Qualifiés pour l'Europa League via le championnat, les Girondins de Bordeaux entrent en lice en Coupe d'Europe dès le 26 juillet et ont donc déjà repris l'entraînement afin de préparer au mieux ce rendez-vous. Mais la préparation sera compliquée étant donné que le recrutement des Girondins est au point mort en raison des discussions autour d'une vente du club. Une situation qu'a déplorée Gustavo Poyet.
En conférence de presse, Gustavo Poyet a avoué que la passivité des dirigeants le pousse à s'interroger sur son avenir : "Oui, oui même si je ne veux pas mettre de pression. Mais, ça compte beaucoup. Après, je dois respecter les joueurs qui sont là et les aider à jouer le mieux possible sur le terrain. J’ai toujours pris mes responsabilités, moi. Mais là, on prend un risque avec cette situation".
"On n'a rien fait cet été"
L'entraîneur uruguayen a estimé que son club est entrain de manquer le coche à savoir réaliser un bon mercato pour fructifier la saison dernière : "À la fin de la saison dernière, nous étions vraiment vraiment contents. Mais je l’avais dit avant et je le dis là, le plus important pour un club de football, c’est l’été. Si tu fais les choses bien pendant l’été, c’est plus facile. Et nous, on n’a rien fait".
"Je comprends que la situation est unique, incomparable, difficile. C'est ça le problème, on ne peut pas se projeter au niveau de l'équipe, de la préparation. Pour le propriétaire actuel (M6), c'est difficile parce que peut-être qu'il va partir, là, je ne sais pas quand. Et le nouveau propriétaire (le fonds d'investissements américains GAPC), lui, ne peut encore rien faire. Mais, à la fin, c'est moi. En septembre ou en octobre prochain, tout le monde aura oublié (cet épisode) mais moi je m'en rappellerai très bien", a ajouté Gustavo Poyet.
L'entraîneur de Bordeaux tente de travailler malgré cette situation compliquée : "Le plus important pour un club de football, ça se passe l'été. Si tu fais les choses bien pendant l'été, c'est plus facile. Et nous on n'a rien fait. Vous savez, je n'aime pas les excuses mais là tout le monde me donne la possibilité d'avoir beaucoup d'excuses le 26 juillet. Je ne sais pas ce qu’il va se passer demain, la semaine prochaine ou le 26 juillet. Comment tu fais pour planifier la préparation ? Si tu sais, tu me le dis. Non, on ne m'interdit pas de recruter. Ce n’est pas impossible mais c’est difficile. On essaie d’avancer sur deux joueurs".



