Il fut un temps où l’Atlético de Madrid était une certitude. Peu importe le contexte, l’équipe de Diego Simeone concédait très peu d’occasions et, même sans briller offensivement, trouvait presque toujours le moyen de faire la différence. Une mécanique froide, efficace, redoutable.
Ces repères semblent aujourd’hui bien lointains. Les Colchoneros abordaient pourtant leur déplacement chez le Rayo Vallecano avec confiance, trois jours après avoir écrasé le FC Barcelone 4-0 en demi-finale aller de Coupe du Roi. Mais l’élan est retombé brutalement. Battus 3-0 par une formation menacée par la relégation et contrainte de jouer ses matches “à domicile” chez le voisin Leganés en raison de l’état de sa pelouse, les Madrilènes ont livré une prestation inquiétante.
Jan Oblak n’a pas cherché d’excuses : “On ne peut pas perdre des matches comme ça. On ne peut pas jouer comme ça. En jouant ainsi, il sera difficile de rivaliser. Rayo a été bien meilleur, nous avons mérité de perdre.” Le constat est sévère, mais lucide.
L’Atlético enchaîne désormais deux revers consécutifs en Liga, malgré deux succès éclatants en Coupe sur un score cumulé de 9-0. Les espoirs, déjà minces, de revenir sur le Real Madrid et le Barça semblent envolés. Pire encore, le Betis Séville n’est plus qu’à quatre points dans la course à la Ligue des champions. Simeone et les siens regardent désormais davantage derrière que devant.