Bien que Lionel Messi ne soit pas le joueur ayant réussi le plus de dribbles lors de la compétition – deux adversaires seulement ont fait mieux –, il demeure le moteur principal de l’attaque argentine, que ce soit par sa capacité à créer le jeu, ses passes décisives ou ses percées dans les lignes défensives.
En revanche, l’Albiceleste ne s’appuie guère sur les dribbles individuels de ses autres joueurs, privilégiant le jeu collectif et les mouvements organisés.
De son côté, la France s’appuie surtout sur les qualités individuelles de ses stars dans le dernier tiers du terrain : le quatuor offensif, très dangereux, se distingue par sa vitesse, sa technique et sa capacité à éliminer les défenseurs en un contre un.
La défense espagnole, elle, devra donc faire face à un test extrêmement difficile, les Français souhaitant progresser vers le but par des percées individuelles et des attaques directes.
Au final, les statistiques confirment que les quatre équipes ont atteint les demi-finales de façons très différentes ; la France possède l’attaque la plus redoutable, l’Espagne se distingue par le meilleur système défensif et un style de jeu axé sur la possession, l’Angleterre excelle dans les duels aériens et les affrontements physiques, tandis que l’Argentine s’appuie sur l’expérience, l’efficacité et le coup de génie dans les moments difficiles.
Au vu de l’équilibre des forces et de la pluralité des atouts, toutes les issues restent ouvertes à l’aube des deux demi-finales. Une seule certitude : la Coupe du monde s’acheminera vers un dénouement exceptionnel, et la sélection qui saura valoriser ses points forts tout en limitant ses erreurs aura les meilleures chances d’inscrire son nom au palmarès des champions du monde.