Cette page contient des liens d'affiliation. Lorsque vous effectuez un achat par le biais des liens fournis, nous pouvons percevoir une commission.
Winners & losers GFXGetty/GOAL

Liverpool respire, pression sur Xabi Alonso : les gagnants et perdants du week-end

Il en va peut-être de même pour la Premier League après les événements du week-end, tandis qu’il reste à déterminer dans quelle mesure certains résultats pèseront sur l’avenir de quelques entraîneurs fragilisés, en Angleterre comme ailleurs en Europe.

Alors, qui sont les grands gagnants et les grands perdants du week-end ? Voici les dix éléments majeurs à retenir selon GOAL…

  • Moises Caicedo Chelsea 2025-26Getty Images

    PERDANT : Moises Caicedo

    Le choc du week-end en Premier League opposait Arsenal, leader, à une équipe de Chelsea euphorique après sa victoire contre le Barça. L’une des clés attendues se situait au milieu, où Moisés Caicedo devait croiser le fer avec Declan Rice dans un duel de maîtres à jouer.

    Mais si l’Anglais a livré une prestation propre, le milieu équatorien s’est illustré pour de mauvaises raisons. Très agressif dans le pressing, Caicedo a fini par déraper : à la 38e minute, son tacle mal maîtrisé sur Mikel Merino, au-dessus de la cheville, lui a logiquement valu un carton rouge direct. Pas de débat possible.

    Depuis le banc, il n’a pu qu’observer ses coéquipiers ouvrir le score puis tenir tête au leader malgré l’infériorité numérique. Un vrai paradoxe : avec Caicedo sur la pelouse, Chelsea aurait peut-être eu les armes pour aller chercher un succès précieux. À la place, il s’expose à une suspension de trois matchs qui le privera de championnat jusqu’à la mi-décembre. Pour une équipe engagée dans une lutte pour le titre, l’absence de son récupérateur clé pourrait coûter cher.

  • Publicité
  • West Ham United v Liverpool - Premier LeagueGetty Images Sport

    GAGNANTS : Les recrues à plus de 100 M€ de Liverpool

    À Londres, Liverpool se déplaçait à West Ham avec une urgence évidente : stopper une série catastrophique de six défaites en sept matchs qui a mis Arne Slot sous pression. Battre un West Ham malade ne suffit pas à relancer une saison… mais les supporters ont enfin aperçu ce qu’ils attendaient depuis des mois : le vrai visage des recrues XXL de l’été.

    Alexander Isak, longtemps discret au London Stadium, a pourtant choisi le meilleur moment pour se révéler. Invisible par séquences, mais clinique au moment décisif : sa finition pour ouvrir le score a rappelé pourquoi Liverpool a déboursé 125 M€. C’est son premier but en championnat depuis son transfert, un soulagement autant qu’un symbole.

    La lumière est toutefois venue d’un autre homme : Florian Wirtz. Positionné en numéro 10 avec totale liberté de mouvement, l’Allemand a brillé entre les lignes, insaisissable pour la défense des Hammers. Sa capacité à casser le pressing et à accélérer le jeu a transformé Liverpool. Sans deux contrôles ratés de ses partenaires dans la surface, il serait même reparti avec une ou deux passes décisives. Voilà enfin le Wirtz à 116 M€ que les Reds pensaient acheter à Leverkusen.

    Ce renouveau s’explique aussi par un choix fort : Mohamed Salah laissé sur le banc. Dominik Szoboszlai, repositionné sur le côté droit, a multiplié les courses et les efforts pour offrir à Wirtz l’espace nécessaire pour briller. Une complémentarité nouvelle, et peut-être un signe : si cette dynamique se confirme, Liverpool pourrait entrer dans l’ère “post-Salah” plus tôt que prévu.

  • Tottenham Hotspur v Fulham - Premier LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : Thomas Frank

    La pression devient étouffante pour Thomas Frank. Après l’humiliation du derby face à Arsenal et un léger sursaut en Ligue des champions contre le PSG (défaite 5-3 mais avec de la fierté), Tottenham a replongé samedi avec une défaite indigeste face à Fulham. Résultat : les Spurs glissent dans la deuxième moitié du classement et l’avenir du Danois s’assombrit.

