France Brésil

Bleues - Corinne Diacre : "On sait très bien que la pression est sur nos épaules"

L’Équipe de France est qualifiée pour le prochain tour, est-ce du soulagement ou une vraie satisfaction ?

Les matches se suivent et ne ressemblent pas, on a fait ce qu’il fallait ce soir. Ce n’était pas facile, on est tombées sur une équipe brésilienne très difficile qui nous a donné du fil à retordre.

Pensez-vous déjà au potentiel quart de finale contre les États-Unis ?

On va regarder le match contre l’Espagne (ce lundi) puis on verra.

Avez-vous trouvé vos choix payants ce soir ?

Les choix ? C’est moi qui les fait donc je les trouve toujours bon. À partir du moment où l’on gagne, j’ai raison non ? Il faut aussi savoir s’adapter à son adversaire et je suis content de ce que j’ai vu ce soir.

De quelle manière expliquez-vous votre entame de match délicate ?

Oui c'était une première période difficile, j’avais un groupe très tendu, on ne réussissait pas à aligner trois passes, les filles se mettaient une telle pression qu’on en oubliait les fondamentaux. Je leur ai demandé d’être patientes, on eu des situations avant le retour aux vestiaires mais il nous fallait plus de maîtrise.


"Je suis contente d’avoir gagné mais on n’a pas encore atteint notre objectif."


Comment avez-vous vécu le but salvateur d’Amandine Henry ? Beaucoup d’émotions ?

Je vais vous faire plaisir : j’étais ravie (ironie). Je suis contente d’avoir gagné mais on n’a pas encore atteint notre objectif. Je reste mesurée car derrière il restait du temps. Même si ça ne se voit pas, je suis satisfaite intérieurement.

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Les choix tactiques ont-ils perturbé le collectif selon vous ?

Les filles ont l’habitude de changer de système. les difficultés sont à mettre sur le compte de la tension et de la pression. On joue à domicile, ce n’est pas forcément simple à négocier. Il n’y a aucun souci avec les choix.

On a senti votre équipe stressée lors de la première période. Vous partagez ce sentiment ?

On sait très bien que la pression est sur nos épaules, vous savez ce n’est pas facile mais pour le savoir, il faut avoir été sportive de haut niveau, on peut à juste titre accorder aux joueuses d’avoir un petit plus de pression dans ces moments-là. Je connais la valeur intrinsèque de mes joueuses, elles ne sont pas à 100%. Je ne sais pas à combien on est … 80% ? Ça dépend des individualités, tout le monde n’est pas au même niveau.

Encore un but sur coup de pied arrêté, ça devient un atout privilégié pour vous ?

La stratégie est très travaillée avec mon staff, mais on sait que dans ces matches, ça peut basculer sur coup de pied arrêté. On a bien préparé ça avant le tournoi. C’est bien car les filles prennent leur responsabilités et c’est à elles de faire les bons choix.

À quel point la chaleur a joué ce soir ?

Les organismes n’étaient pas habitués, il faisait très lourd, avec une prolongation en plus ce n’est pas évident. On va faire beaucoup d’analyse vidéo plus que des entraînements. Les joueuses doivent récupérer avant tout.

Propos recueillis par Adrien Mathieu, au Stade Océane

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