Le premier trophée de la saison en Espagne revient donc au Barça. En pleine dynamique depuis plusieurs semaines, le club catalan a confirmé sa montée en puissance en s’adjugeant la Supercoupe d’Espagne, disputée en Arabie saoudite. La finale remportée face au Real Madrid ne s’est toutefois pas dessinée sans difficulté. Opposés à des Merengue accrocheurs et résilients, les Blaugrana ont dû puiser profondément dans leurs ressources pour aller au bout.
Getty Images SportFC Barcelone – Real Madrid (3-2) : le Barça s’adjuge la Supercoupe au terme d’un Clasico fou
AFPRaphinha s’est chargé de tout
Raphinha a endossé le costume de héros en se montrant décisif à deux reprises. Le Brésilien avait d’abord ouvert le score à la 36e minute, profitant d’un ballon perdu par les Madrilènes dans l’entrejeu. D’une frappe soudaine glissée entre les jambes d’Aurélien Tchouaméni, il lançait idéalement les siens. L’ancien Rennais a récidivé à la 73e minute, cette fois pour inscrire le but décisif. Aidé par une déviation malheureuse de Raúl Asencio, il a concrétisé la bonne seconde période barcelonaise. Une réussite qui récompensait l’audace catalane.
Getty Images SportLe Real n’a pas démérité
Vainqueur du Barça en championnat en octobre dernier (2-1), le Real a longtemps cherché à contester la supériorité de son ennemi juré. Jusqu’à la pause, il y est même plutôt bien parvenu. Avant l’ouverture du score, les Madrilènes se montraient plus tranchants et auraient pu être récompensés sans la vigilance de Joan García (19e). À défaut de faire la différence dans le jeu, les Merengue ont su répondre par leur capacité de réaction. Juste avant la mi-temps, ils ont frappé à deux reprises. Vinícius égalisait à la 45e+2e minute, après un numéro individuel au cours duquel il prenait le dessus sur Jules Koundé. Puis, alors que Robert Lewandowski venait tout juste de redonner l’avantage au Barça, le jeune Gonzalo García trouvait la faille à son tour, à la suite d’un ballon renvoyé par la transversale et repris en déséquilibre.
Getty Images SportMbappé n’a rien pu faire
Pour espérer décrocher un premier trophée depuis un an, le Real aurait dû proposer une seconde période du même niveau que la première. Or, les hommes de Xabi Alonso sont apparus à court d’idées et d’énergie. Il y eut bien une nouvelle tentative de Vinícius (52e), encore repoussée par Joan García, mais elle constitua l’unique alerte réelle après la pause. L’entrée en jeu de Kylian Mbappé, peu après le second but de Raphinha, n’a pas davantage changé la physionomie de la rencontre. Visiblement diminué physiquement, l’attaquant français n’a jamais réussi à peser sur les débats. La seule fois où on l'a vraiment vu au coeur de l'action c'était à la 91e minute, lorsque Frenkie de Jong a été exclu pour une faute sur lui.
AFPAu final, cette Supercoupe a logiquement souri au FC Barcelone. L’équipe de Hansi Flick confirme qu’elle reste la référence du football espagnol et qu’il faudra un adversaire particulièrement solide pour la détrôner. Vainqueurs d’un triplé national la saison passée, Lamine Yamal et ses partenaires semblent armés pour viser de nouveau très haut. Le Real Madrid, de son côté, peut nourrir à la fois des regrets et des motifs d’espoir, tant cette finale aurait pu basculer dans un autre contexte. Mais les hypothèses ne font pas un palmarès. Et ce revers n’allège pas la pression autour de Xabi Alonso. Revenu bredouille du Golfe, le technicien basque voit sa situation fragilisée un peu plus, offrant à sa direction un argument supplémentaire pour s’interroger sur la suite.



