L'image est forte : Casemiro, bras levés, ovationné par Old Trafford après avoir étouffé le milieu de Manchester City. C'est une revanche éclatante sur le destin et sur les critiques. On se souvient tous de la phrase assassine de Jamie Carragher après le naufrage 4-0 contre Crystal Palace la saison passée : « Quitte le football avant que le football ne te quitte. »
À ce moment-là, Casemiro semblait fini, exposé en défense centrale, dépassé par le rythme. Mais le Brésilien a de l'orgueil. Plutôt que de s'enfuir en Arabie Saoudite, il est resté, a travaillé dans l'ombre et a prouvé que la classe est permanente. Son départ annoncé n'est pas un aveu d'échec, mais la conclusion digne d'un guerrier qui a refusé de se laisser enterrer vivant. Il ne part pas parce qu'il est nul, mais parce que le cycle est fini. Et c'est sans doute sa plus belle victoire.





