Avant de regarder ce qui se passe chez les autres, l'Angleterre s'est toujours préoccupée d'elle-même. C'est une question de tradition. Quelques saisons moins fertiles sur la scène européenne ne suffisaient pas à calmer l'effervescence d'une nation qui mange, dort et vit football. Le film de cette année n'a donc pas changé la perception des Anglais, mais la perception des autres sur l'Angleterre. Et ça compte aussi. Parce qu'elle est la plus lucrative au monde, la Premier League ne cesse de déchaîner les passions, mais la carte de l'Europe reste le meilleur des baromètres pour distribuer les notes de fin d'année.
L'Angleterre se délecte d'une photographie inédite : les deux finales européennes mettront en scène quatre de ses représentants - Tottenham-Liverpool en Ligue des champions et Chelsea-Angleterre en Europa League. Et sur ses terres, puisque c'est aussi ce qui compte pour elle, elle a été portée par un suspense à couper le souffle, jusqu'au bout, dimanche, à l'heure du thé, lorsque Manchester City et Liverpool, deux équipes fantastiques, ont tiré le rideau après le sacre des Light Blues. Comment expliquer cette petite résurrection ?
