Dimanche soir, l'Equipe de France croise le fer avec le Brésil à l'occasion des 8es de finale de la Coupe du Monde féminine. Il y a plus relevé comme adversaire que la Seleçao parmi les 16 dernières équipes toujours en lice, mais les Tricolores ne prennent pas cette équipe à la légère. Eugénie Le Sommer, l'attaquante des Bleues, estime même qu'il faudra livrer le meilleur visage possible pour espérer passer.
"Le Brésil est la meilleure équipe des meilleures troisièmes (de groupe) et de loin, a prévenu la joueuse de Lyon. Il aurait pu terminer premier de son groupe. On va jouer la plus grosse équipe parmi les troisièmes mais on est prêtes à ça, après tout, il faut battre tout le monde."
"Le Brésil fait partie des favoris"
Le Brésil risque de poser des problèmes aux Françaises, mais Le Sommer estime que ce n'est pas plus mal. Ainsi, elles resteront en alerte : "quand on passe les groupes, on ne sait pas trop à quoi s'attendre après. Là, on est mises dans le grand bain tout de suite avec cette équipe du Brésil. Si on avait joué une équipe d'un niveau inférieur, ç'aurait peut-être été différent dans nos têtes. Aujourd'hui, on est focalisées comme si on affrontait un grand, ce qui est le cas. Les Brésiliennes font aussi partie des favorites de la Coupe du monde [...]. Ça peut être le match qui nous permettra de nous lancer pour la suite de la compétition."
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Durant le premier tour, les Auriverde ont vu leurs filets trembler à trois reprises. C'était face à l'Australie (3-2). Le Sommer pense qu'elle et ses partenaires doivent s'en inspirer, en profitant au maximum des errances sud-américaines. "C'est vrai qu'on parle beaucoup de l'attaque du Brésil, mais sa défense, c'est un peu son point faible, a-t-elle indiqué. Contre l'Australie, elles menaient 2-0 et elles perdent 3-2, donc ça montre une certaine fébrilité. Après, je sais qu'elles sont capables de bien défendre si elles sont concentrées sur ça. Il faudra exploiter leurs failles."
Enfin, Le Sommer a aussi évoqué le côté symbolique de cette opposition, ressassant les souvenirs de la finale du Mondial masculin d'il y a 21 ans : "J'avais neuf ans et ça reste un souvenir inoubliable, comme pour beaucoup de Français. J'ai vibré devant ma télé, je suis même allée après avec mes parents dans la ville où on était pour fêter ce titre. C'était une victoire en Coupe du monde, même si c'était les garçons j'étais à fond !"
