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Euro W+Ls GFXGetty/GOAL

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Lens relance la Ligue 1, Liverpool respire : les gagnants et perdants du week-end européen

Si l’issue de la Bundesliga et de la Serie A semble de plus en plus se dessiner, la situation reste bien plus incertaine en Liga – et, fait plus surprenant, en Ligue 1. Quant à l’Écosse, c’est peut-être là que se joue la bataille pour le titre la plus palpitante du continent après un week-end particulièrement animé en tête du classement.

Alors, qui ont été les plus grands gagnants et perdants du week-end à travers l’Europe ? GOAL en a retenu cinq de chaque côté.

  • Liverpool v Brighton & Hove Albion - Emirates FA Cup Fourth RoundGetty Images Sport

    GAGNANT : Mohamed Salah

    Le temps de Mohamed Salah à Liverpool s’amenuise semaine après semaine. Sauf retournement de situation, “le Roi d’Égypte” quittera Anfield cet été, les Reds s’apprêtant à encaisser une dernière indemnité de transfert pour l’un des plus grands joueurs de leur histoire, à un an de la fin de son contrat. Et après une saison jusque-là contrastée, l’Égyptien a rappelé samedi pourquoi son départ laissera un vide immense.

    Pour la troisième fois sous le maillot de Liverpool, Salah a marqué, délivré une passe décisive et obtenu un penalty au cours d’une prestation de très haut niveau. Les hommes d’Arne Slot se sont imposés 3-0 face à Brighton en FA Cup, grâce également aux réalisations de Curtis Jones et Dominik Szoboszlai. Certes, ses performances ont souvent été irrégulières cette saison, et son penalty n’était que son septième but toutes compétitions confondues. Mais son activité et son engagement ont démontré qu’il reste déterminé à aller chercher des trophées, même si ces prochains mois devaient être les derniers sous le maillot rouge.

    « C’est très agréable de le voir marquer à nouveau, mais ce que j’apprécie le plus, ce n’est pas seulement ses buts – on peut presque s’y attendre – c’est aussi son travail défensif et l’aide qu’il apporte à l’équipe. C’est très positif », a souligné Slot après la rencontre.

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  • FBL-ENG-FACUP-MAN CITY-SALFORDAFP

    PERDANT : Phil Foden

    La FA Cup n’a pas offert un bol d’air à tout le monde. On pensait Phil Foden sur la voie du renouveau après une première partie de saison encourageante avec Manchester City, mais depuis le début de l’année civile, son rendement s’est nettement essoufflé. Voilà désormais plus de deux mois que l’international anglais n’a plus trouvé le chemin des filets, toutes compétitions confondues.

    Samedi, il espérait sans doute mettre fin à cette série face à Salford City, pensionnaire de League Two, titularisé par Pep Guardiola pour une affiche qui semblait déséquilibrée sur le papier. La saison passée, City avait infligé un cinglant 8-0 à cette même équipe en FA Cup. Cette fois, les champions d’Angleterre ont dû se contenter d’un succès 2-0 à l’Etihad Stadium, et Foden a fait partie des joueurs incapables de réellement peser face à une opposition pourtant largement inférieure.

    À quelques mois de la Coupe du monde, la situation devient préoccupante. Foden doit désormais se battre pour conserver sa place dans le groupe de l’Angleterre. Avec le retour en forme de Cole Palmer, la concurrence s’intensifie, et la lutte pourrait se résumer à un duel avec Eberechi Eze pour une place dans la liste de Thomas Tuchel. Au regard de leurs performances respectives ce week-end face à des équipes de divisions inférieures, l’avantage semble aujourd’hui pencher en faveur d’Eze, malgré ses propres difficultés en Premier League.

  • Real Madrid CF v Real Sociedad - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    GAGNANT : Trent Alexander-Arnold

    Phil Foden n’est pas le seul cadre en quête de rédemption aux yeux de Thomas Tuchel. Trent Alexander-Arnold traverse lui aussi une période charnière. Son arrivée au Real Madrid, freinée par des blessures, l’a fait reculer dans la hiérarchie des Three Lions. Depuis la prise de fonctions de Tuchel début 2025, l’ancien joueur de Liverpool n’a disputé que 26 minutes sous le maillot anglais.

    Mais sa prestation samedi face à la Real Sociedad pourrait bien rebattre les cartes. Titulaire pour la première fois depuis début décembre, Alexander-Arnold a livré une copie convaincante lors du succès 4-1 des Madrilènes contre une équipe basque invaincue depuis onze rencontres sous les ordres de Pellegrino Matarazzo. Il a notamment délivré une passe décisive de grande classe pour Gonzalo Garcia sur l’ouverture du score.

    À ce niveau-là, difficile d’imaginer qu’il ne soit pas du voyage en Amérique du Nord cet été. Son entraîneur Alvaro Arbeloa n’a d’ailleurs pas caché son admiration : il décrit un joueur “très intelligent”, capable de comprendre rapidement les consignes et d’évoluer aussi bien dans le couloir qu’à l’intérieur du jeu. Un profil hybride et moderne, précieux dans un football où la polyvalence est devenue essentielle.

