« Gianluca Prestianni n'est pas raciste » - Le président du Benfica dénonce la suspension « injuste » de l'ailier argentin après son altercation avec Vinicius Junior
Le président du Benfica, Rui Costa, a pris la défense de Gianluca Prestianni, qualifiant d'« injuste » la décision de l'UEFA de suspendre l'ailier pour le match de Ligue des champions contre le Real Madrid. Le jeune Argentin s'est retrouvé au centre d'une polémique après avoir été accusé d'avoir tenu des propos racistes à l'encontre de la star des Blancos, Vinicius Junior, lors d'un match aller très animé à l'Estadio da Luz. Malgré la gravité des accusations, le grand club portugais soutient fermement son joueur alors qu'il se prépare à un déplacement difficile au Bernabeu.
L'UEFA prend des mesures avant le match retour
La controverse trouve son origine dans un incident au cours duquel Prestianni s'est violemment disputé avec Vinicius Jr peu après que le Brésilien ait ouvert le score à Lisbonne lors du match aller des barrages de la Ligue des champions la semaine dernière. Alors que l'UEFA a ouvert une enquête et prononcé une suspension provisoire d'un match, Costa insiste sur le fait que le caractère du joueur est injustement dénigré avant que tous les faits ne soient établis. S'adressant à la presse, l'ancien meneur de jeu de l'AC Milan a clairement indiqué que le club continuait à soutenir pleinement le joueur de 20 ans.
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AFP
Costa garantit que Prestianni n'est « pas raciste ».
S'adressant aux médias à l'aéroport avant le départ de l'équipe pour l'Espagne, Costa a exprimé sa frustration quant au moment choisi et à la nature de la sanction disciplinaire. « Je n'étais pas sur le terrain pour savoir ce qui a été dit ou non ; dans une situation comme celle-là, beaucoup de choses peuvent être dites. Nous croyons la parole de notre joueur, qui est qualifié de raciste, mais il est tout sauf raciste », a-t-il déclaré.
« Nous avons toujours défendu le joueur, nous l'avons toujours tenu informé de tout ce que nous faisions, et je ne m'exprime que maintenant parce qu'une décision a été prise, même si elle n'est pas définitive et même si elle est injuste, de notre point de vue. Il n'était pas justifié que le président s'exprime avant que la procédure ne soit terminée. Au final, il n'y a pas eu de condamnation, seulement une suspension, mais il était inutile de parler d'une affaire qui était encore en cours. »
Benfica pointe du doigt « l'agressivité » de Fede Valverde
Tout en défendant son propre joueur, Costa a également dénoncé ce qu'il considère comme un double standard concernant le comportement des joueurs du Real Madrid. Plus précisément, le dirigeant du Benfica a mis en avant un incident impliquant Federico Valverde et Samuel Dahl, au cours duquel l'Uruguayen aurait donné un coup de poing pour se libérer du marquage serré du Suédois. Malgré les plaintes du Benfica auprès de l'UEFA, Valverde a échappé à toute sanction et devrait participer au match retour, une décision qui a clairement déplu à la direction du club de Lisbonne.
Costa s'est empressé de préciser qu'il n'utilisait pas l'incident Valverde comme une distraction, mais plutôt comme un argument en faveur de l'équité sportive, déclarant : « Une chose n'élimine pas l'autre et nous ne voulons pas utiliser l'autre cas pour annuler la situation de Prestianni, mais nous ne pouvons pas oublier ce qui s'est passé lors du match à domicile. Il y a une agression manifeste de la part de Valverde, qui devrait être exclu de ce match. »
(C)Getty Images
Une conviction inébranlable malgré l'absence de Mourinho
La tâche qui attend Benfica est colossale, d'autant plus que José Mourinho, suspendu, ne sera pas sur le banc. L'ancien entraîneur du Real Madrid a reçu un carton rouge lors du match aller et devra suivre la rencontre depuis les tribunes alors que son équipe tentera de renverser un déficit cumulé de 1-0 contre l'un de ses anciens clubs. Costa reste toutefois confiant, rappelant à tous que son équipe a déjà battu le géant espagnol une fois cette saison lors de la phase de championnat de la compétition.
« Inutile de souligner le degré de difficulté de ce match. Renverser le résultat au Bernabéu est très difficile, mais notre ambition et notre conviction sont inébranlables. Nous y avons déjà goûté cette année. Jouons ce match avec toutes nos armes, en espérant pouvoir faire notre travail », a-t-il conclu.