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Manchester City, Jean-Philippe Mateta, Liverpool… les grands gagnants et perdants du mercato d’hiver 2026

Cela n’a toutefois pas empêché les débats de s’enflammer ces dernières semaines. L’inaction a parfois autant fait parler que les rares mouvements enregistrés, notamment chez des supporters frustrés de voir leur club rester immobile malgré des besoins évidents. À l’inverse, certains dossiers très avancés ont échoué à la dernière minute, parfois dans des circonstances malheureuses.

Dans ce contexte, GOAL fait le point sur les grands gagnants et les grands perdants du mercato d’hiver 2026.

  • GAGNANT: Endrick

    S’il n’est évidemment pas responsable du départ de Xabi Alonso du Real Madrid, Endrick symbolise malgré tout l’un des angles morts de son passage au Bernabéu. Le refus persistant de l’entraîneur basque de lui accorder du temps de jeu interroge encore davantage à la lumière des débuts tonitruants du Brésilien en Ligue 1.

    À Olympique Lyonnais, le phénomène de 19 ans n’a pas tardé à marquer les esprits : quatre matchs, quatre buts. Certes, le niveau d’exigence diffère de celui de la Liga, mais l’impact immédiat d’Endrick dépasse le simple contexte. Il joue libéré, décisif, et surtout avec une continuité qui lui avait cruellement manqué à Madrid, où il n’avait cumulé que 99 minutes sur toute la première moitié de saison.

    Cette renaissance tombe à point nommé. Elle relance très sérieusement sa candidature pour une place avec le Brésil en vue de la Coupe du monde, d’autant que la Seleção est désormais dirigée par Carlo Ancelotti, un entraîneur qui lui faisait déjà confiance à Madrid. À long terme, la concurrence de Kylian Mbappé limitera forcément son espace dans la capitale espagnole, mais Endrick a déjà réussi l’essentiel : rappeler à l’Europe qu’il reste un talent majeur en devenir.

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  • Manchester City v Wolverhampton Wanderers - Premier LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : Liverpool

    Sur le papier, Liverpool peut se féliciter d’avoir sécurisé la signature de Jeremy Jacquet, qui rejoindra les Reds en provenance de Stade Rennais cet été, malgré la concurrence de Chelsea et Manchester United. Le problème, c’est le timing. Liverpool avait besoin d’un défenseur central maintenant, pas dans six mois.

    L’option Marc Guéhi semblait naturelle après l’échec rocambolesque de son transfert l’an dernier depuis Crystal Palace, bloqué in extremis par Oliver Glasner. Mais Liverpool a refusé de payer, préférant attendre une arrivée libre en fin de saison. Guéhi, lui, n’a pas attendu et a filé à Manchester City, un camouflet difficile à digérer.

    Le constat est sévère : blessure longue durée de Giovanni Leoni, fragilité chronique de Joe Gomez, saison terminée pour Conor Bradley, pépins physiques à répétition pour Jeremie Frimpong, et l’échec du dossier Lutsharel Geertruida. Résultat : Arne Slot n’a plus que deux défenseurs centraux confirmés et bricole ailleurs.

    Jacquet incarne une promesse pour l’avenir, mais à court terme, Liverpool sort de ce mercato plus fragile qu’il n’y est entré. Dans ces conditions, viser le top 5 de Premier League – sans parler d’un trophée – ressemble davantage à un pari qu’à un plan.

  • Manchester City v Wolverhampton Wanderers - Premier LeagueGetty Images Sport

    GAGNANT : Manchester City

    Dépenser intelligemment en janvier est rarement chose aisée, et Manchester City en a fait l’amère expérience l’hiver dernier avec un mercato coûteux… et peu concluant. Cette fois, le club semble avoir corrigé le tir.

    En recrutant Marc Guéhi et Antoine Semenyo pour un total d’environ 84 millions de livres, City a réalisé un double coup particulièrement malin. Le cas Guéhi interpelle : payer 20 millions pour un joueur à six mois de la fin de son contrat peut surprendre, mais difficile de parler d’erreur pour un international anglais, dans la force de l’âge, qui a immédiatement stabilisé une défense minée par les blessures. Pep Guardiola en avait cruellement besoin.

