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Winners and losers of the weekend GFX GOAL

Wirtz lance enfin sa saison, Mourinho fulmine et Højlund renaît : les gagnants et perdants du week-end

En Serie A, la lutte est plus indécise que jamais, avec seulement six points séparant les cinq premières équipes du classement, un écart qui pourrait encore se réduire si la Roma s’impose lundi soir. En Liga Portugal, en revanche, Porto et le Sporting CP prennent leurs distances avec Benfica, tenu en échec 2-2 dans des circonstances très controversées, provoquant la colère noire de José Mourinho.

Du côté de la Coupe d’Afrique des Nations, toujours aussi imprévisible et passionnante, les poids lourds que sont l’Algérie, le Nigeria et l’Égypte ont déjà validé leur billet pour les phases à élimination directe après seulement deux journées de phase de groupes. Ils devraient être rejoints par le pays hôte, le Maroc, ainsi que par le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Alors, qui sont les grands gagnants et les grands perdants du week-end ? GOAL fait le point ci-dessous.

  • wirtz Getty Images

    GAGNANT : Florian Wirtz

    Florian Wirtz n’a jamais été le responsable de l’effondrement de Liverpool à la fin du mois de septembre et, sur le plan du jeu, l’Allemand affichait déjà des prestations intéressantes depuis plusieurs semaines. Reste qu’à l’heure actuelle, les joueurs offensifs sont jugés presque exclusivement sur leurs statistiques. Et à l’approche de Noël, voir un joueur recruté pour plus de 100 millions d’euros toujours bloqué à zéro contribution décisive devenait difficilement défendable.

    Le déclic est enfin venu. Après avoir délivré sa première passe décisive contre Tottenham le 20 décembre, sur une ouverture subtile pour Alexander Isak, Wirtz a débloqué son compteur buts samedi face à Wolverhampton, lors d’un succès 2-1. Un but bien construit, célébré avec un mélange évident de soulagement et de joie.

    « La sensation sur le terrain, avec les supporters autour, était incroyable, confiait-il à Sky Sports. J’étais sûr que ça finirait par venir. J’aurais aimé marquer et faire marquer plus tôt, mais il faut accepter les choses telles qu’elles arrivent. Maintenant, je veux enchaîner. »

    Libéré mentalement, le milieu offensif de 22 ans devrait désormais enchaîner les buts à Anfield.

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  • Egypt-vs-South-Africa-match-at-the-African-Cup-of-Nations-2025-GAFP

    PERDANTS : Les détracteurs de Mohamed Salah

    Mohamed Salah a clairement commis une erreur en exposant publiquement ses différends avec Arne Slot et certaines figures du club. Même s’il estimait avoir des arguments, sa sortie médiatique est apparue maladroite, voire égoïste, dans une période déjà délicate pour Liverpool.

    Pour autant, les critiques qui ont suivi ont largement dépassé le cadre du raisonnable. Certains consultants et journalistes semblaient attendre ce moment pour salir l’image du joueur, allant jusqu’à remettre en cause son héritage historique au club.

    Salah a répondu de la meilleure manière possible : sur le terrain. En Coupe d’Afrique des Nations, l’Égyptien a enchaîné deux prestations décisives. D’abord avec un but à la 91e minute contre le Zimbabwe, puis en transformant le penalty qu’il avait lui-même provoqué face à l’Afrique du Sud, offrant la qualification aux Pharaons pour les huitièmes de finale.

    L’avenir de Salah à Liverpool reste incertain, mais une chose est claire : les rumeurs sur son déclin sont largement exagérées. Il demeure l’un des joueurs les plus décisifs de la planète.

  • FBL-ITA-SERIEA-ATALANTA-INTERAFP

    GAGNANT : La course au titre de la Serie A

    Les premières manœuvres psychologiques ont déjà commencé dans la lutte pour le Scudetto. Après la victoire de Naples à Crémone, Antonio Conte a tenté de réduire la course au titre à un duel entre les trois clubs les plus riches : l’Inter, la Juventus et l’AC Milan.

    Une lecture immédiatement contestée par le directeur général de l’Inter, Beppe Marotta, rappelant que Naples est le champion en titre et s’est considérablement renforcé durant l’été, faisant du club « le principal candidat à sa propre succession ».

