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Best-value January deals GFXGetty/GOAL

Guéhi, Endrick, Dro Fernández : les vraies bonnes affaires de janvier

Ces dernières années, le marché hivernal a pris une nouvelle dimension, avec plusieurs transferts majeurs conclus dès le mois de janvier. La cuvée actuelle s’est montrée plus calme, sans folie généralisée, mais elle a tout de même offert son lot de coups intelligents.

Un candidat au titre en Premier League a investi lourdement pour renforcer ses ambitions, les tensions entre grands clubs européens se sont encore invitées dans les négociations, et plusieurs jeunes talents ont profité de ce mercato pour enfin s’exprimer dans un environnement plus favorable.

GOAL dresse le classement des 10 recrues au meilleur rapport qualité-prix du mercato d’hiver.

  • Brighton & Hove Albion v Burnley - Premier LeagueGetty Images Sport

    10Pascal Groß (Borussia Dortmund → Brighton – 2 millions d’euros)

    On pourrait presque croire que Pascal Groß n’a jamais quitté Brighton. Et pourtant, l’Allemand était bien retourné à Borussia Dortmund à l’été 2024, pour ce qui ressemblait alors à un joli retour aux sources.

    Sauf que, malgré 49 apparitions lors de sa première saison, son temps de jeu s’est nettement réduit ces derniers mois. À 33 ans, Groß ne voulait pas s’effacer et a donc choisi de revenir là où il sait pouvoir peser immédiatement : Brighton & Hove Albion.

    Les Seagulls ont ainsi récupéré un cadre expérimenté, parfaitement intégré à l’environnement du club, pour un peu plus de 2 millions d’euros, soit bien moins que les près de 9 millions déboursés par Dortmund dix-huit mois plus tôt.

    Un choix assumé par le joueur, qui ne cache pas son objectif : retrouver du rythme, de l’influence… et rester visible en vue de la Coupe du monde. Un pari gagnant-gagnant, sportif comme financier.

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  • Rayan Bournemouth 2025-26Getty Images

    9Rayan (Vasco da Gama → Bournemouth – 35 millions d’euros)

    Voir un jeune talent brésilien annoncé du côté du Bayern ou du Barça… pour finalement signer à AFC Bournemouth, c’est révélateur de l’attractivité actuelle de la Premier League. Et une nouvelle fois, les Cherries ont frappé juste.

    Après avoir vendu Antoine Semenyo à Manchester City, Bournemouth a réinvesti intelligemment en misant sur Rayan, recruté pour un peu plus de 35 M€, soit à peine la moitié du montant encaissé quelques semaines plus tôt.

    À seulement 19 ans, Rayan affiche déjà plus de 100 matches professionnels avec Vasco da Gama. Polyvalent sur tout le front de l’attaque, il n’a pas tardé à montrer qu’il pouvait encaisser l’impact du football anglais : passe décisive dès ses débuts à Wolverhampton, sans le moindre complexe.

    Bournemouth récupère l’un des profils les plus prometteurs d’Amérique du Sud, avec la certitude — ou presque — d’une future plus-value. Le joueur, lui, arrive dans un environnement reconnu pour faire éclore les talents. Un investissement lourd, mais loin d’être déraisonnable.

  • 8Oscar Bobb (Manchester City → Fulham – 31 millions d’euros)

    Même lorsqu’un jeune joueur ne grappille que quelques minutes à Manchester City, c’est rarement un hasard. Ces dernières saisons, Cole Palmer, Romeo Lavia ou Liam Delap ont démontré que passer par l’Etihad constituait souvent un label de très haut niveau.

    Le dernier à s’inscrire dans cette lignée s’appelle Oscar Bobb. Son départ vers Fulham a d’ailleurs suscité un réel regret chez certains supporters de City, preuve de l’estime dans laquelle le Norvégien était tenu en interne. Le club lui a même offert une sortie soignée, avec des mots chaleureux et un entretien d’adieu rare pour un joueur de son âge.

    À 22 ans, Bobb débarque à Craven Cottage avec un CV déjà bien garni : titres en Premier League, Supercoupe d’Europe et Coupe du monde des clubs. Surtout, il arrive avec une envie claire : jouer enfin régulièrement. Un point crucial à l’approche d’une Coupe du monde où la Norvège espère exister.

    Pour Marco Silva, ce renfort offensif était attendu. Fulham mise sur un talent déjà formé au très haut niveau, encore perfectible, et dont la marge de progression justifie pleinement un investissement estimé à environ 31 M€. Un pari mesuré, mais potentiellement très rentable.

  • 7Oleksandr Zinchenko (Arsenal → Ajax – 1,2 million d’euros)

    Il n’y a pas si longtemps, Oleksandr Zinchenko incarnait une petite révolution tactique en Premier League. À Manchester City, il s’était imposé comme un joueur décisif dans les grands rendez-vous, avant de franchir un cap supplémentaire à Arsenal en devenant l’un des symboles du latéral intérieur moderne.

