"Je vais vous dire la vérité, nous avons déjà préparé dix danses. Elles ne sont pas spécifiques à un joueur. Une danse pour le premier but, une autre pour le deuxième, pour le troisième... Nous avons des danses prévues jusqu'au dixième but. Après ? Il faudra innover et faire quelque chose", avait indiqué Raphinha au début de la Coupe du monde.
"C'est culturel"
Une sortie publique qui avait beaucoup fait réagir, tant elle donnait l'impression que le Brésil était en surconfiance alors qu'il se présente comme l'un des favoris au sacre final. Et les joueurs de la Seleçao sont passés des paroles aux actes avec un récital face à la Corée du Sud et de nombreuses danses différentes à chaque but. Même Tite, le sélectionneur y est allé de sa petite célébration lors du but de Richarlison.
Consultant pour RMC, Juninho a réagi à ses danses et a expliqué la position des joueurs brésiliens : "C’est culturel. Nous sommes un grand pays de plusieurs millions d'habitants avec plusieurs cultures. On a par exemple la capoeira, une danse inventée par les esclaves. C’est magnifique. C'est aussi magnifique pour le corps. La plupart des joueurs qui dansent sont des jeunes comme Vinicius, Paqueta… Ils sont nés à Rio, un Etat associé à la fête.
"Ce n'est pas de la provocation"
"Rio c'est associé à la fête, pas seulement au carnaval. La plupart des danses viennent du funk, on bouge beaucoup son corps qui a énormément dans les favélas de Rio. Après, c’est la Coupe du monde, ils savent, ils ne sont pas bête, que le monde entier regarde. Si je me met à la place des adversaires, je dis que je comprends leur réaction. Cela peut donner cette impression de ne pas respecter l'adversaire, de provoquer. Je vous rassure, ce n'est pas l'idée. On ne voit pas Thiago Silva, Casemiro participer, ça dépend des joueurs qui font ça", a ajouté l'ancien de l'OL.
"Imaginez ce match, c'était contre l’Uruguay... Il y aurait eu trois cartons rouges ! C'est risqué ! Les Sud-Coréens ont été trop gentils. Il n'y a pas eu de coup, Neymar n'a pris aucun gros coup. Je pense qu'après le premier but, les Uruguayens, eux, auraient peut-être répondu avec de l’agressivité… C'est compliqué de contrôler ses jeunes joueurs, ils veulent fêter leur vie comme ils l'entendent", a conclu Juninho.
Les Brésiliens sont désormais attendus au tournant. Louis Van Gaal a déjà réagi aux célébrations des joueurs de Tite tandis que Dejan Lovren, futur adversaire du Brésil, a préféré relativiser. En revanche, si la Seleçao était amenée à être battue ce vendredi par la Croatie, nul doute qu'elle risque de récolter un retour de bâton assez terrible.
