Le choc entre les Etats-Unis et l'Angleterre, mardi soir (21 heures), s'annoncent particulièrement explosif. Parce que ces deux nations sont les favorites de ce Mondial, déjà, mais aussi parce que les propos du sélectionneur des Three Lionesses, Phil Neville, ne sont certainement pas passés inaperçus dans les rangs des championnes du monde en titre.
Le technicien britannique n'a que peu goûté la démarche du staff américain, qui a visité l'hôtel des Anglaises. "Je ne voudrais pas que des membres de mon staff fassent cela... De toute façon jamais une sélection anglaise ne ferait une chose pareille. On était en train de s'entraîner quand ils sont passés...", a-t-il lâché en conférence de presse, dans des propos relayés par L'Equipe. Une démarche justifiée par la possibilité pour les Américaines de s'installer dans cet hôtel en cas de qualification pour la finale, qui se dispute à Lyon également.
Par ailleurs, la charismatique Megan Rapinoe était également dans le viseur de Phill Neville, qui avait pourtant salué ses engagements il y a quelques jours. "J'admire les gens qui ont de la personnalité et du caractère (...) mais personnellement je ne me prononce jamais sur des questions politiques, de la même manière que je n'aime guère quand des hommes politiques parlent de football. Je crois que chacun doit rester dans son domaine".
"On a reçu un soutien incroyable du public français depuis notre arrivée, et il me semble que les gens ici apprécient notre parcours et notre manière de jouer. Je crois que, désormais, les Français veulent qu'on gagne la Coupe du monde...(un silence) Enfin je l'espère !", a conclu un Phil Neville particulièrement incisif. Le décor est planté.
