Que ressentez-vous après cette élimination et ce parcours inachevé ?
De la déception, de la frustration ... il n’y a pas grand chose de positif si ce n’est le public qui nous a soutenu jusqu’au bout.
Cette contre-performance est-elle un frein pour le développement du football féminin ?
A chaud je ne vois pas mais je ne pense pas que ça soit un coup d’arrêt. Au contraire, quand on voit tout l’engouement qu’il y a eu dans cette compétition c’est positif. Maintenant c’est aux futures générations de remporter des titres.
Peut-on parler d’élimination logique ?
Logique ? Je ne sais pas. Il faudrait que je revois le match. On perd sur un détail, une faute d’inattention en première mi-temps et à ce niveau-là, ça fait la différence.
Comment expliquez-vous justement cette entame délicate ?
Le but d’entrée nous fait mal. On savait que le premier quart d’heure était une force chez cette équipe mais voilà, elles ont une bonne tireuse de coup franc qui s’appelle Rapinoe. Nous aussi on voulait démarrer fort, les faire reculer mais elles ont eu la chance de marquer.
"On n’a jamais autant dominé les États-Unis sur une rencontre."
Avez-vous eu le sentiment d'avoir fait jeu égal avec les Américaines ?
On n’a jamais autant dominé les États-Unis sur une rencontre … mais je pense que le physique l’a emporté sur la technique lors de ce quart de finale. Elles ont gagné donc il y a encore un écart.
Getty ImagesEn tant que capitaine, qu’avez-vous dit à vos coéquipières ?
Là on n’a pas eu le temps de se réunir mais je vais dire aux jeunes de continuer à travailler, que ça va finir par payer. On a tout donné, on peut se regarder droit dans les yeux et on va relever la tête.
Vous n’envisagez tout de même pas d’arrêter votre carrière internationale ?
J’aurais bientôt 30 ans. C’est compliqué, je pense que je ne revivrai plus jamais une Coupe du monde en France. Ça c’est sûr et certain. On verra après. L’Euro en 2019 ? C’est difficile à dire aussi.


