Le Real Madrid a remis l'église au centre du village, et Kylian Mbappé en est le grand architecte. Dans le chaudron de la Cerámica, face à un Villarreal accrocheur mais malheureux, les Merengues ont livré une prestation de patron pour s'imposer avec autorité (0-2). Alvaro Arbeloa, dont le plan de jeu commence à porter ses fruits, voit son équipe reprendre provisoirement le fauteuil de leader au Barça, mettant une pression maximale sur le rival catalan. Le Real a retrouvé de la solidité, de la solidarité, et surtout son facteur X français, plus indispensable que jamais.
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AFPFoyth au tapis, Güler à la baguette
La première période fut un combat d'une intensité folle, un ping-pong tactique où les défenses ont pris le pas sur les attaques. Si le spectacle était au rendez-vous, le drame aussi. Juan Foyth, le roc argentin du Sous-marin jaune, s'effondrait, victime d'une probable rupture du tendon d'Achille (23e). Un coup dur qui n'a pas refroidi les ardeurs locales, portées par un Gerard Moreno inspiré. Côté madrilène, c'est Arda Güler qui a illuminé le jeu, distillant les caviars, tandis que Vinicius, nerveux, peinait à faire la différence face au jeune Pau Navarro.
Getty Images SportMbappé, le renard et l'artiste
Mais le Real sait piquer quand il faut. Dès le retour des vestiaires, Vinicius trouvait enfin l'ouverture côté gauche. Son centre, mal repoussé par Pape Gueye, atterrissait dans les pieds de l'inévitable Kylian Mbappé. En vrai renard des surfaces, le Français ne se faisait pas prier pour fusiller Luiz Junior (46e). 0-1. Villarreal a eu l'occasion de revenir, notamment sur une combinaison géniale entre Parejo et Gerard Moreno, mais la reprise de l'attaquant espagnol s'envolait dans le ciel de Castellón.
Getty Images SportLa Panenka pour clore le bal
Le Real, solide et bien en place autour d'un Camavinga retrouvé en seconde période, a géré son avantage avant de porter l'estocade finale. Dans les arrêts de jeu, Mbappé, encore lui, provoquait un penalty face à Pedraza. Avec un sang-froid glaçant, le capitaine des Bleus s'offrait un doublé d'une Panenka audacieuse (90e+2), avant d'aller célébrer avec Brahim Diaz. 21 buts en Liga pour le Français, qui porte littéralement l'attaque blanche sur ses épaules.
Getty Images SportPression sur le Barça
Ce succès est bien plus qu'une simple victoire. C'est la confirmation que le Real Madrid, sous la houlette d'Arbeloa, a retrouvé une âme et une colonne vertébrale. Solides, réalistes et guidés par un Mbappé stratosphérique, les Madrilènes envoient un message clair à Barcelone : pour le titre, il faudra compter sur eux jusqu'au bout. Le ballon est désormais dans le camp des Blaugranas.



