Harry Kane FC BayernGetty Images

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Une phrase de Max Eberl frôle la folie – mais elle résume parfaitement l’ADN du FC Bayern

Avant le coup d’envoi, d’immenses banderoles représentant les troupes victorieuses de Napoléon face aux Prussiens étaient déployées en tribune. Par cette chorégraphie, les supporters du Paris Saint-Germain ont immédiatement montré la dimension dans laquelle ils plaçaient cette demi-finale de la Ligue des champions.

  • Au sens figuré, les deux équipes ont donné vie à ce cadre grandiose en livrant sur la pelouse du Parc des Princes une bataille footballistique mémorable. 

    5-4 ! La demi-finale de Ligue des champions la plus prolifique de l’histoire. De leur côté, lesquotidiens ont salué un « match du siècle » (The Sun, Angleterre), un « chef-d’œuvre footballistique » (Mundo Deportivo, Espagne) et un « spectacle footballistique hors du commun » (Le Figaro, France), avant de prédire que cette rencontre « entrera dans l’histoire de la Ligue des champions ». 

    L’entraîneur du PSG, Luis Enrique, a simplement commenté : « C’est le meilleur match que j’ai vécu en tant qu’entraîneur. » Un avis d’autant plus notable que l’ancien technicien du Barça a déjà dirigé deux finales de C1, dont une conclue par une victoire 5-0 contre l’Inter Milan à Munich il y a tout juste un an.

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    Michael Olise, Harry Kane et Luis Diaz franchissent la barre des 100 buts

    Le FC Bayern a ouvert le score dès l’entame, avant de se retrouver mené, puis d’égaliser à 2-2, et enfin de concéder un 2-5 en début de seconde période. « Rester calme dans une telle situation et revenir au score est vraiment remarquable », a souligné Joshua Kimmich après la rencontre. « Ces dernières années, nous aurions craqué dans cette situation. » Pourtant, les Bavarois n’ont pas flanché : ils ont réduit le score à 4-5, laissant ainsi toutes les options ouvertes avant le match retour mercredi prochain. 

    Cette saison, le Bayern Munich démontre une force mentale impressionnante et une confiance inébranlable en sa capacité à trouver le chemin des filets. Michael Olise, Harry Kane et Luis Diaz forment l’un des trios offensifs les plus redoutables de ces dernières années. Le trio mérite depuis longtemps son propre acronyme : OKD évoque le MSN du FC Barcelone (Lionel Messi, Luis Suárez, Neymar) ou le BBC du Real Madrid (Gareth Bale, Karim Benzema, Cristiano Ronaldo).

    En cette phase décisive de la saison, le trio s’est à nouveau montré redoutable : comme au retour des quarts face au Real, chacun a trouvé le chemin des filets. Au total, Olise, Kane et Diaz comptent désormais 100 buts, tandis que leurs premiers poursuivants, Mbappé, Vinicius Jr. et Valverde (Real Madrid), en sont à 69.

  • Paris Saint-Germain v FC Bayern München - UEFA Champions League 2025/26 Semi Final First LegGetty Images Sport

    Les chiffres clés des cinq buts encaissés par le FC Bayern

    Malgré quatre buts marqués, Munich a perdu en raison de ses cinq buts encaissés, une tendance défensive qui se confirme. Contre le Real, le bilan des deux rencontres s’établit à 6-4 ; samedi, après avoir été menés 0-3, ils ont finalement battu le FSV Mayence 05 4-3. Sur les 15 derniers matchs, les Bavarois n’ont gardé leurs cages inviolées qu’à trois reprises et ont encaissé au moins deux buts à sept occasions. 

    Sous la houlette de l’entraîneur Vincent Kompany, le FC Bayern pratique un marquage très haut et individuel, une approche exigeante qui laisse peu de marge d’erreur et se paie cash dès la moindre perte de balle, comme à Paris. Grâce à leurs seules qualités individuelles, les Parisiens ont marqué cinq buts sur cinq tirs cadrés (xG : 1,91), face auxquels Manuel Neuer est resté impuissant. C’est la première fois depuis 2010 qu’un gardien encaisse cinq buts sans réaliser le moindre arrêt en phase à élimination directe de la Ligue des champions.

    Deux de ces buts ont été inscrits sur coups de pied arrêtés, point faible récurrent cette saison. La situation n’est pas arrangée par le fait que l’entraîneur adjoint chargé des phases arrêtées assure l’intérim. Aaron Danks a en effet remplacé Vincent Kompany, suspendu, sur le banc.

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    FC Bayern : Max Eberl espère voir encore plus de buts

    En prévision du match retour, faut-il ajuster le système ? 

    « Pourquoi sommes-nous ici ? », a demandé le directeur sportif Max Eberl depuis le Prinzenpark (demi-finale de la Ligue des champions contre le tenant du titre), avant de répondre lui-même : « Parce que c'est ainsi que nous avons joué jusqu'à présent. Changer tout notre jeu d'un seul coup serait complètement absurde. » Puis, après la défaite 4-5, il a lancé cette phrase aussi magnifique qu’insensée : « Au match retour, nous devrons mieux conclure les nombreuses occasions que nous créons devant. » 

    Selon lui, la défaite 4-5 n’est pas due aux cinq buts encaissés, mais aux quatre seuls buts marqués (pour une valeur xG de 2,51). Pourquoi pas six, huit ou même dix ? L’entraîneur du PSG, Luis Enrique, a révélé qu’après la rencontre il avait demandé à son groupe, en zone mixte, combien de buts seraient nécessaires au retour pour se qualifier. « Ils m’ont répondu : au moins trois. » 

    Que le Bayern termine la saison avec un troisième triplé, un doublé ou seulement le titre de champion, cette équipe restera dans l’histoire du club comme l’une des plus spectaculaires.