Pour comprendre Zlatan, il faut revenir au béton. Fils d'un père bosnien et d'une mère croate, il a grandi à Rosengård, un quartier sensible de Malmö. C'est là qu'il a forgé cette carapace d'invincibilité. « On peut sortir le gars du ghetto, mais jamais le ghetto du gars », disait-il. Cette maxime a guidé sa vie. Zlatan n'a jamais cherché à être aimé par la gentillesse, mais à être respecté par la force.
Dès ses 19 ans, le ton était donné. Invité par Arsène Wenger à faire un essai à Arsenal, il a décliné avec une phrase devenue légendaire : « Zlatan ne passe pas d'audition. » Il refusait d'être un nom parmi d'autres sur une liste. Il voulait être la référence, l'étalon-or. Cette mentalité "moi contre le reste du monde" a été le carburant d'une carrière qui l'a vu traverser l'Europe non pas comme un mercenaire, mais comme un conquérant.