    Semenyo, lui, s’est parfaitement fondu dans le collectif dès ses débuts à l’Etihad. Rien d’étonnant au vu de ce qu’il montrait à AFC Bournemouth, et encore moins quand on sait que plusieurs cadors de Premier League – Liverpool en tête – étaient sur le coup.

    Contrairement aux folies peu rentables de janvier dernier, ces arrivées ciblées ont déjà renforcé City de manière concrète. À ce stade, elles replacent clairement le club dans la course pour décrocher au moins un trophée d’ici la fin de la saison.

  • Sunderland v Crystal Palace - Premier LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : Crystal Palace

    Le 7 janvier, Oliver Glasner assurait encore que, sauf offre « très élevée », Marc Guéhi terminerait la saison à Selhurst Park. Un peu plus d’une semaine plus tard, le capitaine filait pourtant à Manchester City pour 20 millions de livres, une somme très loin du seuil évoqué par son entraîneur.

    Glasner, qui s’était déjà battu pour conserver Guéhi l’été dernier, a très mal vécu cet épisode. Dès le lendemain de l’annonce, il a surpris tout le monde en révélant qu’il quitterait Palace à l’issue de son contrat. Officiellement, aucun lien. Officieusement, après la défaite à Sunderland (2-1) le 17 janvier, l’Autrichien a parlé d’un sentiment d’« abandon » et reconnu que ses joueurs avaient eu « le cœur arraché » avant le match — une référence à peine voilée au départ de leur leader défensif.

    Depuis, le climat ne s’est pas apaisé. Le club a déboursé une somme record pour Jorgen Strand Larsen afin d’anticiper le départ de Jean-Philippe Mateta, mais le transfert de ce dernier vers AC Milan a capoté. Dans le même temps, Palace n’a pas réussi à finaliser la venue de Dwight McNeil, provoquant frustration et tensions en interne.

    L’arrivée de Brennan Johnson atténue à peine l’impression générale. Quelques mois après un sacre historique en FA Cup, les supporters voient peu à peu les figures clés de cette réussite s’éloigner. Un scénario brutal, qui laisse Palace fragilisé sportivement et institutionnellement — et qui rappelle à quel point le football moderne peut être impitoyable.

  • Aston Villa FC v FC Salzburg - UEFA Europa League 2025/26 League Phase MD8Getty Images Sport

    PERDANT : Harvey Elliott

    Le talent d’Harvey Elliott n’a jamais été un sujet de débat. L’été dernier, le milieu offensif a été l’homme fort de l’Euro Espoirs, meilleur joueur du tournoi après avoir porté l’Angleterre avec cinq buts. Le problème, pour lui, s’est posé ailleurs : à Anfield. L’arrivée de Florian Wirtz a définitivement bouché l’horizon dans son rôle préféré, au point de le pousser à quitter à contrecœur Liverpool, le club de son enfance.

    Son prêt à Aston Villa devait relancer sa trajectoire. L’accord incluait même une obligation d’achat de 35 millions de livres après dix apparitions, ce qui semblait une formalité au vu de ses premières minutes sous le maillot claret and blue. Sauf que nous sommes en février… et qu’Elliott n’a toujours disputé que sept matches toutes compétitions confondues.

    La réalité est brutale : contraint par le PSR, Villa n’a aucune envie d’investir sur un joueur qui ne convainc pas totalement Unai Emery. Et comme Elliott est désormais considéré comme indésirable à Liverpool, il se retrouve coincé. Impossible de rebondir ailleurs en janvier, la réglementation interdisant de jouer pour plus de deux clubs sur une même saison.

    Son premier match complet, la semaine dernière contre Red Bull Salzburg, a donné lieu à un message sincère sur Instagram — « Comme ça m’avait manqué ! » — suivi d’une réponse moqueuse de Tyrone Mings. Mais derrière l’anecdote, la situation reste préoccupante : Emery a répété que la position du club ne changerait pas.

    Une saison qui s’annonçait prometteuse ressemble désormais à une impasse frustrante pour l’un des jeunes talents les plus brillants de sa génération.

