Messi Eto'o BarcelonaGetty Images

Barcelone - Eto’o à Guardiola : "C’est moi qui te fais gagner, pas Messi"

À l’heure où les footballeurs - retraités ou encore en activité - préfèrent la langue de bois aux discours sincères, les interviews de l’irremplaçable Samuel Eto’o ont toujours le même effet rafraîchissant. Face à une caméra, le buteur camerounais n’a jamais peur de dire ce qu’il pense, ce qu’il ressent, ce qu’il aime ou encore ce qu’il déteste. L’ancien joueur du FC Barcelone ne se cache jamais et, forcément, certains en prennent pour leur grade…

Eto’o à Guardiola : "Tu me demanderas pardon"

Sa cible favorite ? Pep Guardiola, bien évidemment, avec qui il a dû cohabiter pendant une saison, en 2008-2009. "Pep, il a vécu toute sa vie à Barcelone mais, quand j’étais là, il ne comprenait pas le groupe, s’est-il souvenu sur BeIN Sports, avant de revenir sur la fameuse histoire des dossards. Il parlait à Eto’o (sic) comme à un débutant, alors que mon histoire était déjà écrite. Quand il a donné le dossard N°9 à Thierry Henry devant le groupe et que j’ai dû prendre le 14, c’était une humiliation."

Une anecdote dont Eto’o se rappellera toute sa vie. "À ce moment, j’ai dit à Pep : ‘Tu me demanderas pardon. Parce que c’est moi qui te fais gagner, pas Lionel Messi. C’est l’époque d’Eto’o (sic) aujourd’hui. Messi viendra peut-être après. Mais tu peux demander aux Iniesta, Xavi et autres, c’est mon époque. C’est moi qui fais gagner le Barça’. Après, il m’a transféré à l’Inter Milan, et je ne peux que lui être reconnaissant pour ça", a ajouté le triple vainqueur de la Ligue des Champions (2006, 2009 et 2010).

Eto'o à Mourinho : "Eto’o ne s’assied pas sur le banc"

De la reconnaissance pour l’avoir mis à la porte ? Oui, vous avez bien compris. "Et oui ! Il m’a permis d’entrer encore plus dans l’histoire du football. Et il a permis à l’Inter de faire le meilleur deal de l’histoire du football, surtout. Vous vous rendez compte ? Ils ont payé 50 millions d’euros, plus Eto’o (sic), pour avoir Zlatan Ibrahimovic. Moi, quand je suis arrivé en Italie, j’ai dit au président Massimo Moratti qu’il fallait me laisser deux ans avant que je lui ramène la C1", a ensuite révélé Eto’o.

Au final, il n’aura eu besoin que d’une saison passée sous les ordres de José Mourinho pour soulever la coupe aux grandes oreilles. Et il n’a d'ailleurs pas manqué de rendre hommage au "Special One". "Vous savez pourquoi nous, les joueurs, on aime José ? Parce qu’il est toujours franc, même quand il m’a mis sur le banc pendant un mois. Et un jour, je lui ai dit : ‘José, Eto’o (sic) ne s’assied pas sur un banc’. Il m’a regardé, il a souri et il a dit : ‘Maintenant, j’ai mon joueur’. Et là, tout est parti !", a conclu le Lion Indomptable.

En 2010, les Nerazzurri avaient notamment réalisé un historique triplé Serie A, Coupe d’Italie et Ligue des Champions grâce à une équipe de tueurs et, bien évidemment, au talent d’Eto’o.

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