Bleus, le 4-4-2 losange n’est pas adapté

Commentaires()
Gettyimages
Le 4-4-2 losange, utilisé en première période par Didier Deschamps contre l’avenir, a coïncidé avec la mi-temps la moins convaincante des Bleus depuis de longs mois.

Le confort et la légèreté d’une parenthèse sans pression sont un appel à l’audace. Parce que l’équipe de France surfe sur une vague douce, déjà, depuis sa Coupe du monde réussie, et parce qu’elle est la seule nation d’Europe dénuée de toute charge jusqu’en 2016, elle n’a pas à se priver du luxe d’innover. Didier Deschamps altère donc ses systèmes avec curiosité et sans retenue depuis le Mondial du renouveau, partagé entre la nécessité de cultiver quelques certitudes germées et l’envie d’explorer d’autres éventualités.

Depuis la reprise estivale, le sélectionneur des Bleus a déjà remanié son 4-3-3 traditionnel en 4-2-3-1, en inversant le triangle du milieu. Cette possibilité voit sa durée de vie prolongée, selon les problématiques des matches, car elle a relativement convaincu contre une adversité notable. Ce n’est pas le cas du 4-4-2 losange testé vendredi soir à Rennes, face à l’Albanie, et c’est autant dû à un logique manque de repères qu’aux profils de son groupe.

Le 4-2-2 losange est une tentation périlleuse, une gourmandise dont le succès découle d’une préparation fignolée dans le temps, et d’une expression collective réglée comme du papier à musique. Vendredi soir, ce système a certainement engendré l’absence de connivence entre Benzema et Lacazette. La dissonance a interpellé, forcément, parce que les deux attaquants traversent la période la plus faste de leur carrière, à des degrés divers. Derrière eux, Valbuena a encore occupé une position axiale, mais son champ de possibilités s’est finalement réduit. Dans un 4-3-3, l’ancien Marseillais glisse à droite au départ, mais dans les faits, son adaptation semble moins complexe car ses déplacements restent les mêmes dans un circuit qui conserve l’exploitation des côtés.

L'article continue ci-dessous

Deschamps ne s’en est pas caché. "Je ne veux pas condamner ce système mais on a plus de repères avec une attaque positionnée plus sur la largeur. Ça semble plus rationnel. Que ce soit avec un triangle bas ou haut au milieu. Il faut passer par là, par rapport à notre objectif, l'Euro." Les Bleus ont tâtonné offensivement, donc, mais ils ont parfois nagé défensivement, aussi, en coulissant mal dès qu’ils perdaient le ballon. C’était une aubaine pour une Albanie décomplexée, assez habile pour exploiter ces largesses avec un jeu vertical et fluide.

La confection d’une tactique dépend du choix des hommes, preuve que ce test inédit découlait, aussi, d’une hécatombe tout aussi imprévue. En éternel pragmatique, Didier Deschamps devrait donc certainement ranger ce système pour retrouver son 4-3-3, à pointe haute ou basse, selon l’identité et le calibre des adversaires. Il s’est risqué à une expérimentation, la conclusion est assez claire.

Cliquez ici pour jouer au Fantasy Football des éliminatoires de l'UEFA Euro 2016 !

Prochain article:
Atletico Madrid, une longue indisponibilité pour Saul Niguez ?
Prochain article:
Andrew Robertson prolonge à Liverpool
Prochain article:
Arsenal, Unai Emery évasif sur le futur de Mislintat
Prochain article:
Bayern, Kovac demande à James de sortir ses "meilleures performances" s'il veut rester au Bayern
Prochain article:
Real Madrid - Vinicius, le nouveau roi de Bernabeu
Fermer