Une Coupe du monde tous les deux ans ? L'idée semble prendre un peu de plomb dans l'aile, alors que de nombreux acteurs du football ont fait savoir leur opposition à ce projet.
Directeur du développement à la FIFA, Arsène Wenger a tenu à tempérer les choses, admettant que l'idée n'était peut-être pas si bonne que cela.
"On m'avait demandé d'y réfléchir et je pensais que ce n'était pas une mauvaise idée", a-t-il assuré auprès de L'Equipe.
"Mais une telle évolution nécessitait de revoir complètement le calendrier des qualifications. On ne se dirige pas vers ça aujourd'hui, plutôt vers des cycles de quatre ans avec en alternance une Coupe du monde, la Coupe du monde féminine qui prend de plus en plus d'importance, l'Euro et la Coupe du monde des clubs, qui sera inévitable."
Un retour en arrière et un statut quo qui devraient rassurer l'UEFA parmi les opposants, de peur que l'Euro ne perde de son intérêt.
Toutefois, les calendriers pourraient malgré tout se trouver bouleversés. L'ancien boss des Gunners a en effet émis l'idée que des prochaines Coupes du monde puissent à nouveau se joueur en hiver, comme celle que l'on vit actuellement au Qatar.
"Si on veut démocratiser le football, il faudra aller dans des pays d'Afrique où il est impossible de disputer un Mondial l'été... On le voit avec cette édition au Qatar : une Coupe du monde en hiver, ça fonctionne", assure-t-il encore.
"Alors, certes, beaucoup de sélections n'ont pas eu le temps de bien se préparer physiquement. Mais au moins, elles ont toutes abordé cette compétition avec une vraie fraîcheur mentale, ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé.
"Je me souviens d'équipes qui ont débuté une Coupe du monde fatiguées psychologiquement, parce que la période de préparation s'était mal passée..."