    Dans les faits, chaque prétendant a de solides arguments. L’Inter, leader, reste parfois friable dans les grands rendez-vous sous Christian Chivu, mais a montré une vraie solidité mentale en s’imposant à Bergame grâce à Lautaro Martinez. Milan dispose sans doute du joueur le plus décisif du championnat actuellement, Christian Pulisic, et l’absence de compétitions européennes pourrait peser lourd au printemps. Naples a parfaitement réagi après la colère de Conte à Bologne, avec cinq victoires sur les six derniers matches et un succès en Supercoupe. Quant à la Juventus, Luciano Spalletti façonne progressivement son équipe, désormais quatrième après trois succès consécutifs.

    La Roma n’est pas hors course non plus : cinquième, elle peut revenir à trois points de l’Inter en cas de victoire contre le Genoa.

    Tout indique donc que la Serie A nous offrira une nouvelle lutte pour le titre passionnante en 2026.

  • chelsea-enzo-maresca(C)Getty Images

    PERDANT : Enzo Maresca

    Fin novembre, après avoir accroché Arsenal (1-1) malgré une infériorité numérique pendant plus d’une mi-temps, Chelsea était encore présenté comme un prétendant crédible au titre. Un mois plus tard, le décor a radicalement changé. Avec une seule victoire sur leurs cinq matches disputés en décembre, les Blues luttent désormais pour rester dans le top 4.

    La défaite 2-1 à domicile face à Aston Villa, samedi, a fait chuter Chelsea à la cinquième place, à 13 points du leader Arsenal. Une claque comptable qui remet Enzo Maresca sous une pression maximale.

    Déjà critique sur le manque de soutien interne après la victoire contre Everton le 13 décembre, l’Italien semble aujourd’hui plus isolé que jamais. Les rumeurs de tensions avec Cole Palmer ont trouvé un écho inquiétant dans la réaction furieuse du joueur au moment de sa sortie face à Villa.

    Chelsea devrait logiquement se relancer contre Bournemouth, mais un chiffre inquiète : aucune équipe n’a perdu plus de points à domicile après avoir mené que les Blues cette saison (11). Un nouveau faux pas mardi pourrait rendre la situation de Maresca intenable… à peine six mois après avoir remporté la Coupe du monde des clubs.

  • SSC Napoli v AC Milan - Supercoppa Italiana SemifinalGetty Images Sport

    GAGNANT : Rasmus Hojlund

    Après avoir été décisif dans le sacre de Naples en Supercoupe d’Italie, Rasmus Højlund a publié une photo de lui avec le trophée accompagnée d’un message limpide : « Voilà à quoi ressemble une bonne décision. » Difficile de le contredire.

    Son départ de Manchester United pour Naples ressemble à un tournant majeur. L’attaquant danois a enchaîné après Riyad avec un doublé lors du succès 2-0 à Crémone. Avec six buts en Serie A cette saison, il a déjà fait mieux que sur l’ensemble de son exercice 2024-2025 en Angleterre.

    Dès l’été, le mariage avec Antonio Conte semblait prometteur, tant le technicien italien sait relancer les attaquants en difficulté. Et le plus encourageant reste à venir, selon son entraîneur.

    « Højlund peut encore énormément progresser, a expliqué Conte. Il commence à comprendre les bons déplacements, quand conserver le ballon, quand attaquer l’espace. Il est de mieux en mieux connecté au collectif. Dans mon football, les attaquants ont un rôle central, et sa marge de progression est énorme. »

    À 22 ans, Højlund semble enfin sur la trajectoire attendue.

  • FBL-ENG-PR-MAN UTD-NEWCASTLEAFP

    PERDANT : Newcastle à l'extérieur

    Eddie Howe a défendu la prestation de Newcastle après la défaite 1-0 à Old Trafford. « La performance était bonne », a-t-il assuré. Sur le papier, les chiffres lui donnent partiellement raison : 67 % de possession. Mais dans les faits, les Magpies n’ont jamais réellement semblé capables de faire craquer Manchester United, ne se procurant qu’une seule occasion franche.

    Howe a pointé du doigt le rythme haché de la rencontre et le temps de jeu effectif réduit. Une remarque presque ironique, tant Newcastle est l’une des équipes les plus adeptes de la gestion du tempo et des interruptions.

    Surtout, ce nouveau revers s’inscrit dans une tendance alarmante. Newcastle n’a remporté qu’un seul de ses 12 derniers matches à l’extérieur. Parmi les équipes installées durablement en Premier League, seule Wolverhampton affiche un bilan pire sur la période.

    Si cette spirale négative se poursuit à Burnley mardi, le club, actuellement 14e, pourra dire adieu à ses ambitions de qualification en Ligue des champions.