  • Rayo Vallecano de Madrid v Atletico de Madrid - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    PERDANT : Atlético Madrid

    Il fut un temps où l’Atlético de Madrid était une certitude. Peu importe le contexte, l’équipe de Diego Simeone concédait très peu d’occasions et, même sans briller offensivement, trouvait presque toujours le moyen de faire la différence. Une mécanique froide, efficace, redoutable.

    Ces repères semblent aujourd’hui bien lointains. Les Colchoneros abordaient pourtant leur déplacement chez le Rayo Vallecano avec confiance, trois jours après avoir écrasé le FC Barcelone 4-0 en demi-finale aller de Coupe du Roi. Mais l’élan est retombé brutalement. Battus 3-0 par une formation menacée par la relégation et contrainte de jouer ses matches “à domicile” chez le voisin Leganés en raison de l’état de sa pelouse, les Madrilènes ont livré une prestation inquiétante.

    Jan Oblak n’a pas cherché d’excuses : “On ne peut pas perdre des matches comme ça. On ne peut pas jouer comme ça. En jouant ainsi, il sera difficile de rivaliser. Rayo a été bien meilleur, nous avons mérité de perdre.” Le constat est sévère, mais lucide.

    L’Atlético enchaîne désormais deux revers consécutifs en Liga, malgré deux succès éclatants en Coupe sur un score cumulé de 9-0. Les espoirs, déjà minces, de revenir sur le Real Madrid et le Barça semblent envolés. Pire encore, le Betis Séville n’est plus qu’à quatre points dans la course à la Ligue des champions. Simeone et les siens regardent désormais davantage derrière que devant.

  • FBL-ITA-SERIEA-INTER-JUVENTUSAFP

    GAGNANT : Inter

    Sans doute le match le plus spectaculaire du week-end en Europe. L’Inter a frappé un grand coup dans la course au Scudetto en dominant la Juventus (3-2) au terme d’un Derby d’Italia électrique à San Siro.

    La rencontre a basculé juste avant la pause. Après l’égalisation d’Andrea Cambiaso, auteur d’un but contre son camp puis d’une réaction immédiate, la Juventus s’est retrouvée à dix suite à l’expulsion aussi sévère qu’inattendue de Pierre Kalulu pour un second avertissement. Un tournant évident dans une partie déjà tendue.

    Pio Esposito a redonné l’avantage aux Nerazzurri à la 76e minute, avant que Manuel Locatelli ne relance encore le suspense. Mais dans un final incandescent et controversé, Piotr Zielinski a offert la victoire aux Milanais dans les toutes dernières secondes, déclenchant une explosion de joie dans les tribunes.

    “Ce sont des soirées dont on rêve quand on commence le football enfant”, a confié Esposito à Sky Sport Italia. “Le maximum que je pouvais espérer, c’était un but et une victoire. J’ai eu les deux.”

    Ce succès permet à l’équipe de Cristian Chivu de prendre huit points d’avance sur l’AC Milan en tête de la Serie A. Les Rossoneri ont certes un match en retard, mais avec Lecce et le Genoa au programme avant le derby milanais du 8 mars, l’Inter a désormais l’opportunité de presque sceller la défense de son titre avant la trêve internationale.

  • Como 1907 v ACF Fiorentina - Serie AGetty Images Sport

    PERDANT : Cesc Fabregas

    L’été dernier, l’Inter avait sérieusement envisagé de confier son banc à Cesc Fabregas. L’Espagnol avait finalement choisi de poursuivre l’aventure à Côme. Un choix courageux, et jusque-là payant : demi-finale de Coupe d’Italie et course au top 4 en Serie A.

    Le week-end aurait pu marquer un tournant. La défaite de la Juventus et le nul de la Roma contre Naples ouvraient une brèche inattendue. Côme n’a pas su s’y engouffrer. Battus 2-1 à domicile par une Fiorentina en difficulté, les Lombards ont manqué une occasion en or, dans un match conclu par l’expulsion d’Alvaro Morata en fin de partie.

    Fabregas n’a pas esquivé ses responsabilités. “Je suis contrarié de ne pas avoir réussi à faire comprendre aux joueurs l’importance du match. J’ai essayé de transmettre mon expérience, peut-être trop, mais ce n’était pas suffisant”, a-t-il reconnu. “Ce n’était pas un match de football en seconde période. On doit gagner ce type de rencontre avec la bonne énergie.”

    Lucide, l’ancien milieu d’Arsenal et du Barça a admis un problème d’attitude : “Nous avons manqué de désir. Je n’ai pas aimé la première mi-temps, et la seconde n’était pas vraiment du football.”

