Steven Gerrard ne mâche pas ses mots : « Ekitike me rappelle Fernando Torres. Si vous lui donnez de l'espace, il est trop rapide, vous ne pouvez pas l'attraper, il est mortel. » Cette comparaison, lourde de sens à Anfield, n'est pas usurpée. Contre Newcastle, Ekitike a montré toute sa palette : un but de renard au premier poteau, puis un raid solitaire dévastateur mêlant vitesse et technique.
Le contraste avec Erling Haaland est saisissant. Le Norvégien traverse une zone de turbulences inédite (un seul penalty marqué lors des sept derniers matchs). Si sa capacité à marquer reste hors norme sur la durée, son apport dans le jeu est de plus en plus pointé du doigt. Roy Keane l'a qualifié de "joueur de League Two" dans le jeu courant. Une exagération, certes, mais qui souligne une vérité : quand Haaland ne marque pas, il disparaît. Ekitike, lui, vit, dribble et crée, même dans les mauvais jours.






