A l'heure actuelle, les Girondins de Bordeaux qui ont été relégué sportivement de la Ligue 1 à la Ligue 2 cette saison débuteront la saison 2022-2023 en Nationale 1 suite à la décision de la DNCG de reléguer administrativement le club au scapulaire. Après avoir vu son premier appel refusé par la DNCG, Bordeaux a fait appel au CNOSF afin de pouvoir évoluer en Ligue 2 la saison prochaine.
"Je comprends que des gens me détestent"
Au centre des débats, Gérard Lopez doit désormais faire tout son possible pour redresser le navire bordelais et sauver le club d'une relégation qui serait lourde de conséquences. Et forcément, le président des Girondins est actuellement l'homme à abattre en Gironde après son échec sportif et administratif. Invité par RMC, Gérard Lopez s'est défendu et comprend que certaines personnes lui en veuillent.
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"Je comprends que des gens ne soient pas contents ou heureux et qu'ils me détestent. Effectivement, j'applique un modèle qui, peut-être, ne plaît pas. C'est une famille qui vit son deuxième plan social en deux ou quatre ans. Je peux comprendre qu'ils soient tristes, qu'ils en veulent à la gestion, à moi. C'est un club qui vivait largement au-dessus de ses moyens. Un plan social, c'est hyper douloureux pour le club. Mais même comme ça, on va encore se retrouver avec un budget trois fois ou deux fois et demi plus élevé que celui de Toulouse", a expliqué le dirigeant Bordelais.
"La dette a été réduite de 40 millions d'euros"
Gérard Lopez a défendu son bilan à Bordeaux et dans les autres clubs où il est passé : "Bordeaux, comme Lille, était en difficultés financières. Ces clubs ne peuvent pas exister sans vente de joueurs. Il y a toujours une perte structurelle dans ces clubs. La seule façon de fonctionner, c'est de faire des investissements dans les joueurs. J'applique un modèle qui peut-être ne plaît pas, mais qui a eu sa réussite dans d'autres industries".
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"A Mouscron ? J'étais minoritaire dans le conseil d'administration, qui a ensuite décidé de se retirer quand je suis parti. À partir du moment où les factures n'ont plus été payées, j'ai payé les salaires pendant sept ou huit mois. J'ai aidé alors que je ne devais pas, j'ai décidé de financer la totalité de l'école de foot", a conclu l'ancien dirigeant du LOSC.
Enfin, il a expliqué sa stratégie pour que les Girondins évoluent en Ligue 2 la saison prochaine : "J'ai fait bloquer 24 millions d'euros au lieu des 10 prévus au départ. Ils sont mis sous séquestre à la main du club. Si le club reste en Ligue 2, l'argent lui revient. En ce qui concerne la dette, celle-ci est précisément réduite de 40 millions d'euros. On a trouvé un accord avec les prêteurs". Gérard Lopez a également précisé qu'il compte sur des ventes dans les prochaines semaines afin de renflouer les caisses du club au scapulaire.
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