    Le match a tourné au cauchemar en huit minutes, le temps pour Guglielmo Vicario de commettre une nouvelle erreur grossière. Derrière, malgré un but de Mohammed Kudus en seconde période, Tottenham n’a jamais semblé en mesure d’inverser la tendance. Le constat est alarmant : 10 défaites à domicile en Premier League en 2025, et trois équipes en difficulté – Fulham, Bournemouth, Wolverhampton – ont toutes obtenu leur seul succès ou leur seul point à l’extérieur… au Tottenham Hotspur Stadium. Un symbole terrible d’une équipe qui ne fait plus peur à personne.

    Frank, déjà fragilisé, s’est encore plus isolé en déclarant après le match que les supporters qui avaient sifflé Vicario n’étaient “pas de vrais fans de Tottenham”. Une sortie très mal perçue, alors que le public doute déjà de ses choix et de sa gestion.

    La situation est claire : mardi à Newcastle, il doit gagner. Une nouvelle contre-performance à St. James’ Park pourrait sceller le sort d’un entraîneur apprécié en Premier League, mais désormais au bord du précipice.

  • Girona FC v Real Madrid CF - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    PERDANT : Xabi Alonso

    L’état de grâce a pris fin pour Xabi Alonso. Arrivé cet été avec une réputation brillante après son passage à Leverkusen, l’ancien milieu du Real Madrid avait parfaitement lancé son mandat : premier en Liga, victorieux de son premier Clasico, trois succès en trois matchs de Ligue des champions… Tout roulait.

    Puis le mois de novembre a tout fait basculer. La défaite à Liverpool a ouvert une série noire : un seul succès lors des cinq derniers matchs, arraché grâce à un quadruplé de Kylian Mbappé face à l’Olympiacos. En Liga, trois nuls consécutifs – dont le dernier sur la pelouse d’un Gérone en difficulté – ont permis au Barça de reprendre la tête du championnat. Et à Madrid, l’inquiétude grandit autour des choix tactiques d’Alonso, jugés trop rigides pour un effectif habitué à davantage de liberté.

    Le problème interne ajoute encore à la crise : Vinicius Jr refuse de discuter d’une prolongation tant que ses relations avec Alonso restent glaciales. D’autres cadres, qui avaient prospéré sous Carlo Ancelotti, peinent à retrouver leurs repères dans un cadre beaucoup plus strict.

    Le vestiaire grince, les résultats stagnent, et le climat commence à se tendre. Florentino Perez ne devrait pas tourner la page aussi vite – l’Espagnol reste un pari personnel du président – mais l’alerte est réelle.

    Dans les prochaines semaines, Alonso joue gros : stopper l’hémorragie et éviter que la saison du Real ne parte complètement en vrille. Le crédit accumulé cet automne fond rapidement.

  • FC Barcelona v Deportivo Alaves - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    GAGNANT : Lamine Yamal

    Dans la tourmente madrilène, Barcelone est le grand gagnant, et Lamine Yamal en est le symbole. Samedi, le Barça a repris la tête de la Liga grâce à un succès solide contre Alavés (3-1), et c’est le prodige de 17 ans qui a montré la voie après un début de match catastrophique. Menés dès la première minute, les Catalans se sont rapidement remis dans le sens de la marche grâce à l’égalisation de Yamal, avant que le jeune ailier ne délivre une passe décisive à Dani Olmo dans le temps additionnel pour sceller la victoire.

    Un vrai rebond mental, surtout après sa soirée complètement manquée à Stamford Bridge quelques jours plus tôt. Hansi Flick l’avait publiquement défié : il attendait une réaction. Yamal l’a offerte, avec une prestation faite de dribbles, de prise d’initiative et d’implication constante sur son côté droit — tout ce qui fait de lui un candidat crédible pour devenir, tôt ou tard, le plus jeune Ballon d’Or de l’histoire.

    La confirmation devra toutefois venir très vite. Mardi, Barcelone accueille un Atlético Madrid lancé sur six victoires consécutives et revenu à trois points seulement de la tête. Un choc crucial, dans lequel Yamal, plus que jamais, devra répondre présent.

