Ce dimanche soir, le Stade Océane a le privilège d’accueillir un France-Brésil en 8e de finale de la Coupe du monde féminine. Une affiche incontournable pour les passionnés de ballon rond, encore plus pour un pays hôte en quête de son premier succès mondial chez les filles. Le début de la compétition, à travers la phase de groupe, a été satisfaisant, mais les Bleues ont affiché quelques lacunes dans le secteur offensif. Après le festival du match d’ouverture contre la Corée du Sud (4-0), Gaëtane Thiney et ses coéquipières ont manqué de sang-froid dans la surface adverse : 38 tirs tentés face à la Norvège et le Nigeria pour seulement trois buts.
Corinne Diacre ne devrait pourtant pas bouleverser ses habitudes pour ce 8e de finale, qui doit permettre à son équipe de monter en puissance après un épisode rennais en demi-teinte, marqué par la séquence du penalty à retirer pour Wendie Renard. Son schéma tactique et ses titulaires ne devraient pas être bouleversés pour défier une Seleção prenable sur ce tournoi. "On a fait trois prestations complètement différentes, notait Diacre en conférence de presse. on va essayer de gommer ce qui n’a pas marché, notamment d’un point de vue offensif."
"L’idée, c’est d’animer le système, pas de changer le système"
Ce manque d’efficacité est au coeur de la réflexion de Diacre, qui avait déjà fait la réflexion après le match face à la Norvège. L’entraîneuse française veut améliorer nettement cette réussite qui échappe à certaines de ses attaquantes. L'entraînement de samedi était d'ailleurs dédié en partie à du travail devant le but pour les mettre en condition. "Il faut retrouver de l’efficacité, l’idée, c’est d’animer le système, pas de changer le système. Le manque d’efficacité est certain mais on a quand même gagné trois matches, si on a toujours autant d’occasions… le ratio, je peux m’en satisfaire très sincèrement." Pourtant les Bleues vont avoir de moins en moins de temps pour régler la mire alors que tout le monde pense déjà au potentiel quart de finale de vendredi prochain, face aux redoutables États-Unis.
Getty ImagesDans les faits, les automatismes sont encore à peaufiner mais ils sont bien présents avec notamment le duo Kadidiatou Diani-Valérie Gauvin, intéressant dans ses combinaisons lors du 2e match. La première sait prendre les espaces et faire des différences par sa vitesse tandis que la seconde apporte de la densité physique et un vrai profil de pivot. Cependant, elles n’ont pas été à la fête dans la zone de vérité (neuf tirs, un but pour la Montpelliéraine / sept tirs, zéro but pour la Parisienne).
Les motifs d'espoir sont tout de même bien présents, avec le retour dans le onze d’Eugénie Le Sommer, remplaçante face au Nigeria, pour faire la différence au Havre. La Lyonnaise a été plutôt discrète dans le jeu, elle reste un atout unique dans ces moments où il faudra se montrer chirurgicale. "C'est vrai qu'on parle beaucoup de l'attaque du Brésil, mais sa défense, c'est un peu son point faible. Je sais qu’elles sont capables de bien défendre si elles sont concentrées sur ça. Il faudra exploiter leurs failles", a ainsi prévenu la Bretonne. La vérification sur le terrain est attendue de pied ferme.
