Êtes-vous impatiente de débuter cette phase à élimination directe avec cette affiche alléchante face au Brésil ?
Toujours pas d’excitation particulière, j’espère en avoir le plus tard possible, on reste concentrées sur ce match-là, on a un groupe serein. On sait qu’une nouvelle compétition démarre avec évidemment un vainqueur et un perdant à la fin.
Comment s’est déroulée la semaine avec cette attente de savoir qui serait votre adversaire ?
Je trouve mon groupe toujours aussi serein, travailleur quand il faut, déconneur aussi quand il faut savoir déconnecter. On a eu l’avantage d’avoir un jour de repos en plus, ça nous fait du bien. On aborde des matches couperets, l’idée c’est de jouer ce match et de ne pas avoir de regrets.
Quelles sont les points forts et les points faibles de cette équipe brésilienne ?
Le Brésil n’est pas caractérisé pour être très bon défensivement, devant il y a beaucoup de pouvoir. J’ai une perception du Brésil qui est la mienne, je ne pensais pas avoir dit que le Brésil n’était pas dangereux offensivement, ou alors je n’étais pas bien réveillée ce jour-là.
GettyDe votre côté, que souhaitez-vous améliorer collectivement ? L’efficacité ?
On a fait trois prestations complètement différentes, on va essayer de gommer ce qui n’a pas marché, notamment d’un point de vue offensif. Il faut retrouver de l’efficacité, l’idée, c’est d’animer le système, pas de changer le système. Le manque d’efficacité est certain mais on a quand même gagné trois matches, si on a toujours autant d’occasions… le ratio je peux m’en satisfaire très sincèrement. On analyse l’efficacité, on essaye même si c’est difficile car dans les séances d’entraînement, on n’a pas la même vérité qu’en match.
"Les joueuses savent que la priorité c’est le groupe, leurs états d’âme individuels n’entrent pas en compte."
Sept joueuses n’ont pas joué la moindre minute depuis le début de la compétition. Est-ce difficile de concerner tout le monde ?
Les filles sont très bien, si je leur donne un peu de temps de jeu elles sont ravies mais elles savent aussi que la priorité c’est le groupe, leurs états d’âme individuels n’entrent pas en compte. Certaines savent qu’elles n’en auront pas du tout, il n’y a aucune impatience les concernant, elles jouent un rôle majeur.
Avez-vous passé une bonne semaine de préparation au Havre en attendant ce match ?
Notre quotidien se résume à notre chambre d’hôtel, pas de piscine, pas de terrasse, on n’a pas entendu la fête de la musique c’était trop loin. Nous sommes dans notre bulle. Le stade Océane oui il nous a réussi, il faudrait que ça continue.
Physiquement, pensez-vous à des aménagements particuliers pour les joueuses ?
La préparation athlétique est derrière nous, on fait simplement des piqûres de rappel en fonction de ce que l’on observe. Aujourd’hui, on fait de l’aménagement individuel, il y a eu un certain turnover même si on n’a pas changé beaucoup de choses, on a pu reposer certaines joueuses face au Nigeria. Tout le monde va bien.
Cette affiche a tout pour être pétillante et rappelle de bons souvenirs aux supporters. Est-ce aussi votre cas ?
Ce France-Brésil est tout simplement un huitième de finale. Rien de plus, rien de moins.
Propos recueillis par Adrien Mathieu, au Stade Océane au Havre.