  • AS Roma v SSC Napoli - Serie AGetty Images Sport

    GAGNANT : Napoli

    En Serie A, la lutte pour le titre est encore plus dense qu’en Espagne — un seul point sépare actuellement les quatre premières équipes. Et dans ce paquet compact, Naples a frappé un grand coup en allant s’imposer 1-0 sur la pelouse de la Roma, jusque-là leader du championnat. Une victoire maîtrisée, pleine d’autorité, qui permet aux champions en titre de revenir à hauteur de l’AC Milan.

    Antonio Conte a une nouvelle fois misé sur ce 3-4-3 relancé après la trêve internationale, et le système continue de produire exactement les effets attendus. Déplacé dans un rôle de faux ailier très vertical, David Neres a inscrit son troisième but en deux matchs, confirmant qu’il est l’une des grandes révélations napolitaines depuis le changement tactique.

    Le coach italien, rarement aussi satisfait, l’a reconnu au micro de DAZN : s’imposer avec autant de contrôle au Stadio Olimpico face à une Roma en pleine forme relève de la performance XXL. Conte a surtout insisté sur l’état d’esprit d’un groupe qui retrouve les ingrédients qui avaient mené au Scudetto : faim, intensité et caractère.

    Il reste évidemment un long chemin jusqu’au printemps, mais avec un effectif redevenu stable et des joueurs clés enfin en confiance, Naples montre qu’il faudra encore compter sur lui dans la course au titre — à condition, comme le rappelle Conte, d’éviter les pépins physiques majeurs qui ont trop souvent plombé le début de saison.

  • FBL-FRA-LIGUE1-MONACO-PSGAFP

    PERDANT : Paris Saint-Germain

    Week-end à oublier pour le Paris Saint-Germain, loin du calme retrouvé en Espagne ou en Italie. À Monaco, les champions d’Europe ont concédé leur deuxième défaite de la saison en Ligue 1 (1-0), un revers aussi logique que préoccupant. Luis Enrique avait décidé de débuter sans Ousmane Dembélé, Bradley Barcola ni Gonçalo Ramos — malgré l’absence de Désiré Doué — et son équipe s’est retrouvée totalement inoffensive, incapable de peser dans les zones dangereuses. Deux maigres tirs cadrés témoignent d’une soirée sans relief.

    Le diagnostic du coach parisien, sans détour, résume bien l’état des lieux : « C’était notre pire match de la saison… Une très mauvaise soirée. »

    Entre erreurs individuelles, manque de rythme et animation offensive brouillonne, Paris a très vite laissé Monaco prendre le contrôle du match. Le contraste est saisissant pour un champion d’Europe qui, en théorie, devrait survoler la Ligue 1. Et pourtant, sur le plan domestique, le PSG peine encore à imposer une dynamique claire, comme s’il payait un début de saison irrégulier et une rotation parfois déroutante.

    Rien d’alarmant pour le titre — Paris reste largement supérieur à la concurrence — mais cette défaite rappelle que la domination parisienne n’est plus automatique. Il faudra remettre de l’ordre rapidement pour éviter que ces trous d’air ne deviennent un fil rouge de la saison en championnat.

  • FBL-FRA-LIGUE1-ANGERS-LENSAFP

    GAGNANT : Lens

    Le faux pas du PSG a offert une brèche à ses poursuivants, et si Marseille n’a pas su en profiter face à Toulouse, Lens, lui, ne s’est pas raté. Les Sang et Or ont signé un succès maîtrisé à Angers (2-1) pour s’installer seuls en tête de la Ligue 1, un point devant Paris. Un moment symboliquement fort pour un club revenu parmi l’élite seulement en 2020, et qui n’avait plus connu pareille position depuis… 21 ans.

    Depuis leur remontée, les Lensois ont fait bien plus que survivre : ils ont imposé un modèle. Deux qualifications européennes, une constance rare, et désormais un projet rajeuni mais ambitieux porté par Pierre Sage, dont l’impact est déjà déterminant. Sous sa direction, Lens dégage une maîtrise collective et une sérénité qu’on n’avait plus vues depuis le titre de 1998, avec une capacité à gérer les temps faibles tout en maximisant leurs forces.

    La belle histoire du week-end porte d’ailleurs un nom : Florian Thauvin. De retour en France après des années en dents de scie au Mexique et en Italie, l’ancien Marseillais a retrouvé une seconde jeunesse. Son doublé à Angers a propulsé Lens au sommet mais confirme surtout son statut de révélation tardive de la saison. À 32 ans, Thauvin enchaîne les performances de haut niveau, au point d’avoir regagné la confiance de Didier Deschamps et retrouvé Clairefontaine cet automne.

