Amel MajriGetty Images

Bleues - Amel Majri : "Au bout de nous-mêmes"

Vous avez eu des crampes à la fin du match, c'était éprouvant physiquement ?

Vous savez, quand on va au bout et qu’on essaye de pousser pour aller marquer, on y laisse des plumes. Nous sommes allées au bout de nous-mêmes. Quatre matches d’affilée, ça commence à tirer mais on va bien récupérer.

Le Brésil a posé beaucoup de problèmes aux Bleues, cette adversité représente un avantage pour la suite ?

C’est sûr. Ce genre de match va nous servir pour la suite car on prend de l’expérience mais j’espère qu’on n’ira pas jusqu’en prolongation. Il faudra réaliser le travail avant.

Vous êtes à la passe décisive sur le but de la délivrance d'Amandine Henry, on imagine votre soulagement...

Oui c’est beaucoup d’émotions. On a eu encore un ascenseur émotionnel avant avec le but refusé (de Valérie Gauvin) mais voilà quand tu marques comme ça, même s’il reste dix minutes derrière, t’es relâchée. Il a fallu garder du sérieux, ça s’est joué au mental après.


"La sélectionneure voulait qu'on se lâche car c'est avant tout un match de foot."


On a senti l'équipe sous pression en début de match. Qu'a réclamé Corinne Diacre à la mi-temps ?

Elle voulait beaucoup plus de mouvement, qu’on se lâche aussi car c’est avant tout un match de foot. Nous étions un peu trop sur la retenue. On n'osait pas, peut-être que ça s’est senti mais voilà, il fallait plus d’audace.

Comment avez-vous senti l'équipe sur cette prolongation ?

Le temps joue contre nous dans ces situations car 30 minutes, ça passe très vite. On ne voulait pas aller aux tirs au but mais ça a tourné en notre faveur. Je suis bien contente.

Avez-vous une préférence entre l'Espagne et les États-Unis pour les quarts de finale ?

Non, on ne va supporter personne. Nous déjà, on va travailler et se remettre en question. On verra contre quelle équipe on tombe en quart de finale.

Propos recueillis par Adrien Mathieu.

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