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almeno credo haaland norvegiaGetty Images

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Haaland devient de plus en plus redoutable : il n’y a plus aucune excuse pour le sous-estimer

Erling Haaland est, fait établi, le meilleur avant-centre du monde. Le nier aujourd’hui – si tant est que quelqu’un ose encore le faire – relève d’une obstination idéologique typique du football, mais aussi d’une stratégie pour éviter d’admettre une erreur d’analyse.


Les commentateurs, dont le métier est de prendre position, peuvent certes se tromper ; mais quand les faits démentent aussi brutalement une analyse, s’obstiner à trouver des excuses plutôt que d’admettre son erreur n’est qu’une tentative désespérée de sauver la face. Spoiler : elle échoue presque toujours.

  • Pour discréditer Erling Haaland, on a tout entendu : « C’est facile de marquer quand on joue à Manchester City… », « C’est facile de marquer contre les petites équipes », « Il ne fait pas la différence dans les grands matchs », et autres arguments destinés à minimiser les statistiques impressionnantes de l’attaquant norvégien. Certains ont même cru faire bonne figure en soulignant sa « mauvaise » performance en finale de la Ligue des champions contre l’Inter, une sortie que Christian Vieri, qui s’y connaît en matière de rôle d’avant-centre, avait très bien expliquée. Mais même cela ne convenait pas à tout le monde.


    «Avec les défenses d’aujourd’hui, tous les attaquants sont bons.» Un autre refrain éculé qui resurgit dès que les statistiques d’Erling Haaland devraient plutôt imposer le silence. Pourtant, face aux défenses d’aujourd’hui, tous les attaquants ne trouvent pas aussi facilement le chemin des filets. L’évidence est là, mais elle dérange. Hier, Erling Haaland a mis en grande difficulté l’un des défenseurs centraux les plus cotés au monde, Gabriel, tout juste sacré champion d’Angleterre et finaliste de la Ligue des champions. Il a ridiculisé Alisson, dominé Marquinhos – l’un des défenseurs les plus titrés de l’histoire récente et capitaine du PSG, double vainqueur de la Ligue des champions – et a marqué de la tête puis d’une frappe puissante de l’extérieur de la surface. Il a aussi guidé son équipe, maintenant un pressing compact aux moments les plus délicats entre le premier et le deuxième but, avant d’apporter son aide en phase défensive.

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  • « Il ne travaille pas assez pour l'équipe, ce n'est qu'un avant-centre » : encore un refrain insupportable. Tout d'abord, c'est faux. Mais quoi qu'il en soit, nous avons peut-être oublié ce qu'on attend d'un numéro 9. À savoir marquer des buts, si possible décisifs. Or personne, aujourd’hui, ne convertit ses occasions comme Haaland. Face à ce constat, deux issues : reconnaître s’être trompé ou trouver une nouvelle excuse. Connaissant le caractère de l’attaquant norvégien, on peut parier qu’il balayera aussi celle-là.

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