Anfield, temple des retournements, a cette fois été le théâtre de son propre supplice. Manchester City, à un quart d'heure d'une défaite qui aurait signé l'arrêt de mort de son rêve de titre, a opéré un renversement aussi brutal que précieux (2-1) sur le fil du dimanche soir. Porté par la folie d'un final chaotique, City s'accroche à six points d'Arsenal.
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AFPSzoboszlai, la fausse bonne nouvelle
Pendant une heure, le scénario semblait écrit pour les Citizens, dominateurs mais stériles face à un Liverpool en retrait. La hiérarchie a volé en éclats en seconde période, où les Reds, transfigurés, ont pris le pouvoir. Et quand Dominik Szoboszlai, d'un coup franc enroulé et implacable (74e), a fait trembler les filets de Donnarumma, Anfield a cru tenir sa revanche. Le chef-d'œuvre du Hongrois, semblait sceller le sort d'un City à la peine.
AFPLe réveil dans le dernier quart d'heure
Menés, les hommes de Pep Guardiola ont dû puiser dans leurs dernières ressources. Alors que le temps filait, l'égalisation est née d'un réflexe, d'une pointe de chaos dans la surface. Sur un centre de Rayan Cherki détourné, Bernardo Silva a surgi pour pousser le ballon au fond (84e). Anfield, sidéré, a senti le vent tourner.
AFPHaaland, le sauveur aux pieds lourds
L'exploit était inachevé. Dans le temps additionnel, la sanction est tombée, implacable. Alisson, jusqu'alors solide, a failli sur sa sortie face à Jamie O'Reilly. Penalty. Erling Haaland, l'homme des grands soirs, n'a pas tremblé. D'une frappe pleine de sang-froid (90e+3), il a offert un avantage aussi cruel qu'inattendu pour les locaux.
Getty Images SportUn final sous tension et polémique
Les dernières minutes ont viré au chaos. Donnarumma a préservé l'avantage par deux arrêts réflexes sur Alexis Mac Allister. Puis, dans un ultime coup de théâtre, Rayan Cherki a cru offrir le 3-1, mais son but a été refusé après une longue consultation VAR pour une faute préalable de Szoboszlai sur Haaland. L'expulsion de l'auteur du premier but (90e+12) est venue noircir un tableau déjà désastreux pour Liverpool.
Au coup de sifflet final, le contraste était saisissant. D'un côté, l'effusion des joueurs de City, conscients d'avoir arraché un trésor. De l'autre, l'amertume des Reds, qui voient leur saison s'enfoncer un peu plus, à quatre points de la cinquième place. La Premier League, elle, retrouve tout son sel. La pression est désormais sur Arsenal.