  • Atalanta BC v Parma Calcio 1913 - Serie AGetty Images Sport

    GAGNANT : Ademola Lookman

    Lundi soir, Ademola Lookman a officiellement tourné la page Atalanta. Un départ chargé d’émotion, marqué par le souvenir indélébile de Dublin en mai 2024 : un triplé en finale européenne, un trophée historique et la fin de 61 ans d’attente pour le club bergamasque. Une apogée, autant sportive que symbolique.

    En réalité, Lookman pensait déjà à l’ailleurs depuis ce sommet. Dès l’été suivant, il avait tenté de forcer un départ vers Inter, mais Atalanta avait repoussé une offre jugée insuffisante, espérant mieux. Avec le recul, le calcul s’est révélé perdant : peu en vue ensuite, l’ailier nigérian n’a ajouté que deux buts à son compteur avant que le club n’accepte, dans l’urgence de janvier, une offre inférieure de Atletico Madrid.

    Le club peut nourrir quelques regrets, et Lookman n’a pas toujours brillé par son élégance dans ce feuilleton. Mais l’essentiel est ailleurs. À 28 ans, après un parcours sinueux, l’ancien joueur de Premier League a enfin rejoint un véritable cador européen, à la hauteur de ses ambitions.

    Un transfert tardif, peut-être, mais une arrivée au sommet au moment clé de sa carrière.

  • Crystal Palace v Chelsea - Premier LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : Jean-Philippe Mateta

    Difficile d’imaginer un deadline day plus cruel. À part peut-être l’épisode Odemwingie, peu de joueurs ont vécu une fin de mercato aussi brutale que Jean-Philippe Mateta.

    Le contexte semblait pourtant idéal. Désireux de quitter un Crystal Palace en plein chaos, l’attaquant français voyait enfin s’ouvrir la porte d’un transfert rêvé vers AC Milan, une fois l’arrivée de Strand Larsen actée à Selhurst Park. Visite médicale passée à Londres, optimisme généralisé… avant le coup de massue.

    Des examens complémentaires effectués à Paris ont révélé un problème au genou, poussant Milan à se retirer du dossier. Pire encore : l’hypothèse d’une opération est désormais évoquée, avec une indisponibilité estimée à près de trois mois. Un scénario catastrophique pour un joueur qui espérait se glisser dans la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du monde nord-américaine.

    Contraint de revenir dans un club qu’il souhaitait quitter, mis à l’écart face à Nottingham Forest car jugé « pas dans le bon état d’esprit » par Oliver Glasner, Mateta se retrouve aujourd’hui dans une impasse sportive et mentale. Un mercato d’hiver qui devait changer sa carrière pourrait au contraire l’avoir stoppée net.

  • SS Lazio v Genoa CFC - Serie AGetty Images Sport

    PERDANT : Lazio

    La Lazio a bien arraché une victoire précieuse vendredi soir face à Gênes, grâce à un penalty transformé à la… 100e minute. Mais ce succès (1-0) a surtout mis en lumière un malaise bien plus profond que le simple classement : à peine 5 000 spectateurs étaient présents au Stadio Olimpico, la majorité des supporters ayant choisi de faire grève pour dénoncer l’absence d’ambition sportive du club.

    Un geste fort, assumé, et même compris par Maurizio Sarri, loin de blâmer les tifosi. Visiblement affecté, l’entraîneur a parlé d’un « acte d’amour », reconnaissant implicitement le fossé qui s’est creusé entre la direction et son public.

    La colère est facile à comprendre. Durant le mercato d’hiver, la Lazio a recruté cinq joueurs… pour environ la moitié des sommes récupérées en vendant deux cadres, Valentín Castellanos et Matteo Guendouzi, dès les premiers jours de janvier. Un signal désastreux pour un club censé jouer l’Europe.

    La situation s’est encore dégradée lorsque le président Claudio Lotito a été filmé en train d’imputer les départs de joueurs à Sarri. Une sortie qui a profondément agacé le technicien, lequel a répliqué publiquement en expliquant que certains joueurs souhaitaient partir faute de « projet et d’ambition » au sein du club.

    Même le dossier Alessio Romagnoli, finalement retenu malgré une offre d’Al-Sadd, a viré au symbole : selon son entourage, le défenseur attendrait toujours des arriérés de salaire.

    Dans ce climat délétère, la victoire contre Gênes ressemble presque à un détail. À Rome, la fracture entre les tribunes, l’entraîneur et la direction est désormais ouverte. Et rien n’indique que la fronde des supporters soit près de s’éteindre.