    La dynamique s’est toutefois enrayée ces deux dernières saisons. Moins influent, plus exposé, Zinchenko a fini par perdre sa place dans la hiérarchie londonienne. Son prêt discret à Nottingham Forest n’ayant convaincu personne, il a été écourté afin de permettre aux Gunners de boucler une vente à prix cassé vers Ajax.

    Pour le géant néerlandais, le risque est mesuré. Zinchenko n’a signé qu’un contrat de six mois, signe d’une opération à court terme. Mais à ce tarif, environ 1,2 M€, l’Ajax s’offre un joueur à l’expérience européenne immense, au QI football élevé, et parfaitement compatible avec son ADN technique. S’il retrouve de la continuité, le pari pourrait rapidement se transformer en opportunité durable à la Johan Cruyff Arena.

  • FBL-FRA-LIGUE1-MARSEILLE-LENSAFP

    6Ethan Nwaneri (Arsenal → Marseille – prêt)

    Premier prêt de ce classement, et pas des moindres. Toutes les formules temporaires ne se valent pas : pour figurer ici, il faut que l’opération change réellement quelque chose pour le club qui accueille le joueur.

    Dans le cas de l’OM, en pleine course à la qualification pour la Ligue des champions, convaincre Arsenal de laisser partir Ethan Nwaneri relevait presque de l’exploit. Les Gunners répétaient depuis des mois que leur joyau ne bougerait pas cet hiver. Mais l’opportunité de poursuivre son développement dans un championnat plus formateur, sous la direction de Roberto De Zerbi, a fini par faire pencher la balance.

    À Londres, le discours est limpide : le temps de jeu prime. Mikel Arteta a reconnu que Nwaneri avait besoin de minutes pour ne pas freiner sa progression, rappelant aussi le précédent William Saliba, passé par Marseille avant d’exploser à Arsenal. Le choix de l’OM n’est donc pas anodin : projet exigeant, entraîneur réputé pour faire grandir les jeunes, contexte compétitif.

    Pour Marseille, c’est un prêt à fort potentiel immédiat. Pour Nwaneri, une exposition rare à 17 ans dans un club sous pression, où chaque match compte. Un pari gagnant-gagnant… à condition que le climat sportif reste stable sur la Canebière.

  • FBL-FRA-LIGUE1-LYON-PRESSERAFP

    5Endrick (Real Madrid à Lyon - prêt)

    En Ligue 1, l’OL a clairement remporté la bataille Endrick. Mis de côté à Madrid sous Xabi Alonso, le prodige brésilien avait surtout besoin d’une chose : du temps de jeu. À quelques mois de la Coupe du monde, rester dans l’ombre n’était plus une option.

    Le choix lyonnais s’est révélé payant, immédiatement. En quatre apparitions, Endrick a déjà inscrit quatre buts, devenant l’un des moteurs offensifs d’un Lyon lancé dans une lutte directe avec Marseille pour les places qualificatives en Ligue des champions. À ce rythme, les deux adolescents prêtés en Ligue 1 pourraient bien peser lourd dans cette course.

    Au-delà des chiffres, c’est l’intégration express du Brésilien qui frappe. Endrick parle d’une adaptation « presque parfaite », d’un groupe uni et d’une confiance clairement exprimée par la direction lyonnaise dès son arrivée. Un contexte idéal pour libérer un talent brut, encore en construction, mais déjà décisif.

    Pour Lyon, le coup est double : un renfort immédiat à coût maîtrisé et un projecteur braqué sur le club. Pour Endrick, c’est une rampe de lancement idéale avant l’échéance mondiale. Difficile de faire beaucoup mieux en termes de rapport impact/coût sur un mercato d’hiver.

  • Eintracht Frankfurt v Atalanta BC - UEFA Champions League 2025/26 League Phase MD5Getty Images Sport

    4Ademola Lookman (Atalanta → Atlético de Madrid – 40 M€)

    À 28 ans, Ademola Lookman arrivait à un moment charnière de sa carrière. Soit il franchissait enfin un cap vers un club de tout premier plan, soit il risquait de rester cantonné à un statut d’outsider de luxe. Après trois saisons et demie de très haut niveau à Bergame, la fenêtre semblait idéale.

    L’international nigérian avait pourtant déjà tout prouvé avec l’Atalanta, notamment ce triplé resté dans l’histoire face au Bayer Leverkusen invaincu lors de la finale de l’Europa League 2024. Un soir fondateur, qui a confirmé sa capacité à répondre présent sur la plus grande scène européenne.

    Son arrivée à l’Atlético tombe à point nommé. L’équipe de Diego Simeone manque d’étincelles offensives et cherche un joueur capable de faire basculer des matches fermés. Lookman coche toutes les cases : percussion, efficacité, expérience européenne… et un coût maîtrisé. Aux alentours de 40 millions d’euros, le transfert reste très loin des folies observées ces dernières années à Madrid.

