Christophe Galtier PSG Ligue 1Getty

Christophe Galtier avant PSG-Lorient : "A Paris, les jeunes ont un privilège énorme"

En quoi Sergio Ramos est-il important dans la vie du vestiaire et sur le terrain ? Avez-vous envie de le voir prolonger la saison prochaine ?

Sergio avait connu une saison difficile l'an passé liée à des blessures au mollet. Il a eu une préparation complète, c'est un joueur hyper professionnel. Quand on a un tel palmarès à cet âge, c'est qu'on met toutes les chances de son côté. Il apporte son expérience, de la rigueur, c'est un joueur important du vestiaire. Il y a eu des échanges entre la direction sportive et lui. Je suis très satisfait de sa saison et de ce qu'il amène les jours de match mais aussi au quotidien. C'est un exemple que tous nos jeunes joueurs doivent suivre.

Petit à petit vous récupérez un effectif qui s’étoffe avec le retour de Marco. Qu’en est-il de Gharbi qui n’a pas bénéficié des absences de Soler et Neymar. Que lui manque-t-il pour intégrer durablement le 11 ou le 13 de cette équipe ?

Ismael Gharbi, que j'ai découvert au fur de la saison, est un joueur percutant et offensif, travaille beaucoup à l'entraînement. Après, il y a aussi l'exigence des résultats. Il y a eu des périodes où il y avait des absents mais aussi des contre-performances donc ça me paraissait difficile de l'intégrer. Il y a une grande différence depuis le début de saison, avec plus de maturité et de feeling avec ses coéquipiers. Il y a eu des opportunités mais l'équipe était en difficulté, c'était difficile de le faire jouer.

On vous parle beaucoup des jeunes, trouvez-vous que nous observateurs, nous en faisons trop ?

Ils ont un privilège énorme : c'est de pouvoir s'entraîner tous les jours avec des joueurs d'un niveau incroyable, c'est aussi ça la progression pour savoir ce qu'on doit faire à l'entraînement. Ils sont très souvent aussi sur la feuille de match. Ils manquent de temps de jeu avec leurs catégories mais partager des préparations de match, être dans le groupe, c'est un grand privilège. Avoir des minutes de jeu au PSG, c'est difficile. C'était une réelle volonté d'intégrer nos meilleurs jeunes. Ils ont été omniprésents durant les séances.

Que voyez-vous au quotidien, que nous ne voyons pas et qui pourrait expliquer que les jeunes n'aient que peu de temps de jeu ?

Il y a la réalité du championnat, on a l'objectif d'aller chercher ce titre. Par rapport à des saisons précédentes, le PSG était pratiquement champion et mes collègues avaient l'occasion d'intégrer plus rapidement les jeunes. La réalité aujourd'hui, c'est qu'il y a 8 points d'avance mais ce n'est pas suffisant. Tout le monde pensait qu'il allait y avoir un accrochage entre Lens et Monaco ou l'OL et l'OM, ça n'a pas été le cas. On ne doit pas laisser des points parce qu'on intègre des jeunes. Ils prennent de l'expérience. Forcément, ils ont envie de jouer et ce que je dis ne peut pas les satisfaire. Être dans le groupe, au quotidien et au contact de joueurs de classe mondiale, c'est un privilège. A un certain moment, ils joueront avec l'équipe et ils seront prêts. Certains l'ont déjà fait, alors qu'ils n'ont pas encore 17 ans. Il y a très peu de clubs qui peuvent vous donner ça de jouer la Ligue des champions.

La semaine passée, vous aviez souligné cette deuxième période qui me faisait tâche à Angers. En avez-vous parlé avec vos joueurs ?

Je leur ai dit le lendemain, le samedi matin, qu'on ne peut pas jouer qu'une période. Ce n'est pas spécialement une question d'envie mais de jouer vers l'avant, de casser les lignes sur les premières places. Je suis revenu sur cette deuxième période à Angers parce qu'on a fait la différence et on aurait dû montrer autre chose. On a fait du pousse-ballon, sans faire beaucoup d'effort. Il y a une notion de plaisir et il est plus fort quand on a la mainmise sur le match. Sur un plan personnel, certains joueurs ont des objectifs comme Kylian Mbappé qui veut être meilleur buteur ou Leo Messi sur le nombre de passes décisives. Ces joueurs doivent être alimentés. La deuxième période à Angers, que j'ai revue et analysée, on a très peu joué vers l'avant. Il n'y avait plus de mouvement et ça ne devient pas agréable.

Comment l’expliquez-vous ?

La responsabilité est au premier ou deuxième relanceur. Si le ballon est donné au milieu et revient derrière, vous allez moins faire de déplacements. Ce n'est pas une question de mouvements de nos attaquants mais c'est une question de casser les lignes et d'aller vers l'avant.

Nuno Mendes était absent la semaine passée. Est-il opérationnel pour la rencontre de dimanche ?

Nuno est opérationnel, la semaine dernière il avait une gêne embêtante au niveau de l'ischio, depuis il a bien travaillé donc il est disponible.

Plusieurs joueurs du championnat de France se mettent en évidence cette saison comme Seko Fofana ou Jonathan David. Pensez-vous que le PSG doit faire son mercato en L1 ?

Le club, la direction sportive et moi-même, on regarde ce qu'on peut améliorer pour la saison prochaine. Il y a un regard sur la France mais aussi international, c'est une évidence. Est-ce que le PSG doit recruter forcément les joueurs de Ligue 1? Quand on aura ciblé les postes et les profils, même si c'est déjà le cas, on verra.

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