Influent mais discret, Antero Henrique se fait rare dans les médias depuis son arrivée dans la capitale. Le directeur sportif du Paris Saint-Germain a brisé le silence dans un long entretien accordé au Parisien, et publié ce mardi.
Le mercato
Il y est évidemment question du marché des transferts, alors que le mercato hivernal ouvre ses portes dans moins de deux semaines. Selon le dirigeant, le PSG ne devrait pas animer cette période de transferts. Il a notamment indiqué que le jeune milieu brésilien Wendel n'arriverait pas cet hiver. Pas plus que le gardien de l'Atlético Madrid Jan Oblak. "Ce n'est pas vrai. Aucun gardien ne peut dire qu'il a été contacté par le PSG. Nous n'avons pas besoin d'un gardien".
Henrique est beaucoup moins catégorique sur les joueurs de l'effectif qui font l'objet de rumeurs de départ. "Di Maria est, selon moi, un joueur magnifique. À son poste et dans son profil, y a-t-il meilleur joueur que lui dans le monde ? Non. Pastore, lui, a une longue histoire avec le PSG, avec des conditions uniques. Ces deux joueurs sont très importants. Mais il faut tenir compte de trois parties. Le PSG, les joueurs et le marché (...) Lucas sort d'une très bonne saison avec le PSG mais sa situation sportive a évolué. C'est le choix de l'entraîneur et c'est aussi la concurrence qui veut ça". Quid d'Hatem Ben Arfa ? "Je pense que très vite un accord va être trouvé. Il ne s'agit pas d'un grand problème, ce n'est pas si compliqué".
Le fair-play financier
Antero Henrique a aussi ouvert le chapitre de l'UEFA et du fair-play financier, répondant au passage au président de La Liga Javier Tebas, auteur de multiples sorties médiatiques contre le PSG. "Nous sommes tranquilles. Nous connaissons notre responsabilité et les limites qui nous sont imposées par l’UEFA. Cet été, nous avons fait deux opérations exceptionnelles. Neymar et Mbappé étaient d’accord pour nous rejoindre. C’était une opportunité unique. Que devions nous faire dans un cas comme ça ? Nous avons décidé d’y aller de conclure ces transferts et ensuite de nous adapter (...) Je crois que dans cette affaire, les Espagnols ont mis beaucoup de pression. Le président de la Liga critique le transfert de Neymar. Ok, mais qu’il nous explique comment le Barça a acheté Neymar en 2013 ! Combien le club a vraiment payé Neymar ? Nous, au PSG, on fait les choses en toute légalité, en payant le montant de la clause libératoire".
Outre Tebas, les dirigeants de plusieurs grands clubs européens se sont montrés critiques envers le projet parisien. Florentino Perez n'est pas le plus véhément, mais Antero Henrique n'a guère apprécié sa façon de "draguer" Neymar lors de la dernière cérémonie du Ballon d'Or. "Parler d’un joueur d’un autre club le jour où Ronaldo gagne son cinquième Ballon d’or, ce n’est pas très sympa pour son joueur…".
Unai Emery
Enfin, Antero Henrique a répété qu'Unai Emery était l'homme de la situation dans la capitale. "Comme l'a dit le président en début de saison, nous sommes à 200 % derrière lui. 200 % ! Nous n'avons aucun doute sur lui et il a toute notre confiance". Le dirigeant se montre plus indécis sur l'avenir à long terme de l'Espagnol, alors que son contrat expire en juin prochain. "Je peux vous assurer que son contrat n'est un problème ni pour lui ni pour le PSG. Tout le monde est très tranquille avec ça (...) Nous ne sommes que mi-décembre, donc le moment n'est pas venu de parler de ce sujet", a-t-il conclu.




