
Sergueï Semak, Souza, Koji Nakata... retour sur les 10 flops historiques du mercato d'hiver en Ligue 1

1Lacina Traoré (AS Monaco)
Le passage de Lacina Traoré à l'AS Monaco aura été sinueux et semé d'embûches. Attaquant référencé en Russie, l'Ivoirien signe en janvier 2014 à l'ASM mais est prêté dans la foulée à Everton car Claudio Ranieri n'en veut pas. Revenu blessé, Lacina Traoré peine à retrouver son meilleur niveau et c'est le début de la galère. Placé sur la liste des transferts début 2015, puis revenu dans les grâces avec le départ de Martial l'été suivant, l'Ivoirien parvient à jouer et marque quelques buts. Mais c'est bien trop insuffisant au vu des ambitions monégasques. Certes, il est le meilleur buteur de l'ASM en 2014-2015 mais seulement avec dix buts, un faible total pour un avant-centre. Depuis lors, Lacina Traoré a enchaîné des prêts au CSKA Moscou (buteur face à Monaco en C1), à Gijon et cette saison à Amiens sans convaincre aucun club de l'arracher à l'AS Monaco. Un boulet trainé depuis quelques saisons par le club de la principauté.
2André (Bordeaux)
Grand espoir brésilien, André arrive le dernier jour du mercato d'hiver en 2011 en provenance du Dynamo Kiev dans le cadre d'un prêt avec option d'achat obligatoire à hauteur de 8 millions d'euros. Le Brésilien, ambitieux, déclare vouloir marquer 40 buts. Le premier se fait encore attendre. Alors que les Girondins avaient beaucoup misé sur lui, le passage d'André sera un énorme échec. L'ailier formé à Santos (28 buts en 51 matches) aura disputé seulement huit matches en Gironde barré par la concurrence et n'ayant pas réussi à convaincre Jean Tigana. Il est prêté en juillet au Brésil et ne remettra plus jamais les pieds à Bordeaux.
3Serguei Semak (PSG)
Bourreau du PSG avec un triplé au Parc des Princes sous les couleurs du CSKA Moscou en Ligue des champions, Sergueï Semak est recruté un peu plus d'un mois après lors du mercato hivernal contre 2,5 millions d'euros à la demande de Vahid Halilhodzic, entraîneur de l'époque. En difficulté en Ligue 1, le club de la capitale espère se relancer avec le milieu de terrain russe. Et bien la greffe ne prendra jamais. Le Semak aperçu au Parc des Princes au mois de décembre ne se hissera jamais à ce niveau avec le PSG. L'international russe a montré beaucoup de lacunes devant le but et son mental pour supporter la pression a été défaillant. En une année, il aura disputé vingt-six matches pour marquer seulement un but en Ligue 1. Sergueï Semak fera ses bagages en février 2006, après avoir manifesté son envie de quitter le club de la capitale afin de retourner en Russie au FK Moscou contre 3 millions d'euros. C'est sûrement le seul aspect positif de son passage au PSG. La légère plus value réussie avec Semak.

