Cristiano Ronaldo Portugal 2022-23Getty

Coupe du monde 2022 : Portugal, Bruno Fernandes, Manchester United...la mise au point de Cristiano Ronaldo après son interview explosive

Moins d'une semaine après être sorti du silence sur sa situation à Manchester United, Cristiano Ronaldo était devant les médias ce lundi, à trois jours de l'entrée en lice du Portugal dans la Coupe du monde 2022 face au Qatar. Une prise de parole en public afin de clarifier certaines polémiques et notamment celle sur ses retrouvailles glaciales avec Bruno Fernandes, mais aussi pour affirmer ses ambitions avant ce Mondial.

"Si je devais encore prouver à 37 ans, je serais inquiet"

"Si le Portugal gagne la Coupe du monde et que je ne marque pas de but, je signe en bas tout de suite. Je le jure sur mes enfants. C'est la chose la plus pertinente pour moi. Il y a ces équipes que nous voyons différemment : Brésil, Argentine, France, Allemagne... Ils ont ce statut de favori, mais en 2016, personne ne nous donnait favori non plus. Est-ce le meilleur Portugal dans lequel j'ai joué ? Nous verrons cela à la fin. De mon point de vue, c'est la meilleure équipe qui gagne. Le potentiel de l'équipe est énorme. Nous devons être les meilleurs. Si nous pensons être les meilleurs, nous devons le montrer sur le terrain. C'est simple", a avancé CR7.

L'international portugais a répondu à ceux qui déplorent le timing de l'interview accordée à Piers Morgan, pouvant déconcentrer la sélection portugaise : "Le timing est toujours le timing. De votre côté, il est facile de voir comment nous pouvons choisir les horaires. Parfois on écrit des vérités, parfois des mensonges. Je n'ai pas besoin de m'inquiéter de ce que les autres pensent. Je parle quand je le veux. Tout le monde sait qui je suis et en quoi je crois".

"Tout ce qui tourne autour de Cristiano est toujours un débat"

"Cela n'influencera pas ce que veut l'équipe nationale. Le staff technique, les intendants... Tout le monde me connaît depuis que j'ai 11 ans. Tout le monde veut vraiment cette compétition, tout le monde veut jouer, ce que j'aime voir, l'ambition est très élevée. Non seulement cet épisode qui s'est produit avec moi, mais d'autres épisodes pourraient ébranler le joueur lui-même, mais cela n'ébranlera pas le groupe", a ajouté le quintuple Ballon d'Or.

Cristiano Ronaldo n'est pas plus revanchard que ça malgré son début de saison manqué à Manchester United : "Est-ce que j'ai quelque chose à prouver après avoir été sur le banc à Manchester United ? Si je devais prouver à 37 ans et huit mois, je serais inquiet... Avec ce que j'ai fait et gagné... Bien sûr, je dois prouver ce que je suis, année après année. La Coupe du monde sera l'une des compétitions les plus importantes, oui."

Enfin, CR7 a poussé un coup de gueule concernant les polémiques l'entourant et a rétabli la vérité sur sa relation avec Bruno Fernandes : "Dans ces phases finales, il y a toujours des polémiques, des moments de clubs intéressés par des joueurs... Celle avec Bruno est une autre qui a mal tourné. .... J'ai fait une blague avec lui, l'avion avait du retard, il est arrivé en retard et je lui ai demandé s'il était venu en bateau. Et c'était une blague. Ils ont fait une tempête médiatique, comme ce fut le cas avec Cancelo : il était à terre, il y avait un contact brutal entre lui et Joao Félix et je l'ai relevé. Une autre controverse. Mais j'y suis habitué, ce qui tourne autour de Cristiano est toujours un débat, il y a toujours des conversations".

"Mais je le répète : l'ambiance dans la Seleção est excellente, l'équipe est blindée. Et je fais une demande : quand les prochains joueurs viendront ici, ne demandez pas toujours des nouvelles de Cristiano. Ne parlez pas de moi, je suis protégé. Parlez de la concurrence, parlez d'eux. Ne leur parlez pas de moi. C'est ennuyeux, ça m'ennuierait au moins. Si on m'interrogeait sur Rafa, par exemple, je n'en parlerais pas. Si tu veux parler, parle de lui et de la Seleção. J'aimerais que vous fassiez ça pour que la Seleção soit bien. Merci", a conclu le Portugais. Le message est passé, mais pas sûr que ça suffise pour que la presse du monde entier arrête de parler de lui.

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