Bleus, Giroud : l'impossible combat

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Getty Images
Olivier Giroud prend son mal en patience pour combattre un nouveau statut de remplaçant dont il ne peut évidemment pas se satisfaire.

En équipe de France, Olivier Giroud semble être un éternel remplaçant. Son profil de pivot, casseur de défense et présent dans la surface, lui garantit pourtant une place au sein du groupe France. Néanmoins, l'attaquant des Gunners n'a jamais pu réellement concurrencer Karim Benzema dans l'esprit de Didier Deschamps. Au coeur de la tempête, alors qu'il cumulait les minutes d'inefficacité et le désamour grandissant du public français, le Madrilène était toujours aligné comme titulaire en Bleu. 

Une situation qui ne risque pas de s'améliorer, compte-tenu des meilleures performances de Benzema et de sa situation en club. Remplaçant de Théo Walcott depuis le début de la saison de Premier League, Olivier Giroud traverse une période peu évidente qu'il tente de surmonter. "Ça fait quelques matches que je joue moins, c'est certain, mais je ne dois pas m'inquiéter, avance-t-il. Il me faut un peu plus de temps de jeu mais aussi croire encore plus dans mes qualités", a-t-il ainsi déclaré dans les colonnes de L'Équipe. 

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Alors qu'il devrait être tituaire ce dimanche soir face au Danemark en raison du forfait de Karim Benzema, Olivier Giroud parvient difficilement à cacher une certaine forme de frustration et d'incompréhension. Auteur de deux bonnes saisons à Londres, ses performances en club auraient très certainement mérité ll'instauration d'une concurrence un peu plus prononcée avec l'équipe de France. "Je dois en retirer du positif et m'endurcir mentalement. Je ne peux que me réfugier dans le travail. À Arsenal, je suis en concurrence avec Theo (Walcott) pour la place d'avant-centre. Mais il tourne bien en ce moment, donc il n'y a aucune raison de changer. J'étais à sa place les précédentes saisons à Arsenal, j'imagine ce qu'il pouvait penser. Mais je sens que le coach me fait confiance".

Une dernière phrase qui trahit ce qu'il pense vraiment de son statut en équipe de France. Quoi qu'il en soit, l'ancien montpelliérain devra marquer ce dimanche soir pour prouver qu'il mérite toujours sa place pour l'Euro. Une place sur le banc à laquelle il doit paradoxalement s'accrocher. 

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