  • FBL-EUR-C1-PSG-TRAININGAFP

    GAGNANT : Paris Saint-Germain

    Le PSG a encore frappé là où ça fait mal pour le FC Barcelone. Après Neymar, Xavi Simons, Lionel Messi ou Ousmane Dembélé, le club parisien a convaincu Dro Fernandez de quitter la Masia pour le Parc des Princes durant le mercato hivernal.

    Le parallèle se situe évidemment plus près de Xavi Simons que de Neymar, mais la réaction catalane suffit à mesurer l’ampleur de la perte. À seulement 18 ans, Dro était considéré comme l’un des profils offensifs les plus prometteurs de sa génération. Le PSG a déboursé 8 millions d’euros, soit deux de plus que sa clause libératoire, officiellement pour ménager les relations avec le Barça. En vain.

    Le président Joan Laporta a parlé d’une « situation désagréable », révélant qu’un accord était déjà ficelé pour prolonger le joueur à sa majorité. Une version confirmée, avec beaucoup plus d’amertume, par Hansi Flick, qui avait intégré Dro à la tournée estivale en Asie avant de lui offrir ses débuts professionnels.

    Sans attaquer frontalement l’entourage du joueur, Flick a clairement laissé entendre que les décisions n’avaient pas été prises par le principal intéressé. Message limpide : Barcelone estime s’être fait doubler.

    Résultat des courses : le Barça perd un nouveau joyau avant même d’avoir pu en mesurer pleinement le potentiel, tandis que le PSG continue de renforcer sa stratégie d’anticipation sur les talents européens. Une victoire symbolique, mais révélatrice d’un rapport de force qui, une fois encore, a tourné en faveur de Paris.

  • TOPSHOT-FBL-FRA-LIGUE1-RENNES-NICEAFP

    PERDANT : La défense de Chelsea

    À 48 heures de la fermeture du mercato, tout indiquait que Chelsea avait pris l’avantage dans le dossier Jeremy Jacquet. Sky Sports allait même jusqu’à affirmer que le défenseur français ne jurait que par Stamford Bridge.

    La désillusion n’en a été que plus brutale lorsque Jacquet a finalement choisi Liverpool, avec une arrivée programmée pour l’été. Un camouflet pour les Blues, d’autant plus mal vécu que le club n’a pas réellement compensé cet échec.

    La réponse de Chelsea s’est limitée au rappel de Mamadou Sarr, rapatrié de son prêt à Strasbourg. Un retour qui ressemble davantage à un pansement qu’à une solution structurelle, tant le problème est profond dans l’axe défensif. Jacquet n’aurait de toute façon pas apporté l’expérience qui manque cruellement à un effectif déjà très jeune.

    Le constat est sévère mais clair : malgré des centaines de millions investis ces dernières années, le projet de Todd Boehly a surtout empilé les talents offensifs et techniques, en laissant le secteur défensif orphelin de cadres, de leadership et de garanties au plus haut niveau.

    La crainte, désormais, est que cette fragilité chronique à l’arrière ne coûte cher dans la course au top 4 — et donc à la qualification pour la prochaine Ligue des champions. Un scénario qui placerait inévitablement la politique de recrutement de Chelsea sous une pression encore plus forte.

  • Al Nassr v Al Taawoun: Saudi Pro LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : Cristiano Ronaldo

    Al-Nassr s’est rapproché à un point du leader Al-Hilal lundi grâce à une victoire 1-0 sur le terrain d’Al-Riyadh. Un succès capital… auquel Cristiano Ronaldo n’a pas pris part. Ni blessé, ni malade : selon plusieurs sources concordantes, la star portugaise aurait tout simplement refusé de jouer, en signe de protestation contre l’inaction du club sur le marché hivernal.

    Ronaldo aurait mal vécu la politique du Public Investment Fund (PIF), propriétaire des quatre grands clubs saoudiens, qu’il soupçonne de favoriser Al-Hilal dans le recrutement. Les leaders ont effectivement frappé fort en janvier, avec notamment l’arrivée de Pablo Mari et surtout de Karim Benzema, Ballon d’Or en titre, recruté librement après sa rupture avec Al-Ittihad. C’est ce dernier mouvement qui aurait fait déborder le vase.