4Georgie Welcome (AS Monaco)
Que dire de Georgie Welcome... Arrivé en même temps que Pascal Feindouno et Benjamin Moukandjo pour aider l'AS Monaco en difficulté en Ligue 1 à se sauver, l'attaquant hondurien n'aura pas l'impact espéré. Prêté par le CD Motagua, l'ancien pêcheur a marqué deux buts en quinze matches de Ligue 1 et aura fait partie de l'équipe ayant été reléguée en Ligue 2. Après la relégation de l'AS Monaco, le club du rocher, pas convaincu par ses performances et son niveau, décide de ne pas le conserver.
5Willamis Souza (PSG)
Plus connu sous le nom de Souza, le Brésilien lié à jamais à Everton Santos, son compatriote, arrivé le même hiver que lui, aura scellé son destin avec lui jusqu'au bout en connaissant le même sort. Une petite saison et puis s'en va pour le milieu de terrain brésilien. Il n'aura jamais réussi à s'adapter au football européen et à la Ligue 1. S'il a tout de même joué plus et été plus rentable que son acolyte, Souza est lui aussi considéré comme l'un des plus grands flops de l'histoire du PSG. Alain Roche, à l'époque directeur sportif, traîne encore son transfert comme un boulet. Il faut dire que sa dizaine de matches sous les couleurs du club de la capitale ne plaident pas en sa faveur.
6Everton Santos (PSG)
Everton va forcément de pair avec Souza. La filière brésilienne et le PSG c'est une belle histoire d'amour. Quelques années après le passage de Ronaldinho, la tendance est à l'optimisme lorsque Everton et son acolyte arrivent dans le club de la capitale qui piétinne dans le ventre mou de la Ligue 1. À l'hiver 2008, Everton Santos, qui évolue au Corinthians, et est présenté comme un jeune brésilien à potentiel, s'engage avec le PSG. Tout le monde s'attend à une technique géniale, à du spectacle, à voir un joueur capable de faire se lever le Parc des Princes et bien pas du tout. L'attaquant ne fera même pas illusion dans la capitale. Il joue seulement un match de Ligue 1 sous les couleurs du PSG. Depuis il a enchainé les clubs brésiliens, et même une expérience au Japon et en Corée du Sud.
7Juan Angel Krupoviesa (OM)
Arrière gauche argentin recommandé par Diego Maradona, Juan Angel Krupoviesa apparaissait comme une belle opportunité pour l'OM au début de l'année 2008. Mais ce pari s'est finalement révélé perdant. Considéré comme le meilleur arrière gauche de l'Argentine, il avait été blessé au genou pendant près d'un an. Arrivé pour se relancer à Marseille, après avoir perdu sa place de titulaire à Boca Juniors, Krupoviesa a seulement laissé un mauvais souvenir sur la Canebière. En six mois, le latéral gauche argentin a disputé seulement huit matches. L'option d'achat n'a bien évidemment pas été levée par le club phocéen. Quatre ans après, il a mis un terme à sa carrière.

8Hamdan Al Kamali (OL)
Ce nom ne vous dit rien et c'est tout à fait normal. Arrivé dans le plus grand anonymat, Hamdan Al Kamali ne restera pas dans les annales de l'Olympique Lyonnais. Recruté pour ouvrir un marché intéressant pour les Gones, le défenseur de 23 ans arrivé en prêt d'Al-Wahda ne s'est jamais imposé faute de niveau chez le club rhodanien. L'international émirati ne restera en France que cinq petits mois et disputera au total huit matches avec l'équipe reserve de l'Olympique Lyonnais. Un but, quatre cartons jaunes et un rouge plus tard, Hamdan Al Kamali est rentré au pays. Revenu à Al-Wahda depuis, il effectue une carrière quelconque. Certainement l'un des plus gros manqués de la cellule de recrutement, au flair pourtant avisé, de l'OL.

9Koji Nakata (OM)
Tout le monde se souvient du contrôle raté de Koji Nakata dans la neige de Saint-Etienne. Une action résumant à merveille le passage de l'international japonais à Marseille. Arrivé dans les bagages de Philippe Troussier le 31 janvier 2005, Koji Nakata avait connu son baptême du feu à Saint-Etienne avec la séquence épique de son contrôle raté où il effectue une passe dans le vide. En décembre de la même année, l'international japonais a quitté l'OM dans l'indifférence totale avec seulement quinze matches disputés. D'après un sondage effectué par France Football, il est considéré comme l'une des pires recrues de l'histoire de l'OM. Une faute de goût totale.

10Fabien Barthez (FC Nantes)
Champion du monde 1998, Fabien Barthez a bel et bien sa place ici, même si cela peut surprendre. Revenu à Marseille en 2004, il rejoint Nantes à l'hiver 2006 après avoir annoncé la fin de sa carrière au mois d'octobre 2005. L'année de trop pour l'international français. Chez les Canaris, Fabien Barthez a disputé quatorze matches et a encaissé vingt-deux buts. Capable du meilleur comme du pire avec une belle boulette face à Sedan, il ne parvient pas à empêcher la descente du FC Nantes. Pris à partie par les supporters nantais à l'issue de la 38ème journée, il décide d'arrêter son aventure chez les Canaris. "Je ne vais pas rejouer avec Nantes. Je ne me sens pas prêt à vivre comme cela. Je ne me sens plus en sécurité là-bas et je préfère partir", avait annoncé Fabien Barthez au micro de RMC. Une dernière pige à oublier pour le champion du monde 1998.