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Winners and losers of the weekend GFXGOAL

Dembélé en mode Ballon d’Or, Slot dos au mur à Anfield et Luis Díaz tourbillonnant : les gagnants et perdants du week-end européen

En France, le Paris Saint-Germain a marqué les esprits en surclassant Marseille lors du Classique, reprenant la tête de la Ligue 1 devant Lens, révélation inattendue de la saison. En Espagne, pas de bouleversement majeur : le FC Barcelone et le Real Madrid ont tous deux assuré l’essentiel, laissant les Blaugrana conserver une courte avance d’un point en tête de la Liga.

En Italie, l’Inter confirme sa montée en puissance. Longtemps irréguliers, les Nerazzurri semblent avoir trouvé leur rythme, comme en témoigne leur large succès contre Sassuolo (5-0), qui leur permet de compter huit points d’avance en Serie A, même si l’AC Milan garde un match en retard.

Enfin, en Allemagne, le Bayern Munich a dissipé les doutes nés de ses récents accrocs en Bundesliga en infligeant une lourde défaite à Hoffenheim, reprenant ainsi six points d’avance sur le Borussia Dortmund.

Alors, qui sont les grands gagnants et les vrais perdants de ce week-end chargé à travers l’Europe ? GOAL fait le tri.

  • GAGNANT : Viktor Gyökeres

    Le but inscrit contre Chelsea en Coupe de la Ligue devait beaucoup à une erreur de Robert Sánchez, mais il a peut-être marqué un tournant. Depuis, Viktor Gyökeres a clairement changé de dynamique à Arsenal.

    Encore discret dans le jeu collectif, le Suédois commence en revanche à assumer un rôle très clair : peu de ballons, beaucoup d’efficacité. Depuis le 1er janvier, aucun joueur de Premier League n’a marqué plus que lui (six buts), un chiffre qui tranche avec les doutes entourant son arrivée estivale à 55 millions de livres.

    Entré en jeu samedi contre Sunderland, il a frappé deux fois, confirmant ce regain de confiance. Mikel Arteta insiste d’ailleurs sur sa stabilité mentale et son exigence personnelle, deux qualités précieuses dans un contexte aussi concurrentiel.

    La lutte pour une place de titulaire reste réelle, d’autant que Kai Havertz affiche un excellent niveau depuis son retour. Mais Gyökeres a déjà changé le regard porté sur lui. En quelques semaines, il est passé du symbole d’un recrutement raté à une option crédible, voire précieuse, dans la course aux trophées d’Arsenal.

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  • Liverpool v Manchester City - Premier LeagueGetty Images Sport

    PERDANT : les espoirs de top 5 de Liverpool

    À six minutes de la fin, Anfield croyait enfin tenir un match référence face à Manchester City. Puis tout s’est écroulé. Un centre dévié, une remise de Haaland, l’égalisation de Bernardo Silva… avant l’erreur fatale d’Alisson dans le temps additionnel, offrant le penalty de la victoire aux Citizens.

    Cette défaite n’a rien d’un accident isolé. Liverpool avait déjà quitté la course au titre depuis novembre, et se retrouve désormais en réel danger dans la lutte pour le top 5. Le scénario est tristement familier : fébrilité en fin de match, manque de maîtrise, effondrement mental. Le penalty de Haaland est déjà le quatrième but décisif encaissé par les Reds dans le temps additionnel cette saison, un chiffre alarmant alors qu’il reste encore 13 journées.

    Arne Slot a tenté de défendre la prestation de ses joueurs, tout en pointant certaines décisions arbitrales. Mais le fond du problème est ailleurs. Liverpool n’a gagné qu’un seul de ses sept derniers matches, et cette fragilité chronique commence sérieusement à user les supporters.

    Si les Reds ne parviennent pas à s’imposer à Sunderland mercredi, et qu’ils laissent encore filer du terrain sur Chelsea et Manchester United, la pression autour de Slot pourrait rapidement devenir intenable. À Anfield, la saison est peut-être en train de basculer.

  • FBL-ENG-LCUP-MAN CITY-NEWCASTLEAFP

    PERDANT : Eddie Howe

    Après la défaite aussi inattendue que préoccupante contre Brentford (3-2), Kieran Trippier a refusé d’ouvrir le débat sur l’avenir de Eddie Howe, renvoyant la responsabilité uniquement aux joueurs. Un discours classique. Et rarement décisif.

