« Je lui dois tellement ! » - Victor Osimhen explique pourquoi il a refusé de célébrer son but décisif en Ligue des champions contre la Juventus, par respect pour Luciano Spalletti
La vue de Victor Osimhen marquant un but à l'Allianz Stadium est familière aux supporters de football italiens, mais son dernier but en Ligue des champions avait une importance tout à fait différente. Si son but pour Galatasaray a ajouté un nouveau chapitre à sa campagne européenne prolifique - malgré une défaite 3-2 ce soir-là, qui a néanmoins assuré une victoire 7-5 au total et une place en huitièmes de finale -, c'est sa réaction stoïque, ou plutôt son absence de réaction, qui a vraiment attiré l'attention. Malgré l'enjeu important de ce match continental, la superstar nigériane a préféré le silence à la célébration, révélant plus tard que son histoire avec l'entraîneur adverse, Luciano Spalletti, avait dicté son comportement ce soir-là.
Le lien indestructible entre Osimhen et Spalletti
Le lien entre l'attaquant et l'actuel entraîneur de la Juventus reste indéfectible après leur triomphe historique en Scudetto à Naples. À la veille du match, Osimhen a exprimé sa gratitude éternelle envers l'entraîneur qui l'a transformé en un talent de classe mondiale, déclarant : « Spalletti a tiré le meilleur de moi-même à Naples, il se souciait tellement de moi qu'il dormait au centre d'entraînement. Je lui suis redevable. » Ce profond sentiment de loyauté a clairement influencé sa décision de rester discret après avoir marqué contre les Bianconeri, comme il l'a expliqué : « Je lui dois tellement ! Jouer pour la Juve serait un privilège. »
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Le facteur Spalletti et les rêves de la Juventus
Les marques d'affection publiques d'Osimhen envers Spalletti ont naturellement alimenté les rumeurs concernant un éventuel avenir à Turin. L'international nigérian n'a jamais caché son admiration pour la Vieille Dame, confirmant même que des négociations avaient eu lieu pendant le mandat de Cristiano Giuntoli. Son activité sur les réseaux sociaux n'a fait qu'ajouter de l'huile sur le feu, l'attaquant ayant récemment publié une photo aux côtés de la légende de la Juve Alessandro Del Piero, accompagnée d'une légende dans laquelle il se disait « chanceux d'avoir vu l'un des meilleurs joueurs de tous les temps ».
Cependant, si les sentiments entre le joueur et l'entraîneur sont clairs, le chemin vers une réunion permanente est semé d'embûches logistiques et financières. Osimhen reste un joueur du Galatasaray après son transfert sensationnel de Naples à l'été 2025, et bien qu'il continue de flirter avec l'idée d'un retour en Serie A, il reste respectueux de son environnement actuel. Même si son refus de célébrer contre Spalletti suggère que son cœur réserve toujours une place importante à son ancien mentor.
La clause pénale anti-Italie expliquée
Les principaux obstacles à un transfert sont les frais de transfert exorbitants qui seraient nécessaires pour convaincre Galatasaray de le vendre et une clause dissuasive méticuleusement élaborée. Lorsque Aurelio De Laurentiis a approuvé le transfert d'Osimhen à Istanbul, il s'est assuré que Naples serait protégé si le joueur cherchait à revenir rapidement chez un rival national. Une clause pénale « anti-Italie » stupéfiante a été insérée dans l'accord, valable pour une durée de 24 mois. Cela signifie que l'attaquant ne serait véritablement libre de revenir dans la péninsule sans ces contraintes financières considérables qu'à partir du 1er septembre 2027.
Le montant de cette pénalité est astronomique. Si Galatasaray venait à vendre l'attaquant à la Juventus ou à tout autre club italien au cours de la première année de son contrat, il serait tenu de verser à Naples une pénalité de 70 millions d'euros. Ce montant ne passe à 50 millions d'euros qu'à partir de la deuxième année. Étant donné que le géant turc a déjà investi 75 millions d'euros dans le joueur et que Naples conserve une clause de revente future de 10 %, le coût total du retour d'Osimhen en Serie A relève actuellement du « rêve impossible » pour la plupart des bilans financiers italiens.
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Obstacles économiques et exigences salariales
Au-delà des frais de transfert et des pénalités spécifiques dues à Naples, le poids considérable des conditions personnelles d'Osimhen ajoute une autre couche de complexité. L'attaquant touche actuellement un salaire fixe de 15 millions d'euros, qui peut grimper jusqu'à 21 millions d'euros nets par an lorsque diverses primes sont déclenchées. Dans le contexte économique actuel du football italien, où les avantages du décret sur la croissance ne permettent plus de compenser la charge fiscale sur les importations étrangères, un tel salaire est pratiquement sans précédent et difficile à justifier.
Pour l'instant, les supporters de la Juventus doivent se contenter des « et si » et des hochements de tête respectueux échangés entre leur entraîneur et l'as nigérian. Si le respect mutuel entre Osimhen et Spalletti est indéniable, la forteresse juridique et financière érigée par De Laurentiis garantit que tout transfert reste une perspective lointaine. Alors que la poussière retombe sur la Ligue des champions, la clause « anti-Italie » rappelle avec force que si les joueurs et les entraîneurs peuvent partager des liens de dette et de gratitude, c'est généralement le business du football qui a le dernier mot.