  • TOPSHOT-FBL-ENG-PR-SUNDERLAND-LEEDSAFP

    GAGNANT : Dominic Calvert-Lewin

    Y a-t-il une série plus improbable actuellement en Premier League que celle de Dominic Calvert-Lewin, buteur lors de six matches consécutifs avec Leeds ? Même Harry Kane n’avait jamais réalisé une telle performance en Angleterre.

    Le potentiel de Calvert-Lewin n’a jamais fait débat, mais lorsqu’il a quitté Everton en juin, tout laissait penser que ses meilleures années étaient derrière lui. Plus sélectionné en équipe d’Angleterre depuis quatre ans, auteur de seulement trois buts lors de sa dernière saison sur la Mersey, l’attaquant semblait en bout de course.

    Un mois plus tard, le scénario a radicalement changé. Avec sept buts inscrits en six rencontres, Calvert-Lewin a joué un rôle majeur dans la remontée de Leeds, désormais sept points au-dessus de la zone de relégation. Interrogé sur Match of the Day après son but égalisateur à Sunderland (1-1), l’ancien Toffee n’a pas caché ses ambitions internationales.

    « Bien sûr que j’y pense », a-t-il confié. « Je me sens bien, fort, et j’aime jouer avec ce groupe. J’ai connu beaucoup de hauts et de bas, ça a été un vrai test mental, mais j’ai continué à y croire. »

    À 28 ans, Calvert-Lewin semble enfin avoir relancé sa carrière.

  • PERDANT : José Mourinho

    Troisième au classement, Benfica devait absolument s’imposer à Braga pour rester dans la course au titre. Et les hommes de José Mourinho pensaient avoir fait le plus dur lorsque Samuel Dahl a donné l’avantage aux Lisboètes à 16 minutes de la fin.

    Mais Richard Ríos, à l’origine de l’action, a été sanctionné pour un duel jugé fautif, dans une décision très sévère. Le but a été annulé, et le match s’est terminé sur un score de parité. Un scénario que Mourinho n’a évidemment pas digéré.

    « Nous avons gagné 3-2 », a-t-il lancé, ironique, en conférence de presse. « Une grande victoire. Une très bonne deuxième mi-temps, trois buts parfaitement valables… »

    Le technicien portugais a ensuite ciblé le VAR et dénoncé une justice à géométrie variable. « Certains clubs gagnent avec des erreurs, d’autres perdent des points à cause d’erreurs. »

    Une sortie typiquement mourinhienne, symptomatique de la tension qui entoure Benfica dans ce sprint pour le titre.

  • GAGNANT : Aston Villa

    Aston Villa semble déterminé à ridiculiser les statistiques avancées. La victoire 2-1 à Chelsea en est un nouvel exemple frappant. Totalement inoffensifs en première période, incapables de se créer la moindre occasion, les hommes d’Unai Emery ont pourtant renversé la rencontre après la pause.

    Grâce à un coaching encore décisif et un doublé d’Ollie Watkins, entré en jeu, Villa a surclassé Chelsea en seconde période et décroché un succès logique… malgré des xG défavorables.

    Emery continue d’assurer que son équipe n’est « pas vraiment » candidate au titre, mais les faits sont là : huit victoires consécutives en Premier League, onze toutes compétitions confondues, un record du club égalé. Et en cas de succès à l’Emirates mardi, Villa reviendrait à hauteur d’Arsenal.

    Les chiffres annoncent une fin de série imminente. Villa, elle, prend visiblement un malin plaisir à leur donner tort.

  • Parma Calcio 1913 v ACF Fiorentina - Serie AGetty Images Sport

    PERDANT : La lutte pour la survie de la Fiorentina

    Le large succès 5-1 contre l’Udinese réduit à dix, le 21 décembre, avait redonné un mince espoir à la Fiorentina. Mais la défaite 1-0 à Parme, samedi, a replongé la Viola dans le doute.

    À ce stade, le club n’est qu’à cinq points du maintien, mais l’atmosphère autour du Stadio Artemio Franchi est délétère. Fabio Paratici doit succéder à Daniele Pradè au poste de directeur sportif, mais les spéculations vont déjà bon train sur un possible limogeage de Paolo Vanoli, nommé en novembre et auteur de seulement cinq points depuis son arrivée.

    Le nom de Stefano Pioli circule à nouveau, tandis que Moise Kean, en grande difficulté cette saison, pourrait quitter le club dès janvier. Entre instabilité sportive, tensions internes et colère des supporters, la Fiorentina avance vers une fin de saison sous haute tension.

    Sans plan clair et rapide, l’un des clubs les plus emblématiques du football italien pourrait retrouver la Serie B la saison prochaine.

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