À la fin, Ruben Amorim a craqué parce qu'il refusait d'être une marionnette. Premier entraîneur de l'histoire du club nommé "Head Coach" et non "Manager", il a découvert brutalement la réalité sémantique de ce titre : il n'avait le dernier mot ni sur les transferts, ni même sur sa tactique. Quand Jason Wilcox, le directeur technique, lui a suggéré de changer son système, le Portugais a explosé.
Thomas Tuchel avait vu le piège venir à des kilomètres. Courtisé l'été dernier, l'Allemand a décliné en apprenant qu'il n'aurait pas le contrôle du recrutement. « Je ne me ferai plus jamais ça », aurait-il confié. Le constat est terrible pour INEOS : leur structure moderne et technocratique est devenue un repoussoir pour l'élite du coaching mondial. Si United veut survivre à cette crise, il doit changer de cible. Il ne faut plus chercher le meilleur tacticien du monde, mais celui qui acceptera de travailler dans ces conditions impossibles. Et ce profil a un visage : celui de l'ancien.



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