Getty Images SportLe phénomène « Arsenal Twitter » semble avoir contribué à cela.
L'étude, menée par British Gambler, a utilisé la plateforme avancée d'écoute sociale Brandwatch pour analyser des centaines de milliers de publications en ligne au cours des six derniers mois. L'objectif était de mesurer le niveau de sentiment positif et négatif à l'égard des supporters de chaque club. Selon les données, Arsenal a enregistré un taux de sentiment négatif stupéfiant de 43 %, soit le plus élevé de toute la division. Ce chiffre place les habitués de l'Emirates Stadium en tête du classement des clubs « les plus détestés », reflétant une période turbulente de discussions en ligne concernant leur comportement et leurs réactions aux événements survenus lors des matchs.
Le rapport indique que l'ampleur même de la popularité mondiale d'Arsenal, combinée à la nature incessante et souvent passionnée des débats en ligne sur le football, a contribué à amplifier l'attention portée à ses supporters. Chaque décision de la VAR et chaque interview d'après-match étant disséquées par des millions de personnes, le phénomène « Arsenal Twitter » semble avoir largement contribué à leur classement élevé. Alors que le club continue de se battre pour remporter des trophées, l'intensité de ces interactions numériques ne montre aucun signe de ralentissement, renforçant encore leur réputation de supporters les plus polarisants de la ligue.
Getty Images Nottingham Forest rejoint les Gunners en tête du classement
Si la présence d'Arsenal en tête du classement s'explique par son statut de prétendant au titre, il est surprenant de voir Nottingham Forest le rejoindre au sommet. Le club des East Midlands a également enregistré un taux de sentiment négatif de 43 %, égalant les Gunners pour le titre de supporters les plus critiqués de la ligue. La montée de la négativité envers les fans de Forest survient au cours d'une saison marquée par des changements importants et des batailles à haut risque au City Ground, ce qui suggère que leur présence bruyante dans l'élite dérange de nombreux fans rivaux.
Alex Kostin, porte-parole de British Gambler, a expliqué ces résultats en déclarant : « La culture des supporters de football ne s'arrête plus au coup de sifflet final, elle se poursuit 24 heures sur 24 en ligne. Nous avons donc analysé les données des réseaux sociaux pour déterminer quels clubs sont les plus détestés en dehors du terrain. Le fait qu'Arsenal arrive en tête du classement reflète l'intensité des discussions autour du club cette saison. » M. Kostin a ensuite expliqué pourquoi les Gunners sont devenus la cible de toutes les critiques cette saison, soulignant la conjonction de facteurs qui entourent actuellement l'Emirates Stadium. Il a déclaré : « Lorsque vous combinez une course au titre, des débats sur l'arbitrage et l'un des plus grands groupes de supporters du sport, chaque instant est amplifié. Il en va de même pour des clubs comme Nottingham Forest et Liverpool, où les controverses et les attentes alimentent naturellement les sentiments négatifs. Il est intéressant de noter que certains des clubs les plus performants de la ligue cette saison, à savoir Manchester City ou Aston Villa, ont enregistré des niveaux relativement plus faibles de sentiments négatifs à l'égard de leurs supporters. »
Les clubs du Merseyside et les cinq premiers
Si Arsenal et Nottingham Forest arrivent en tête en termes de perception négative, ils sont suivis de près par les poids lourds de Merseyside. Les supporters de Liverpool ont enregistré un taux de sentiment négatif de 41 %, ce qui les place en troisième position sur la liste. Leur rival local, Everton, n'est pas loin derrière avec 40 %, un chiffre égalé par Crystal Palace. La présence des Eagles dans le top 5 serait influencée par les récentes tensions entre les fidèles de Selhurst Park et leur entraîneur Oliver Glasner, qui ont entraîné une recrudescence des critiques sur les réseaux sociaux et des débats internes.
L'étude met en évidence une tendance fascinante selon laquelle les « grands » clubs traditionnels ne suscitent pas nécessairement le plus de haine par rapport à leur taille. Manchester United et Manchester City, par exemple, occupent des places étonnamment basses dans le classement. United a enregistré un taux de sentiment négatif de 26 %, tandis que le champion en titre, City, a obtenu 25 %. Cela suggère que, même si ces clubs restent des géants mondiaux, les conversations en ligne actuelles sont davantage motivées par le suspense immédiat autour de la course au titre et par des controverses spécifiques aux clubs que par les rivalités historiques seules.
AFPLes supporters les plus sympas de la Premier League
À l'opposé, les supporters de Fulham peuvent officiellement se targuer d'être les moins détestés de la Premier League. Seuls 20 % des mentions en ligne concernant les fidèles supporters des Cottagers étaient négatives, ce qui en fait le groupe le plus « apprécié » du pays selon les données. Ils sont suivis de près par Aston Villa avec 21 % et Sunderland avec 23 %. Ces clubs semblent avoir réussi à éviter les discours toxiques en ligne qui affligent souvent les équipes les plus visibles et les plus controversées de la ligue tout au long de la campagne nationale éprouvante.
En fin de compte, cette étude prouve que le paysage numérique est devenu le nouveau front du tribalisme footballistique. Alex Kostin conclut : « Nos données suggèrent donc que les clubs qui suscitent le plus de conversations en ligne sont souvent ceux qui attirent les réactions négatives les plus vives. »
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