    La frustration de Ronaldo est compréhensible : depuis son arrivée au Moyen-Orient, il n’a toujours pas remporté de trophée majeur, et son obsession de la victoire reste intacte. Mais l’épisode ressemble surtout à un coup de colère mal maîtrisé. À 40 ans, voir le capitaine se mettre en retrait volontairement envoie un message troublant.

    Car Al-Nassr n’a pas lésiné pour l’entourer : le club a fait de Ronaldo le joueur le mieux payé du monde et l’a accompagné de noms comme Sadio Mane, Joao Felix ou Kingsley Coman, arrivés récemment. Que penser, dès lors, du signal envoyé au vestiaire, si le capitaine estime implicitement que ses partenaires ne sont « pas au niveau » ?

    Le problème d’Al-Nassr n’est peut-être pas un déficit d’effectif, mais un manque de leadership collectif. Et s’il s’agissait vraiment d’un enjeu financier, Ronaldo aurait aussi pu montrer l’exemple. Parfois, l’autorité se construit moins par les exigences que par l’exemplarité.

  • Elche CF v Levante UD - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    GAGNANT : Atletico Madrid

    Il est rare de voir un club vendre tout en se renforçant, mais l’Atlético y est parvenu cet hiver. Les Colchoneros ont encaissé 63 M€ grâce aux départs de Conor Gallagher (Tottenham) et Giacomo Raspadori (Atalanta), avant de boucler, le dernier jour du mercato, l’arrivée d’Ademola Lookman pour 35 M€. Dans la foulée, l’Atlético a aussi sécurisé Rodrigo Mendoza (Elche) et Obed Vargas (Seattle Sounders).

    Lookman représente un net upgrade par rapport à Raspadori. Son rendement récent en Serie A a souffert d’un contexte compliqué, mais ses performances avec le Nigeria à la CAN ont rappelé son impact réel. Mendoza, très courtisé (Barcelona, Arsenal, Manchester City), est un joli coup à moyen terme, tandis que Vargas sort d’une excellente saison en MLS et s’est déjà installé avec le Mexique en vue du Mondial.

    Revenir dans la course au titre en Liga paraît ambitieux avec 10 points de retard sur le leader, mais ces renforts arrivent au bon moment. Ils devraient donner un vrai élan à l’équipe de Diego Simeone avant un barrage de Ligue des champions piégeux face à Club Brugge.

  • CA Osasuna v Villarreal CF - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    PERDANT : Le reste de l'Europe

    Si Villarreal n’a qu’à s’en prendre à lui-même pour son élimination prématurée en Ligue des champions, le Sous-marin jaune incarne malgré tout un malaise plus large. Battus dans des matches qu’ils n’auraient jamais dû perdre, notamment face à Pafos, Copenhague ou l’Ajax, les hommes de Marcelino ont payé cher leurs erreurs… mais aussi un déséquilibre structurel de plus en plus criant.

    « Nous sommes un club de Ligue des champions, avec un international espagnol, mais Crystal Palace est arrivé avec un salaire qu’aucun club espagnol ne pouvait s’aligner », a rappelé Marcelino, en référence au départ de Yeremy Pino dès le mois d’août. L’argument n’excuse pas le bilan européen famélique de Villarreal, mais il souligne une réalité désormais difficile à nier : hors Real Madrid, la Liga n’a plus les moyens de rivaliser financièrement avec la Premier League.

    Et le phénomène dépasse largement l’Espagne. À l’échelle européenne, seuls Bayern Munich et Paris Saint-Germain peuvent encore lutter avec des clubs anglais… parfois même de milieu de tableau. Illustration frappante : pour la deuxième fenêtre consécutive, les clubs de Premier League ont dépensé plus que les quatre autres grands championnats réunis.

    Résultat immédiat : une concentration de talents qui a permis à cinq clubs anglais de se qualifier directement pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, pendant que Villarreal ou Athletic Club s’arrêtaient dès la phase de ligue.

    Un scénario idéal pour le football anglais. Beaucoup moins pour ceux qui espèrent encore voir des championnats européens équilibrés, compétitifs et attractifs au plus haut niveau.

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