Mohamed Brahimi CSKA SofiaCSKA Sofia

Découverte : Mohamed Brahimi, l'Algérien qui monte en Bulgarie

Il existe des trajectoires linéaires, tracées dans le confort des centres de formation, et d'autres, plus sinueuses, forgées à la sueur du front. Celle de Mohamed Brahimi appartient définitivement à la seconde catégorie. Né à Saint-Étienne, ce joueur de 27 ans n'a pas connu les structures d'élite françaises. C'est dans le football amateur, des Hauts Lyonnais à Vaulx-en-Velin, qu'il a fait ses armes avant de tenter l'aventure de l'expatriation. De la deuxième division bulgare à la Premier League russe avec le Fakel Voronej, il a gravi les échelons un à un. Aujourd'hui, son labeur paye : il est titulaire au CSKA Sofia, l'un des trois plus grands clubs de Bulgarie.

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    Un piston polyvalent au profil moderne

    Si son parcours force le respect, c'est son profil sur le terrain qui interpelle. Capable d'évoluer sur tout le front de l'attaque ou dans un rôle de piston, Brahimi séduit par son volume de jeu. Son entourage décrit un bourreau de travail, conscient que sa carrière ne tient qu'à son abnégation. Cette saison, bien que souvent aligné comme ailier, il conserve les réflexes d'un joueur habitué à défendre fort sur son couloir, une polyvalence qui pourrait s'avérer précieuse pour n'importe quel sélectionneur. S'il doit encore perfectionner sa finition pour gonfler ses statistiques, sa capacité à répéter les efforts est son atout majeur.

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    L'ambition assumée de rejoindre les Verts

    Le choix de signer au CSKA Sofia cet été ne doit rien au hasard. En rejoignant une écurie qui joue les premiers rôles dans cette ligue et vise l'Europe, Mohamed Brahimi affiche clairement la couleur : il veut se donner les moyens d'être visible. Son objectif ultime reste de porter le maillot de l'Algérie. À 27 ans, il sait que le temps presse, mais sa maturité et son expérience des championnats rugueux de l'Est en font un candidat crédible pour élargir le vivier de Vladimir Petkovic. Les débuts ont été complexes avec des changements de coachs, mais il a su s'imposer dans le onze type, prouvant sa force mentale.

  • Sur les traces de Raïs M'Bolhi ?

    L'histoire serait belle et le clin d'œil savoureux. Il y a seize ans, un certain Raïs M'Bolhi se révélait au monde sous les couleurs du CSKA Sofia avant de devenir le gardien légendaire de l'Algérie lors du Mondial 2010. Brahimi espère sans doute que le club bulgare servira, pour lui aussi, de tremplin vers El Khedra. De manière plus anecdotique, il pourrait devenir le troisième joueur portant ce patronyme à défendre les couleurs nationales récemment, après l'incontournable Yacine Brahimi et l'ancien Niçois Billal Brahimi. Jamais deux sans trois ?

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    Un œil nécessaire sur l'Europe de l'Est

    Alors que la sélection algérienne est en perpétuelle quête de renforts fiables, négliger les championnats dits "exotiques" serait une erreur. Mohamed Brahimi n'est peut-être pas la star la plus glamour du moment, mais son profil de guerrier, sa polyvalence tactique et sa faim de réussite méritent que le staff technique des Fennecs s'y attarde. Dans une équipe nationale où les places sont chères, ce "joueur venu de nulle part" pourrait bien être la bonne surprise que personne n'attendait.

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