    Alan Shearer, lui, a élargi le diagnostic. Selon la légende de Newcastle United, Howe paie surtout un mercato estival raté, marqué par un contexte chaotique et des recrues qui n’ont pas répondu aux attentes. Hormis Malick Thiaw, les investissements lourds consentis pour Elanga, Ramsey, Woltemade ou Wissa n’ont pas encore produit d’effet tangible. Beaucoup d’argent, peu d’impact.

    Mais Trippier comme Shearer le savent : dans le football moderne, la responsabilité finit toujours par retomber sur l’entraîneur. Newcastle est désormais 12e, loin des standards affichés ces deux dernières saisons, et une absence de qualification pour la Ligue des champions aurait des conséquences immédiates.

    Howe en est conscient. Très conscient même. Après le match, il a tenu un discours rare de lucidité, admettant qu’il devait « faire plus », « trouver des solutions » et assumer pleinement ce que l’équipe montre sur le terrain. Le problème, c’est le temps. Il commence à manquer.

    Un nouveau revers mardi, sur la pelouse de Tottenham Hotspur, accentuerait encore la pression. Et à Newcastle, l’histoire récente montre que la patience n’est jamais infinie.

  • TOPSHOT-FBL-ESP-LIGA-BARCELONA-MALLORCAAFP

    GAGNANT : La Masia

    Il y a quelques mercatos déjà, l’idée paraissait presque évidente : plutôt que de dilapider des ressources financières inexistantes, le FC Barcelone aurait tout intérêt à s’appuyer davantage sur La Masia lorsque l’effectif vient à manquer. Une stratégie de bon sens, tant les difficultés récurrentes d’inscription des joueurs en Liga ont écorné l’image d’un club autrefois modèle.

    Sans surprise, Joan Laporta n’a jamais réellement embrassé cette voie. Mais les faits restent têtus : l’académie continue de produire à un rythme impressionnant.

    Évidemment, Lamine Yamal reste l’étendard. À seulement 18 ans, l’ailier a inscrit son 15e but toutes compétitions confondues lors du succès 3-0 contre Majorque, un total tout simplement déraisonnable à cet âge. Mais il n’a pas été le seul à briller.

    Dans ce même match, Marc Bernal (18 ans) est sorti du banc pour remplacer Dani Olmo avant de marquer son tout premier but avec un sang-froid remarquable. Quelques minutes plus tard, Tomás Marqués (19 ans) faisait à son tour ses débuts en équipe première.

    Après la rencontre, Hansi Flick n’a pas caché son enthousiasme, soulignant la communion du banc sur le but de Bernal et la force des liens entre ces joueurs formés ensemble. Une alchimie rare, et précieuse.

    Le Barça a peut-être changé, parfois perdu de sa superbe, mais une chose demeure intacte : sa capacité à façonner des footballeurs de très haut niveau. Et tant que La Masia reste aussi fertile, le club conserve un socle sur lequel reconstruire.

  • Ruben Amorim Kobbie Mainoo Manchester United 2026Getty/GOAL

    PERDANT : Ruben Amorim

    Sans son départ à la charnière de l’hiver, Kobbie Mainoo aurait très probablement quitté Manchester United en janvier. Le milieu formé au club n’avait débuté aucun match de Premier League lors de la première moitié de saison et envisageait sérieusement un départ pour retrouver du temps de jeu, avec en ligne de mire un retour en sélection avant la Coupe du monde.

    Le limogeage de Ruben Amorim a tout changé. Depuis, Mainoo a disputé l’intégralité des quatre derniers matches des Red Devils, tous remportés, et il a retrouvé ce statut de joyau précoce qui lui avait ouvert les portes de l’Angleterre à l’Euro 2024.

    Une excellente nouvelle pour le joueur et pour United, mais un constat accablant pour Amorim. Après la victoire 2-0 contre Tottenham, Ian Wright n’a pas mâché ses mots, évoquant une situation « embarrassante » pour l’ancien coach portugais, qui a failli pousser un pur produit du centre de formation vers la sortie.

    Et Mainoo n’est pas un cas isolé. Depuis l’arrivée de Michael Carrick, l’ensemble du collectif s’est métamorphosé. Sans révolution tactique majeure, l’intérimaire a surtout simplifié le jeu, abandonné le 3-4-3 cher à Amorim et replacé les joueurs à des postes plus naturels.

    Reste à savoir si cela suffira à offrir à Carrick un avenir durable sur le banc. Une chose, en revanche, paraît déjà acquise : l’image laissée par Amorim à Manchester a sérieusement compromis ses chances de retravailler un jour en Angleterre.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    GAGNANT : Ousmane Dembélé

    Il y avait quelque chose de presque cruel à voir Ousmane Dembélé remporter le Ballon d’Or tout en étant freiné par des pépins physiques. À la fin de l’année, la crainte était réelle : ses soucis récurrents allaient-ils l’empêcher de défendre son statut de meilleur joueur du monde ?

