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Scandale en vue à la Coupe du monde : un participant menace la FIFA d'interrompre les matchs

Avant même le coup d’envoi du premier match de la Coupe du monde, jeudi, entre le Mexique, pays hôte, et l’Afrique du Sud, plusieurs zones d’ombre politiques planent sur le tournoi. 

Outre le refus, pour le moins controversé, d’accorder l’entrée sur le territoire américain au meilleur arbitre africain, Omar Artan, originaire de Somalie, la guerre entre les États-Unis et l’Iran, autre participant à la compétition, alimente des informations quasi horaires sur une possible escalade pendant la phase finale de la Coupe du monde.

  • Le ministre iranien des Sports, Ahmed Donjamal, a adressé un avertissement sans équivoque à la FIFA et aux organisateurs américains : tout « slogan politique » entendu dans les tribunes pendant les matchs de groupe de l’Iran entraînera l’arrêt immédiat de la rencontre, a-t-il prévenu, selon le site sportif Varzesh3. La FIFA aurait déjà été informée de cette position. 

    La FIFA doit également veiller à ce que seul le drapeau officiel de la République islamique soit introduit dans les stades par les spectateurs. Si, par exemple, un ancien drapeau persan venait à être exhibé, l’équipe iranienne quitterait immédiatement la pelouse. Orné d’un lion et d’un soleil, cet étendard est perçu comme un symbole de l’opposition et est régulièrement brandi lors de manifestations contre le régime, y compris à l’étranger.

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  • Iran WMGetty Images

    L’Iran disputera deux matches de la phase de groupes de la Coupe du monde dans la ville surnommée « Teherangeles ».

    Une telle interdiction s’avérera toutefois difficile à appliquer, eu égard au lieu où se dérouleront deux des matches de groupe de l’Iran. L’équipe, qui a installé son camp de base à Tijuana, au Mexique, en raison du conflit avec les États-Unis et de restrictions d’entrée contestées imposées au staff et aux joueurs, disputera en effet ses deux premières rencontres à Los Angeles : d’abord contre la Nouvelle-Zélande, puis face à la Belgique.

    Une grande partie des quelque deux millions d’Américains d’origine iranienne vit dans la Cité des Anges et ses environs. On comprend pourquoi on parle de « Teherangeles » : avec au moins 500 000 personnes d’origine iranienne, Los Angeles accueille la plus grande communauté iranienne de la diaspora. Des manifestations contre le système politique iranien sont donc à prévoir autour des matchs de l’équipe nationale, et peut-être même dans le stade.

  • US-POLITICS-ECONOMY-MILKENAFP

    Les États-Unis ont retiré à l’Iran ses billets pour la Coupe du monde.

    Selon la Fédération iranienne de football, les États-Unis auraient retiré in extremis les billets attribués à l’Iran pour ses matchs de groupe. Dans un communiqué, elle affirme que cette décision vise à « empêcher la présence de supporters iraniens dans les stades ».

    Selon les règles de la FIFA, 8 % des places pour chacun de ses matchs lui étaient réservées. L’instance avait déjà commencé à vendre des billets pour les rencontres de groupe contre la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte, toutes programmées aux États-Unis, après avoir reçu son contingent.

    « Dans une décision inattendue, les contingents attribués à la Fédération iranienne de football nous ont été retirés, et, dans les circonstances actuelles, nous ne sommes pas en mesure de mettre ne serait-ce qu’un seul billet à la disposition des supporters de l’équipe nationale », précise le communiqué. La fédération a qualifié cette décision de « contraire à l’esprit des compétitions internationales et au principe d’égalité entre les pays participants ».

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