    Conséquence directe : Côme pointe désormais à six longueurs de la quatrième place occupée par la Roma. Et avec Milan puis la Juventus au programme cette semaine, la réalité d’un rêve européen se jouera très vite.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PARIS FC-LENSAFP

    GAGNANT : Lens

    La course au titre la plus indécise parmi les cinq grands championnats européens se joue peut-être en Ligue 1. Et ce week-end encore, le sommet a changé de propriétaire. Lens a repris la première place, avec un point d’avance sur le Paris Saint-Germain, battu 3-1 à Rennes vendredi.

    À l’issue de cette nouvelle contre-performance, Ousmane Dembélé n’a pas cherché d’excuses. “On doit montrer plus d’envie. On joue pour le Paris Saint-Germain pour gagner des matches. Si chacun joue pour soi, ça ne marchera pas”, a rappelé le Ballon d’Or. “La saison dernière, on mettait le club avant tout. Il faut retrouver ça.”

    Les Lensois ont patienté moins de 24 heures avant de répondre sur le terrain. En déplacement chez le Paris FC, le contexte aurait pu générer une forme de pression. Il n’en a rien été.

    Les hommes de Pierre Sage ont livré une démonstration (5-0) dans la capitale. Maîtrise collective, efficacité, sérénité : Lens avance avec constance et crédibilité. À ce rythme, l’idée d’un premier titre depuis 1998 ne relève plus du fantasme, mais d’une ambition assumée.

  • FBL-FRA-LIGUE1-MARSEILLE-STRASBOURGAFP

    PERDANT : Marseille

    Pendant de longs mois, Marseille s’est vu comme un candidat crédible au titre. Cette illusion s’est progressivement dissipée. Une série de résultats inquiétants a non seulement écarté l’OM de la course au sacre, mais a aussi coûté sa place à Roberto De Zerbi. Désormais, c’est même la qualification en Ligue des champions qui vacille.

    Pour la deuxième fois en trois semaines, les Marseillais ont dilapidé une avance de deux buts dans les vingt dernières minutes pour concéder un nul 2-2. Cette fois, c’est Strasbourg qui est reparti du Vélodrome avec un point, au terme d’un scénario déjà trop familier.

    L’OM n’a remporté que deux de ses sept derniers matches toutes compétitions confondues. Le constat est brutal : Lyon, en pleine dynamique positive, occupe désormais la troisième place qualificative pour la C1 avec cinq points d’avance.

    Comme si cela ne suffisait pas, le directeur sportif Medhi Benatia a quitté le club dans la foulée du départ de De Zerbi. À Marseille, la saison s’est transformée en course contre la montre pour éviter un nouvel effondrement. La crise, elle, ne fait plus de doute.

  • SV Werder Bremen v FC Bayern München - BundesligaGetty Images Sport

    GAGNANT : Harry Kane

    Après un léger passage à vide, le Bayern Munich a repris sa marche en avant vers le titre. Le succès 3-0 sur la pelouse du Werder Brême permet aux Bavarois de conserver six points d’avance sur le Borussia Dortmund, à l’approche d’un Klassiker décisif en fin de mois.

    La prestation collective n’a rien eu d’exceptionnel, mais la soirée a marqué un cap symbolique pour Harry Kane. Auteur d’un doublé, l’attaquant anglais est devenu le premier joueur de son pays à atteindre la barre des 500 buts en carrière, club et sélection confondus. Son total grimpe désormais à 41 réalisations en 35 matches cette saison avec le Bayern. Il a également transformé le 100e penalty de sa carrière professionnelle.

    Vincent Kompany a résumé la situation avec simplicité après la rencontre : « C’est Harry Kane, il a toujours marqué et il marquera toujours. » Une constance qui rapproche un peu plus Munich d’un nouveau sacre.

  • Claudio Braga Hearts 2025-26Getty Images

    PERDANT : Hearts

    Le rêve d’un titre en Écosse hors Old Firm est toujours vivant, mais la journée de dimanche a sérieusement compliqué la tâche de Hearts. Leader inattendu de la Premiership, le club d’Édimbourg a vu ses poursuivants revenir à grandes enjambées.

    Avant même d’entrer en scène à Ibrox, les hommes de Derek McInnes ont assisté au spectaculaire retournement du Celtic, revenu de 0-2 à 3-2 sur la pelouse de Kilmarnock grâce à un but dans le temps additionnel. Quelques heures plus tard, Hearts menait pourtant à deux reprises contre les Rangers. Mais chaque avantage a été effacé, avant que les Glaswegians ne s’imposent 4-2, portés par un triplé de Youssef Chermiti.

    Conséquence directe : l’écart en tête n’est plus que de deux points avec les Rangers, tandis que le Celtic, à trois longueurs, possède un match en retard. La pression change de camp.

    McInnes refuse toutefois de céder à la panique. « On a perdu une bataille, pas la guerre », a-t-il assuré en conférence de presse. Il rappelle que son équipe reste en tête à ce stade avancé de la saison, ce qui témoigne de la solidité du groupe. Mais avec onze journées encore à disputer et deux géants historiques lancés à pleine vitesse derrière eux, la marge d’erreur s’est considérablement réduite.

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