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Spain v Cabo Verde: Group H - FIFA World Cup 2026Getty Images Sport

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Les histoires les plus insolites de la Coupe du monde… « LinkedIn » transforme un employé irlandais en bourreau des espoirs espagnols

Alors que les regards étaient tournés vers l’Espagne, championne d’Europe, en lice pour la Coupe du monde 2026, c’est la sélection du Cap-Vert qui a créé la sensation. Outre ses performances sur le terrain, l’équipe a retenu l’attention grâce à l’histoire de son capitaine de défense, qualifié pour le tournoi après avoir envoyé une lettre de candidature. 

Il s’agit de l’histoire de Roberto « Pico » López, né à Dublin, devenu le symbole de la première participation historique du pays de son père après l’élargissement du tournoi à 48 équipes.

Le paradoxe est flagrant : le deuxième plus petit pays de la compétition, qui compte à peine 600 000 habitants, ne s’est pas qualifié grâce à son vivier local, mais en mettant en œuvre une stratégie ciblée de recrutement au sein de sa diaspora.

Sur les 25 joueurs retenus, 14 sont nés hors de l’archipel. Mais une anecdote illustre à elle seule cette stratégie : celle d’un défenseur irlandais convoqué pour la première fois via LinkedIn alors qu’il exerçait dans une banque et croyait son rêve mondial enterré.

  • Un message étrange sur « LinkedIn »

    L’histoire commence il y a plusieurs années, alors que López évolue en championnat irlandais sous les couleurs des Shamrock Rovers, sans perspective internationale après avoir porté le maillot de l’Irlande uniquement en catégories jeunes.

    Le profil LinkedIn qu’il avait créé pendant ses études, dans le cadre d’un cours, allait pourtant devenir une opportunité inattendue.

    Il reçoit alors un message en portugais de la part de la fédération du Cap-Vert. Ne saisissant pas un mot, il le classe aussitôt comme spam et l’ignore pendant neuf mois.

    Cette décision, qui a failli lui fermer les portes de la Coupe du monde, ne fut révisée que lorsque le joueur reçut un message de suivi en anglais lui révélant qu’il s’agissait d’une invitation officielle à représenter la sélection nationale du pays de son père.

    L’entraîneur de l’époque, Rui Aguas, avait repéré les origines cap-verdiennes de López grâce à une publication universitaire et choisi de le contacter de manière peu orthodoxe via LinkedIn, comme le confirme le joueur : « C’est une façon unique d’être convoqué en équipe nationale. » 

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  • De Dublin aux « Blues Shirts »

    Né à Cromlin, à Dublin, Roberto López peut revêtir le maillot du Cap-Vert grâce à son père Carlos. Après avoir décliné une première convocation, il a saisi la seconde chance qui s’est présentée et a disputé son premier match international en 2019.

    Depuis, il a disputé 44 matchs internationaux avec les « Requins bleus » et s’est imposé comme un maillon essentiel d’un projet largement adossé à la diaspora : la sélection compte actuellement 14 joueurs nés hors de l’archipel, dont six Néerlandais et un Irlandais, justement López.

    Comme le souligne la BBC : « Ce défenseur de 33 ans est né à Dublin mais est éligible grâce à son père ; il a été recruté pour jouer avec eux via LinkedIn. » 

  • D’employé de banque à capitaine de l’équipe nationale lors de la Coupe du monde

    Avant de se consacrer entièrement au football, López était conseiller en crédit immobilier dans une banque irlandaise. Son entraîneur aux Shamrock Rovers l’a alors convaincu de quitter son « emploi stable », en lui lançant : « Tu pourras toujours retourner à la banque. »

    Le pari s’est avéré payant : López signe un contrat professionnel avec les Rovers en 2017, mène le club sur la scène européenne et passe du statut de salarié en costume-cravate à celui de capitaine de la défense. Il guide alors un petit pays de 600 000 habitants vers sa première Coupe du monde, grâce à une victoire 3-0 contre l’Eswatini.

    Comme le rappelle la presse britannique, c’est grâce à son père que López était éligible, et l’entraîneur Roy Agwas l’a contacté via LinkedIn ; un choix qui l’a finalement mené à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis. 

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  • Le premier match contre l'Espagne se solde par un match nul historique

    Lundi dernier, à Atlanta, López était aligné en tant que défenseur central du Cap-Vert pour sa première Coupe du monde, face à l'Espagne, tenante du titre continental.

    Malgré les écarts techniques et l’absence de Nico Williams et Lamine Yamal dans le onze de départ espagnol, les « Requins bleus » ont tenu bon pour arracher un précieux match nul 0-0.

    Validé par la Fédération internationale, ce résultat attribue au Cap-Vert son tout premier point en Coupe du monde et démontre que l’histoire de López n’était pas qu’une simple anecdote LinkedIn : elle incarne le socle d’une défense solide capable de contenir le jeu des champions d’Europe.

    Après la rencontre, l’entraîneur Bobista a salué la rigueur défensive de son groupe, et López a quitté la pelouse en capitaine d’une nation modeste ayant accompli ce que beaucoup estimaient impossible. Une aventure déclenchée par un simple message qu’il avait d’abord pris pour une plaisanterie.