la France sortir haut la main de ce groupe ?

Oui, bien sûr et on est déjà championnes du monde (ironie).

On retrouve des équipes que vous avez déjà affrontées et battues largement par le passé.

Il y a eu de larges victoires, c'est vrai. Mais sur des matches de préparation, ça ne veut rien dire. Quand on sera dans la compétition, ce sera complètement différent.

Ce tirage au sort va aussi permettre d'ajuster le programme des matches avant la compétition.

C'était prévu, mais on attendait le tirage au sort, forcément. C'est difficile de programmer des matches sans connaître les équipes que nous allons affronter à la Coupe du monde. Maintenant, on a un petit peu plus de visibilité. Ce qu'on a fait jusqu'ici n'a pas été fait par hasard. On voulait engranger un maximum d'expérience contre des cultures footballistiques différentes. On ne s'est pas trop trompé. Il nous reste un continent, c'est l'Asie. On va rectifier le tir sur les matches qu'il nous reste à programmer sur l'année 2019.


"Ravie que Bussaglia ait trouvé un club pour l'accueillir"


Que savez-vous du profil de vos adversaires ?

Le Nigeria, déjà, est champion d'Afrique, même si on les a battus très facilement dernièrement. Leur défaite chez nous a été salvatrice. La Norvège a fini première de son groupe, devant les Pays-Bas, qui a dû passer par les qualifications. Mais ce serait une erreur de se concentrer uniquement sur cette équipe. Et la République de Corée, on connaît un petit moins. Malgré tout, elle reste sur des résultats probants avec un match nul contre la Japon récemment; et la Nouvelle-Zélande. Il n'y aura rien de facile.

Que va-t-il falloir faire pour attirer le plus de monde possible dans les stades ?

Ça va être le travail de la Fédération et du Comité d'Organisation. Maintenant, c'est à nous de continuer à être performant sur nos matches de préparation pour emmener un maximum de monde sur la compétition. Mais vous savez, aujourd'hui, les stades sont déjà remplis à 25%, avant même le tirage au sort. On peut espérer que ça aille très, très vite maintenant.

Cet engouement populaire sera forcément un plus pour votre équipe.

Oui, ça peut être un plus. Mais il ne faut pas que ça nous inhibe non plus. On va devoir se préparer à ça, en utilisant les matches de préparation en France.

Corinne Diacre France

On ne retrouve pas de groupe de la mort à l'issue de ce tirage. Cela paraît équilibré pour la suite.

Je vais déjà m'occuper de mon groupe et de mon équipe, si vous voulez bien. Après, on verra ce qui arrivera. Faire des suppositions, c'est toujours compliqué. On perd du temps, on peut aussi perdre de l'énergie. On va y aller étape par étape.

On a entendu parler du départ d'Élise Bussaglia, de Barcelone à Dijon. Fait-elle ce choix pour se rapprocher de la sélection ?

Ah non, les joueuses font ce qu'elles veulent. Elle était en difficulté à Barcelone. Elle m'a contacté, effectivement, pour m'informer de sa situation compliquée. Je suis ravie qu'elle ait trouvé un club pour l'accueillir en 2019.


"Faire des calculs pour éviter les USA serait la pire des choses"


Il est possible, si vous terminez en tête de votre groupe, que vous affrontiez les États-Unis en quarts. Allez-vous calculer pour éviter ce scénario ?

Non. Nous, très sincèrement, on veut terminer premières du groupe. C'est l'objectif. Il faut gagner les matches, se mettre en confiance. Rien ne sera facile, et pour moi faire des calculs serait la pire des choses.

Vous allez disputer le match d'ouverture au Parc des Princes. Y'aura-t-il un match de préparation là-bas ?

Non. Je ne sais pas qui a décidé de ça, mais on ne jouera pas dans les stades de la Coupe du monde à partir de février. Je crois que c'est par rapport à la billeterie, afin d'éviter des confusions.

L'article continue ci-dessous

Avez-vous un peu de pression avant cette grande compétition ?

Je n'ai pas de pression. Il faut remettre les choses à leur place. Ça ne reste que du football. Je sais pourquoi je suis là. J'ai des objectifs, mais ce serait une erreur de se mettre la pression. On a du temps, on va travailler. Moi, je suis sereine. Ces derniers jours, c'était difficile, parce qu'il y avait l'impatience du tirage. Maintenant qu'on connaît nos trois adversaires, on va pouvoir partir en vacances très tranquillement à la fin du mois. Demain sera un autre jour.

Avez-vous pu échanger avec Didier Deschamps sur la manière dont il faudra aborder cet évément à domicile ?

J'ai eu des discussions avec Didier. Il m'a fait part de son ressenti. J'ai aussi le mien. On ne peut malheureusement pas tout copier, mais les échanges sont toujours très intéressants.

Benjamin Quarez, à La Seine Musicale de Boulogne-Billancourt.

Prochain article:
Chelsea - Les Blues font le ménage après les insultes racistes à l'encontre de Sterling
Prochain article:
Depay, Genesio, Aouar : Jean-Michel Aulas évoque l'actualité de l'OL
Prochain article:
GSI Pontivy-PSG, Jérôme Prévost (Président) : "Jouer le PSG c'est un rêve, le club va être marqué à jamais"
Prochain article:
Coupe de France - Le tirage au sort complet des 32èmes de finale
Prochain article:
AS Monaco, Thierry Henry : "Préparer Lyon"
Fermer