La France est en quarts de finale après son succès face à la Pologne. Les Bleus ont rassuré, mais se sont fait peur pendant un petit quart d'heure avec notamment un triple sauvetage de Lloris, Hernandez puis Varane sur la ligne avant l'ouverture du score de Giroud et la démonstration de l'équipe de France. Comme depuis le début de la compétition, Franck Haise a livré son analyse de l'équipe de France dans les colonnes de L'Equipe en pointant du doigt quelques faiblesses chez les Bleus.
"Koundé a été isolé sur quelques situations"
"Au bout d'un gros quart d'heure, on a eu beaucoup de déchet technique, beaucoup moins de mouvement. Les Polonais ont récupéré beaucoup plus facilement le ballon. Sur le plan défensif, le problème a alors été collectif : beaucoup de difficulté à mettre une pression haute. Ça nous a fait reculer. Et, quand une équipe défend en reculant, ça devient plus compliqué... Même si les Polonais n'avaient pas montré beaucoup de choses sur le plan offensif auparavant, ça reste de bons joueurs. Et ils auraient pu ouvrir le score, notamment en fin de première période", a analysé Franck Haise.
"Lors du bon passage de la Pologne, Koundé a été en difficulté. Il ne faut pas oublier qu'il n'est pas un latéral droit, même s'il a fait deux-trois matches (5 en fait) à ce poste à Barcelone, dans une équipe qui a beaucoup le ballon. On ne défend pas de la même façon que dans l'axe, les repères sont différents. Ça peut expliquer certains problèmes individuels. Et puis, collectivement, il y a eu des situations, que ce soient les milieux, le milieu excentré, ou parfois la couverture axiale, où on était peut-être un peu loin. Ce qui fait qu'il a pu être isolé sur quelques situations", a ajouté l'entraîneur du RC Lens.
"La défense axiale a montré de la solidité"
Franck Haise a toutefois tenu à défendre Théo Hernandez, discret offensivement face à la Pologne, en expliquant les raisons de sa timidité offensive : "Durant la période difficile, on l'a moins vu car on ne tenait pas le ballon. Pour qu'un latéral puisse participer au jeu offensif, dédoubler, il faut amener des temps de possession et lui laisser le temps de venir".
"Pendant vingt-cinq ou trente minutes, on manquait tellement de maîtrise que c'était compliqué pour un latéral d'être touché dans de bonnes zones. En plus, j'ai le sentiment qu'avec ce but inscrit avant la pause il y a eu une gestion des équilibres qui l'a amené à moins participer par rapport à ce qu'on peut attendre de lui, d'autant plus qu'il sentait qu'on avait pris le dessus collectivement et que nos joueurs offensifs étaient capables de faire la différence, à l'image de Mbappé", a ajouté l'entraîneur lensois.
Enfin, Franck Haise a été rassuré par la charnière centrale et par Raphaël Varane : "Je pense qu'on a fait un match relativement solide dans l'axe. Ils ont eu quelques centres mais on a plutôt bien géré, sauf en dehors de cette période difficile, pendant laquelle les occasions polonaises sont surtout venues des côtés, à gauche mais aussi à droite à la 34e (Cash). Dans l'axe, on a plutôt montré de la solidité et encore plus après la pause car on ne leur a plus laissé beaucoup d'ouvertures, si ce n'est à la fin avec cette main malheureuse (de Dayot Upamecano) qui entraîne le penalty".