Pour discréditer Erling Haaland, on a tout entendu : « C’est facile de marquer quand on joue à Manchester City… », « C’est facile de marquer contre les petites équipes », « Il ne fait pas la différence dans les grands matchs », et autres arguments destinés à minimiser les statistiques impressionnantes de l’attaquant norvégien. Certains ont même cru faire bonne figure en soulignant sa « mauvaise » performance en finale de la Ligue des champions contre l’Inter, une sortie que Christian Vieri, qui s’y connaît en matière de rôle d’avant-centre, avait très bien expliquée. Mais même cela ne convenait pas à tout le monde.
«Avec les défenses d’aujourd’hui, tous les attaquants sont bons.» Un autre refrain éculé qui resurgit dès que les statistiques d’Erling Haaland devraient plutôt imposer le silence. Pourtant, face aux défenses d’aujourd’hui, tous les attaquants ne trouvent pas aussi facilement le chemin des filets. L’évidence est là, mais elle dérange. Hier, Erling Haaland a mis en grande difficulté l’un des défenseurs centraux les plus cotés au monde, Gabriel, tout juste sacré champion d’Angleterre et finaliste de la Ligue des champions. Il a ridiculisé Alisson, dominé Marquinhos – l’un des défenseurs les plus titrés de l’histoire récente et capitaine du PSG, double vainqueur de la Ligue des champions – et a marqué de la tête puis d’une frappe puissante de l’extérieur de la surface. Il a aussi guidé son équipe, maintenant un pressing compact aux moments les plus délicats entre le premier et le deuxième but, avant d’apporter son aide en phase défensive.