    Le début de 2026 a dissipé ces doutes. L’ailier parisien a retrouvé une explosivité qui rappelle ses meilleures périodes. Son doublé lors du large succès 5-0 face à Olympique de Marseille porte sa série à cinq buts en cinq matches de Ligue 1. Sa frappe en finesse contre LOSC Lille avait déjà marqué les esprits, mais son deuxième but face à l’OM, après avoir débordé Leonardo Balerdi et Facundo Medina avant d’envoyer le ballon sous la barre, a résumé un Dembélé en pleine confiance.

    « Un but incroyable », a simplement résumé Luis Enrique, au terme de la prestation la plus aboutie de la saison pour Paris Saint-Germain. Un message clair envoyé à la concurrence, en France comme en Europe. Le capitaine Marquinhos a insisté sur la dynamique collective : « On progresse physiquement, tactiquement et mentalement. Ce match était une démonstration de notre intensité et de notre cohésion. »

    Avec un Dembélé enfin libéré et décisif, le PSG retrouve un visage conquérant. Et, dans ces conditions, le champ des possibles redevient immense.

  • FBL-FRA-LIGUE1-NANTES-LYONAFP

    PERDANT : Endrick

    Sans surprise, Paulo Fonseca a pris la défense d’Endrick après l’expulsion du jeune attaquant lors de la victoire 1-0 de Olympique Lyonnais à FC Nantes. Le geste n’avait rien de particulièrement violent : un coup de pied d’agacement, presque anodin, dans un duel près de la ligne de touche face à Dehmaine Tabibou.

    Là où le discours de Fonseca a davantage interrogé, c’est lorsqu’il a évoqué un acharnement supposé des adversaires contre Endrick. « C’est le troisième match où il subit beaucoup d’agressivité », a-t-il estimé, appelant les arbitres à mieux protéger un joueur de ce talent.

    L’argument peut s’entendre sur le principe, mais il masque une réalité plus simple : Lyon s’en sort bien. En pleine course à la Ligue des champions, l’OL a frôlé la sanction sportive d’un geste inutile, alors que le score était acquis. Cette sixième victoire consécutive permet aux Lyonnais de terminer le week-end à la troisième place, avec trois points d’avance sur Olympique de Marseille, mais l’expulsion aurait pu tout remettre en cause.

    À ce stade de sa carrière, Endrick doit intégrer une évidence : son statut attire l’attention, parfois excessive, des défenseurs. Apprendre à gérer cette pression fait partie du passage vers le très haut niveau. D’autant plus qu’une suspension tombe mal pour un joueur qui cherche à se faire une place dans la sélection du Brésil à quelques mois de la Coupe du monde.

  • FBL-ITA-SERIE A-GENOA-NAPOLIAFP

    GAGNANT : Naples

    Quand Scott McTominay a quitté le terrain en boitant samedi à Gênes, Antonio Conte s’est tourné vers son banc, dépité, en lâchant : « Je vais finir par entrer moi-même… » La boutade en disait long sur l’état des lieux.

    Le champion d’Italie en titre est touché de plein fouet par une crise de blessures préoccupante. À Stadio Luigi Ferraris, Naples devait déjà composer sans Giovanni Di Lorenzo, David Neres, Kevin De Bruyne, André-Frank Zambo Anguissa et Billy Gilmour, tandis que Matteo Politano et Vanja Milinković-Savić débutaient sur le banc, à court de forme.

    Et comme si cela ne suffisait pas, Conte a vu McTominay – buteur et véritable moteur de l’équipe – puis Alessandro Buongiorno quitter prématurément la pelouse. Réduits à dix après l’expulsion de Juan Jesus, les Napolitains semblaient au bord de la rupture.

    C’est pourtant là que Naples a montré ce qu’il avait dans le ventre. Un penalty de Rasmus Højlund à la 95e minute a scellé un succès renversant (3-2), arraché à l’énergie et à la solidarité.

    « On n’a jamais cessé d’y croire », a insisté Conte sur DAZN. « Chaque semaine amène un nouvel obstacle. Sans Di Lorenzo, je voulais voir la réaction du groupe. Et j’ai vu une équipe forte, portée par le cœur. »

    Dans une saison semée d’embûches, Naples continue d’avancer à l’instinct et au caractère. Un signal fort, malgré les corps qui lâchent.