    Pour l’Atlético, c’est un pari mesuré mais ambitieux. Pour Lookman, enfin, l’accès à la dimension du club que son parcours et ses performances semblaient lui promettre depuis longtemps.

  • FBL-EUR-C1-MARSEILLE-PRESSERAFP

    3Angel Gomes (Olympique de Marseille → Wolverhampton Wanderers – prêt 1 M€)

    À première vue, le mouvement a de quoi surprendre. Angel Gomes quitte Marseille quelques mois seulement après y avoir signé librement en provenance de Lille, pour rejoindre un club quasiment promis à la relégation en Championship. Le contexte ne plaide pas vraiment en faveur d’un choix évident.

    Mais derrière ce transfert se cache une logique bien réelle. À 24 ans, l’international anglais (quatre sélections) obtient enfin l’opportunité de s’installer durablement en Premier League, où il n’avait jusque-là disputé que cinq matches avec Manchester United. À Wolverhampton, il est assuré d’un temps de jeu régulier, un argument décisif dans la trajectoire d’un joueur encore en quête de reconnaissance au plus haut niveau.

    Même en cas de descente des Wolves, Gomes garde la main. Si l’option d’achat est levée, il pourrait très bien forcer un départ dès l’été et permettre au club anglais de réaliser une plus-value immédiate. Un scénario loin d’être absurde.

    Au final, le grand perdant de l’opération pourrait bien être l’OM. Se séparer d’un joueur de ce profil pour une somme aussi modeste, autour d’un million d’euros, interroge forcément sur la stratégie sportive marseillaise à court et moyen terme.

  • Marc Guehi Man CityManchester City

    2Marc Guéhi (Crystal Palace → Manchester City – 23,5 M€)

    C’est sans doute l’entrée la plus clivante de ce classement. Faut-il vraiment saluer Manchester City pour avoir déboursé environ 23,5 millions d’euros pour un joueur dont le contrat expirait six mois plus tard ? Était-ce un coup de génie de lui offrir un salaire estimé à près de 350 000 € par semaine ? Ou simplement le résultat d’un club capable de « dire le chiffre le plus élevé » ? La question mérite d’être posée, dans une liste dédiée au rapport qualité-prix.

    Mais ce serait passer à côté de l’essentiel : l’intention. City savait qu’il devait agir vite pour renforcer une défense fragilisée par les blessures de Rúben Dias et Joško Gvardiol. Et Marc Guéhi était tout simplement l’une des meilleures options disponibles sur le marché. Surtout, il s’annonçait comme le gros agent libre de l’été, avec des clubs étrangers déjà bien avancés dans les discussions. En agissant dès janvier, le champion d’Angleterre a coupé court à toute concurrence.

    Sportivement, l’apport est immédiat : un international anglais confirmé, rompu aux exigences de la Premier League, capable de s’intégrer rapidement dans un collectif rodé. Ses débuts à l’Etihad ont été inégaux, mais le potentiel est évident.

    Sur le long terme, il est facile d’imaginer Guéhi empiler les trophées en bleu ciel. Et dans cette perspective, l’investissement pourrait bien s’avérer beaucoup plus rentable qu’il n’y paraît aujourd’hui.

  • Dro Fernandez PSG 2025-26Getty Images

    1Dro Fernández (FC Barcelona → Paris Saint-Germain – 8,3 M€)

    Le FC Barcelone traverse déjà une période financière suffisamment délicate pour se passer d’un nouveau symbole de fragilité. Le départ surprise de Dro Fernández, pur produit de La Masia, pour une somme très inférieure à sa valeur potentielle n’avait clairement rien de souhaitable au Camp Nou. Le seul maigre lot de consolation réside dans le fait que le Barça a tout de même obtenu un montant légèrement supérieur à la clause libératoire du joueur.

    « Le départ de Dro m’a surpris. Nous avions un accord pour prolonger son contrat à ses 18 ans, puis son agent nous a informés qu’il avait changé d’avis. Cela a été une situation désagréable », a reconnu Joan Laporta, un dossier qui pèsera forcément dans un contexte électoral déjà tendu pour le président blaugrana.

    Brillant durant la préparation estivale et utilisé avec parcimonie en début de saison 2025-2026, l’ailier a rapidement fait savoir qu’il souhaitait partir dès l’ouverture du mercato hivernal, déclenchant l’intérêt de plusieurs grands clubs européens. Paris Saint-Germain a finalement remporté la course, acceptant de payer un peu plus que la clause afin de préserver de bonnes relations institutionnelles avec Barcelone.

    Pour le Barça, la perte est amère. Pour le PSG, c’est un coup d’opportunisme assumé. Lors de la signature, Luis Enrique aurait glissé avec le sourire : « Signe ici, 50 buts et 50 passes décisives ». Une phrase qui résume assez bien les attentes immenses placées dans ce pari à faible coût, mais à très haut plafond.

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