Walid Regragui n'a pas peur des mots : « Brahim peut être le meilleur joueur du monde s'il le veut. » Cette phrase, prononcée après la qualification contre le Cameroun, pourrait faire sourire en Europe. Mais pour ceux qui suivent la CAN 2025, elle résonne comme une évidence. Avec cinq buts en cinq matchs, Brahim Diaz n'a pas seulement porté le Maroc ; il a sublimé le tournoi.
Le contraste avec sa situation en club est violent. Au Real Madrid, il n'était qu'une variable d'ajustement pour Xabi Alonso (trois titularisations en Liga cette saison). Au Maroc, il est le "facteur X", l'homme par qui la lumière arrive. Dimanche, face au Sénégal, il a l'occasion de devenir une légende vivante pour tout un peuple. Une consécration qui pose une question brutale : que fait un tel talent sur le banc du Bernabéu ?




