Stéphane Guy ne fait plus partie de l’équipe de Canal+. Au bout de deux décennies passées au sein de l’entreprise, il a été remercié par ses employeurs. Une nouvelle qui intervient le jour du Noël et qui ne doit pas faire plaisir à cet éminent journaliste.
Cette décision est la conséquence directe du message de soutien qu’il a osé adresser à l’endroit de Sébastien Thoen lors de son dernier passage à l’antenne. Mis à pied il y a quelques jours, le journaliste de 50 ans s’est vu signifier le limogeage par la DRH. Une rupture qui n’honore pas la chaine cryptée.
« Je veux saluer l'ami Sébastien Thoen qui n'a pas eu la sortie qu'il aurait méritée, avait pour rappel lâché Guy à l’antenne à l’occasion du match Montpellier – PSG (1-3) », le 5 décembre dernier. Il avait ensuite cité Coluche, « l'un des fondateurs de notre belle chaîne : Il faut se méfier des comiques parce que quelquefois, ils disent des choses pour plaisanter ». Une sortie considérée comme une « prise d’otage de la chaine » dans les hauts lieux de C+.
Un coup de tonnerre dans le monde audiovisuel
Le licenciement de Guy est un vrai coup de tonnerre dans le monde audiovisuel. Car c’est la première fois qu’un journaliste se voit indiqué la porte de la sortie pour avoir exprimé son avis à propos d’un collègue. La décision de Canal de mettre à la porte Thoen avait déjà été très critiquée et regrettée en interne. Une pétition regroupant les principaux employés de la chaine a même circulé, avant d’être envoyée à la direction. Pour avoir osé aller encore plus loin, le commentateur -qui n'avait pourtant pas signé la pétition - risque donc de se retrouver au chômage.
Pour rappel, Thoen, lui, s’était fait virer pour avoir participé à un sketch pour le groupe Winamax et dans lequel il se moquait des consultants de CNews. Vivendi, la maison mère du groupe, avait décidé de taper fort face à ce qu’elle considérait comme un « dérapage inacceptable » et une atteinte à l’image de la chaine.