    S’il maintient ce niveau et que Lens reste dans la course au titre, Thauvin pourrait bien s’inviter dans les discussions pour la Coupe du monde 2026. Un scénario inimaginable il y a encore un an, mais parfaitement crédible tant il rayonne actuellement dans l’effectif artésien.

    Lens est leader. Et ce n’est pas un hasard.

  • FC Bayern München v FC St. Pauli - BundesligaGetty Images Sport

    GAGNANT : Luis Diaz

    Bayern Munich poursuit son cavalier seul en Bundesliga, mais le déplacement à St. Pauli a rappelé que même les ogres peuvent trembler. Menés jusqu’aux derniers instants, les Bavarois ont dû s’en remettre à deux buts dans le temps additionnel pour éviter leur deuxième faux pas de la saison. Et comme souvent, c’est Luis Díaz qui a débloqué la situation.

    De retour après avoir purgé sa suspension en Ligue des champions, l’ancien ailier de Liverpool a ouvert le score à la 92e minute d’un geste aussi spontané que décisif. Un éclair de génie qui résume parfaitement ce qu’il apporte depuis son arrivée à Munich : du déséquilibre, de l’instinct et cette capacité rare à changer un match lorsque tout semble figé.

    Son absence s’était cruellement ressentie en milieu de semaine lors de la défaite à Arsenal, et Vincent Kompany n’a pas caché à quel point son profil est unique dans l’effectif : « Lucho a une créativité un peu chaotique. Dans le désordre, il peut toujours inventer quelque chose. Pour un défenseur, c’est un cauchemar. »

    Difficile de lui donner tort. Avec désormais 12 contributions décisives en Bundesliga, Díaz s’affirme comme l’un des joueurs offensifs les plus imprévisibles et influents du championnat. Dans un Bayern qui enchaîne les victoires mais n’a pas encore trouvé son rythme maximal, la dynamite colombienne s’impose comme l’un des relais naturels du projet Kompany, capable de porter le danger à tout moment.

    Si Munich reste solidement installé en tête du classement, c’est aussi parce que Luis Díaz, lui, ne laisse jamais passer l’occasion de faire la différence.

  • FBL-NED-EREDIVISIE-AJAX-GRONINGENAFP

    PERDANT : Ajax

    Aux Pays-Bas, la crise prend des proportions toujours plus inquiétantes du côté de l’Ajax. Déjà traumatisé par l’effondrement qui lui avait coûté le titre la saison dernière, le club amstellodamois vit un début d’exercice encore plus cauchemardesque. Le limogeage de Johnny Heitinga après seulement trois mois n’a rien changé : la spirale négative continue.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Deux victoires lors des treize derniers matchs, toutes compétitions confondues. Quatre défaites consécutives en championnat, qui ont fait glisser le club vers le ventre mou de l’Eredivisie. Et en Ligue des champions, une statistique encore plus humiliante : Ajax est la seule équipe à n’avoir pris aucun point lors des cinq premières journées.

    Mais le point de rupture a été atteint dimanche, lors de la réception de Groningen. Après seulement cinq minutes de jeu, des supporters ont lancé des fumigènes et des engins pyrotechniques sur la pelouse de la Johan Cruyff ArenA, provoquant l’interruption immédiate du match. Une image désastreuse pour une institution longtemps reconnue pour sa formation, son jeu et son modèle.

    Le communiqué publié dans la foulée par le club ne laissait aucune place au doute :
    « L’Ajax considère ce qui s’est passé ce soir comme totalement inadmissible. Nous présentons nos excuses à toutes les personnes affectées. La sécurité des spectateurs et des joueurs a été mise en danger. C’est inacceptable. Nous nous dissocions fermement de ces comportements. Les feux d’artifice n’ont rien à faire dans un stade. »

    La rencontre sera rejouée mardi à huis clos, tandis qu’une enquête disciplinaire est déjà ouverte. Une décision symbolique d’un club qui cherche désespérément à retrouver un minimum d’ordre au cœur du chaos.

    Sportivement à la dérive, miné en interne, lâché par une partie de ses fans : l’Ajax traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente, sans la moindre garantie que le pire soit derrière lui.

0