Il fut un temps où Pep Guardiola occupait le terrain moral, laissant les joutes verbales et la paranoïa arbitrale à son ennemi juré, José Mourinho. Ce temps est révolu. Samedi, après avoir battu les Wolves, le Catalan a choisi d'attaquer Farai Hallam, un arbitre faisant ses débuts en Premier League, coupable d'avoir maintenu sa décision (pas de penalty) malgré l'appel du VAR.
Guardiola a insinué que l'arbitre cherchait la gloire et que son équipe devait se battre contre des forces invisibles, malgré "neuf ans et six Premier Leagues". Cette rhétorique du "seul contre tous" est une vieille ficelle du Mourinhisme. Brandir six doigts aux fans de Liverpool pour rappeler ses titres, harceler les officiels dans les couloirs (comme l'a raconté l'ex-arbitre Graham Scott), et crier au complot après une victoire : Guardiola emprunte désormais le manuel de mesquinerie du "Special One", la classe en moins.



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