  • SPORTEL Monaco 2025 - Global Sports Media & Technology Convention - Day TwoGetty Images Entertainment

    PERDANT : La Liga

    La scène a fait tache. Le duel capital pour le maintien entre Rayo Vallecano et Real Oviedo a été suspendu… à quatre heures du coup d’envoi, la pelouse du Campo de Fútbol de Vallecas ayant été jugée impraticable en raison des conditions météo.

    Sur le fond, Oviedo a d’abord affiché une certaine compréhension envers la situation de Rayo, en conflit ouvert depuis des années avec son président Raúl Martín Presa au sujet de l’état du terrain et des infrastructures d’entraînement. Mais très vite, le ton a changé. Bon dernier de Liga, à six points de son adversaire direct pour le maintien, Oviedo a officiellement demandé à la RFEF que le match lui soit attribué sur tapis vert, estimant que les protocoles n’ont pas été respectés.

    « Nous allons nous battre pour ces trois points, non pas par goût du gain administratif, mais parce que nous avons le sentiment d’être traités injustement », a expliqué le président Martín Peláez sur Cadena SER, dénonçant une accumulation de décisions litigieuses depuis le début de saison. Un discours révélateur du climat de défiance qui entoure déjà une Liga sous tension.

    À ce stade, personne ne sait quand – ni comment – le dossier sera tranché. Mais une chose est sûre : ce feuilleton administratif tombe au pire moment pour le football espagnol. L’affaire a même poussé Santi Cazorla à sortir du silence, l’ancien d’Arsenal lâchant sur X une sentence lourde de sens :

    « La réalité, c’est que La Liga a des années-lumière de retard sur la Premier League, à tous les niveaux. »

    Entre terrains défaillants, règlements contestés et décisions floues, l’image du championnat en ressort un peu plus écornée.

  • FC Bayern München v TSG Hoffenheim - BundesligaGetty Images Sport

    GAGNANT : Luis Diaz

    Le contraste était saisissant. Quelques minutes après la sortie discrète de Cody Gakpo lors de la défaite de Liverpool face à Manchester City, Luis Díaz inscrivait un triplé avec le Bayern Munich lors de la démonstration 5-1 contre Hoffenheim.

    Certes, le contexte n’était pas le même, et en Allemagne on souligne que Díaz, après trois saisons et demie dans l’intensité permanente de la Premier League, profite aujourd’hui de davantage de temps et d’espace en Bundesliga. Mais l’essentiel est ailleurs : le Colombien performe à un niveau exceptionnel. Déjà décisif lors du titre de Liverpool avec 13 buts en 36 matches, il a égalé ce total… en seulement 20 apparitions sous le maillot bavarois. Et ce triplé, inscrit pour à peine 1,07 xG, en dit long sur son efficacité.

    Le patron du Bayern, Jan-Christian Dreesen, n’a pas hésité à parler d’un joueur « tourbillon », laissant derrière lui des défenses désorientées. Max Eberl, directeur sportif, a résumé sans détour : « Luis a fait la différence. Il joue toujours avec intensité, il provoque, il élimine. »

    À Munich, on savoure. À Liverpool, en revanche, le sentiment dominant ressemble de plus en plus à un regret.

  • PERDANT : Cristian Romero

    La frustration de Cristian Romero à Tottenham est compréhensible. Avant le nul 2-2 face à Manchester City, le défenseur central avait admis ne « pas se sentir bien », mais s’être senti obligé de jouer en tant que capitaine, Thomas Frank n’ayant, selon lui, « que 11 joueurs disponibles ». Une situation qu’il a qualifiée de « scandaleuse », visant clairement la gestion du club.

    Mais cette colère n’excuse en rien ce qui a suivi. Samedi, lors de la défaite 2-0 à Manchester United, Romero a une nouvelle fois perdu le contrôle. Après seulement 28 minutes, l’Argentin a été expulsé pour une intervention totalement disproportionnée sur Casemiro, condamnant quasiment Tottenham sur-le-champ.

    Le coût est lourd. Il s’agit de son deuxième carton rouge de la saison, synonyme de quatre matches de suspension, face à Newcastle, Arsenal, Fulham et Crystal Palace. Un véritable cauchemar pour une équipe déjà en difficulté.

    Dès lors, la patience s’épuise. Capitaine, Romero est censé incarner la maîtrise et l’exemplarité. Or, à force de gestes incontrôlés, il transforme une situation compliquée en crise ouverte. Plus qu’un leader, il devient un risque permanent pour son équipe. 

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