Marcus Leonardo a fait les frais du désordre qui a régné à Al-Hilal sous la direction de l’Italien Simone Inzaghi, surtout en attaque.
Avant l’arrivée d’Inzaghi, Marcus Leonardo était la deuxième option offensive du club saoudien derrière le Serbe Aleksandar Mitrović. Il avait toutefois hérité du poste de titulaire en raison des blessures à répétition de ce dernier.
Avec l’arrivée de l’entraîneur italien, le club cherche un nouveau numéro 9 après le départ de Mitrović. Après l’échec du dossier Victor Osimhen, « Al-Za’im » recrute l’Uruguayen Darwin Núñez en provenance de Liverpool.
Le plan initial était de l’enregistrer comme attaquant « sous-âge », comme la saison précédente, mais la direction a été surprise de ne pas pouvoir le faire, car il avait dépassé la limite d’âge et occupait donc l’une des huit places réservées aux joueurs étrangers.
Face aux performances décevantes de Núñez, le club a profité de la blessure du latéral portugais João Cancelo pour le sortir de la liste locale et inscrire Marcos Leonardo à sa place, d’abord comme doublure de la star uruguayenne, avant de lui ravir progressivement sa place de titulaire.
Le mercato hivernal a toutefois accentué le désordre : le club a alors enrôlé deux autres attaquants, l’expérimenté Français Karim Benzema et le jeune Ivoirien Mohamed Kader Miti.
L’arrivée de Benzema et de Miti a de nouveau marginalisé Marcos Leonardo : le Français a immédiatement pris la place de titulaire, tandis que l’Ivoirien a été positionné comme son suppléant ; le Brésilien s’est alors retrouvé en bout de rotation, d’autant que Nunez a lui aussi été écarté de la liste locale.
À l’issue de la saison, le club se retrouvait donc avec quatre attaquants étrangers dont l’avenir était flou, trois d’entre eux (Benzema, Núñez et Marcos Leonardo) dépassant la limite d’âge. Le président a alors tranché : c’est le Brésilien qui a fait les frais de ce surnombre.