Robert Lewandowski Bayern Munich Red Bull Salzburg 2022Getty

Ce n'est pas Lewandowski qui manque au Bayern selon un ancien du club

Jürgen Kohler, qui a porté les couleurs de Dortmund entre 1995 et 2002 (remportant le championnat (1996 et 2002) et la Ligue des Champions (1997) avec les Borussen) après avoir évolué pour le Bayern était l'invité du journal allemand Sport1 pour préfacer la dernière journée de Bundesliga, décisive pour sacrer l'un de ses deux ex. Après avoir analysé la situation comptable des deux équipes et donné son favori pour le titre, l'ancien international allemand s'est penché sur les raisons de ce suspense si rare en Bundesliga. Il pointe de chaque côté un point important pour expliquer cette situation particulière, un de chaque côté.

Haller et Alaba comme facteurs X, pas Lewandowski

Du côté du BVB, il considère la venue de Sebastien Haller, et surtout son retour dans l'équipe, comme l'élément prépondérant de la bonne saison des Borussen : « La structure de l'équipe est meilleure que celle du Bayern, et Dortmund a un meilleur attaquant. Sebastien Haller est le facteur X, si il n'avait pas eu son cancer Dortmund n'aurait jamais eu neuf points de retard durant l'hiver. Dès qu'il est revenu, le BVB est reparti en fusée, il change tout le jeu de l'équipe. »

Du côté du Rekordmeister, l'ancien international allemand ne cite pas, comme beaucoup ont pris l'habitude de le faire, le départ de Robert Lewandowski et pointe davantage le secteur défensif : « Ils ont laissé partir Niklas Süle qui pouvait dépanner à plusieurs postes, mais ils avaient leur raison. Par contre, David Alaba n'aurait jamais dû être vendu. C'est la plus grosse erreur du Bayern ces dernières années, il était une clé de voûte du système. La saison dernière, Robert Lewandowski compensait ce déséquilibre mais aujourd'hui il éclate au grand jour. »

Un problème plus profond au Bayern

Une lourde perte dans le collectif qui n'a, en plus, pas été suffisamment bien compensée par un groupe de moindre qualité que par le passé : « Avant, le Bayern alignait plusieurs internationaux allemands et des joueurs étrangers de classe mondiale comme Ribéry ou Robben. Aujourd'hui, le club n'a plus ces joueurs du top niveau. Gnabry, Sané et Mané ont été amenés mais ce n'est pas suffisant, c'est clairement moins fort qu'avant. Pareil pour Upamecano qui ne s'est pas amélioré depuis qu'il est arrivé, c'est aussi un problème. »

Dernier point d'inquiétude au Bayern selon l'ancien défenseur central, la perte de la « méchanceté » et de la mentalité particulière des Bavarois : « Quand je suis arrivé de Cologne, Uli Hoeness m'a accueilli en me demandant 'À Cologne, vous étiez content de la 2ème place? Ici, c'est la place des perdants.' Ce genre de déclarations, ça mettait directement le joueur dans l'esprit du club. J'ai l'impression que c'est moins le cas aujourd'hui. »

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